«Nous sommes loin des enjeux du conflit...» -Claudine Gagnon

Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto Alcan au... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) «Encore une fois, nous sommes loin des enjeux du conflit à Alma. Jamais il n'a été question du renouvellement de la convention collective pour les quatre prochaines années. Rio Tinto Alcan était prête à la renouveler.»

Claudine Gagnon, porte-parole de RTA au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a écouté l'entrevue accordée par le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma (STAA, local 9490 des Métallos) à l'émission Tout le monde en parle à Radio-Canada.

Les dirigeants de la multinationale estiment que plusieurs débats sont menés dans ce dossier. Il a été question de la sous-traitance, du plancher d'emplois et de la vente d'énergie à Hydro-Québec.

«On est vraiment loin du renouvellement de la convention collective. Il y a toutes sortes de débats autour, plusieurs faussetés sont véhiculées. Une convention collective nous permet de gérer le quotidien d'une usine et nous n'en entendons plus parler.

«Jacynthe Côté (chef de la direction de RTA) l'a dit à Montréal que la compagnie voulait renouveler la convention collective. Nous n'avions aucune demande à faire. Nous l'aurions renouvelé sans problème. Mme Côté a dit que le conflit fait mal à tout le monde. Ce n'est pas payant pour personne. Les communautés où nous sommes, nos employés, tout le monde est touché par ce conflit. C'est que nous avons eu des demandes déraisonnables auxquelles nous ne pouvions acquiescer. Personne ne fait d'argent avec le conflit», précise Mme Gagnon.

Quant au fait que le message syndical soit livré à l'ensemble du Québec, la porte-parole de RTA spécifie que le conflit se passe dans la région.

«L'usine est à Alma et nos employés sont au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tous les enjeux qui sont autour, comme l'utilisation des ressources naturelles, ça ne se réglera pas avec la convention collective.

«On est passé au-delà des enjeux de l'Usine d'Alma. Nous respectons nos ententes contractuelles et nous les respectons. Et en temps normal, c'est nous autres qui achetons de l'énergie et qui faisons des chèques à Hydro-Québec», de dire Claudine Gagnon.

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