Le Syndicat des Métallos rencontre Tom Albanese

Peu de réponses, mais plusieurs appuis

Le chef de direction de Rio Tinto Alcan,... (Photo Presse Canadienne)

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Le chef de direction de Rio Tinto Alcan, Tom Albanese

Photo Presse Canadienne

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(ALMA) Les réponses des dirigeants de Rio Tinto ne sont pas plus claires et aucun échéancier n'a été fixé pour régler le conflit à l'Usine Alma, mais le Syndicat des Métallos s'est aperçu que l'appui à leur cause n'est pas seulement régional ou provincial, mais international.

Au cours des derniers jours, Alexandre Fréchette, représentant du Centre de coulée, membre du comité de négociation et du comité exécutif du syndicat et Dominic Lemieux se sont rendus à Brisbane, en Australie avec deux objectifs en tête. Discuter avec leurs dirigeants syndicaux des usines de Rio Tinto et participer à l'assemblée des actionnaires de la multinationale.

Les quelque 800 travailleurs de l'usine almatoise se trouvent en lock-out depuis le 1er janvier. Les dernières rencontres de négociation n'ont rien donné et aucune autre date n'a été fixée dans le but de les reprendre.

«Ce fut un voyage excessivement rapide. Mais cela a valu la peine. Nous revenons avec de bonnes retombées. Nous avons eu une très bonne visibilité. Nous avons rencontré quelques-uns des plus importants syndicats de l'Australie (débardeurs et mines), que ce soit avec Rio Tinto ou d'autres multinationales comme BHP Billiton et ArcelorMittal.

«Les gens ont pu en apprendre plus sur ce qui se passe à Alma, connaître les enjeux réels de ce conflit et se rendre compte que ce qui se passe à Alma se voit aussi ailleurs. Les dirigeants ne nous haïssent pas, ils ne font pas de messes noires sur notre dos. Tout ça, c'est simplement la recherche de meilleurs profits pour vendre des actions. C'est tout ce qui compte. C'est la machine à saucisses infernale et ça amène à couper partout, sans penser aux impacts dans les communautés», indique Alexandre Fréchette, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

Deux questions

Les deux représentants des syndicats de l'Usine Alma ont pu assister à l'assemblée annuelle des actionnaires de Rio Tinto, à Brisbane. Et ils ont pu poser des questions au grand patron de l'entreprise, Tom Albanese.

«J'ai essayé d'en savoir davantage sur la durée du lock-out (rumeurs en provenance de l'usine) et voir si les offres finales pouvaient être rediscutées, essayer de savoir si les décisions venaient d'en haut. J'ai eu droit à des réponses de politiciens. Ce n'était pas facile à comprendre.

«Mon collègue Dominic Lemieux est revenu à la charge sur les enjeux et M. Albanese nous a finalement référés à Jacynthe Côté (présidente et chef de direction de Rio Tinto Alcan). Nous n'en savons donc pas plus», ajoute M. Fréchette.

Les porte-parole de l'Usine Alma ont aussi donné leur appui à la campagne sur les médailles olympiques. Les syndicats tentent d'amener les dirigeants des Jeux olympiques de Londres à changer de fournisseur. RTA fournit les médailles.

«Nous voulons mettre de la pression sur la compagnie et le comité organisateur, car les JO misent sur le fairplay. Nous croyons que cette valeur ne correspond pas à la décision de la multinationale de décréter un lock-out à Alma», conclut Alexandre Fréchette.

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