Il s'agissait d'un premier face à face entre les deux parties depuis le déclenchement du lock-out à l'aluminerie d'Alma, le 1er janvier dernier.
Une douzaine d'officiers syndicaux, dont le président Marc Maltais, et six représentants de la partie patronale ont accepté l'invitation du médiateur Poirier, qui était quant à lui accompagné de son confrère Jean Nolin.
La rencontre a duré environ une heure, dans une salle du Complexe Jacques-Gagnon d'Alma. Les parties se sont ensuite retranchées chacune de leur côté afin de faire le point sur la situation.
Au cours d'un bref entretien, Marc Maltais a expliqué qu'il ne fera aucun commentaire pour l'instant. Il en a été de même pour la direction de RTA.
Rencontré à sa sortie de la salle, peu avant 19 h, le médiateur Jean Poirier a confirmé qu'une seconde rencontre est prévue mardi.
À l'instar de l'une et l'autre des deux parties, il a toutefois refusé de révéler l'essence des discussions. « Nous avons tous convenu de ne pas parler «, a-t-il exprimé.
Bon signe
En soirée, alors qu'il présidait la séance régulière de son conseil municipal, le maire d'Alma, Marc Asselin, a réitéré sa confiance à l'égard du médiateur et du processus de rapprochement qui s'est amorcé plus tôt.
Selon le maire Asselin, le pacte du silence observé par les deux parties témoigne du sérieux qu'ils accordent à la démarche.
« À mon avis, c'est bon signe. J'aime que les parties demeurent discrètes. Ça veut dire que c'est sérieux derrière la porte «, a-t-il analysé.
Marc Asselin croit par ailleurs que le travail politique qui a été effectué depuis le début du conflit n'est pas étranger à la décision du médiateur de convoquer le syndicat des Métallos et RTA. Le maire d'Alma a en effet obtenu l'appui de l'ensemble de ses pairs du Saguenay-Lac-Saint-Jean lorsqu'il a demandé l'intervention du premier ministre Jean Charest.