Le juge devra trancher

Luc Beaulieu, l'avocat de Rio Tinto Alcan...

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Luc Beaulieu, l'avocat de Rio Tinto Alcan

Patricia Rainville
Le Quotidien

(ALMA) L'expulsion des travailleurs syndiqués de l'aluminerie d'Alma, le 31 décembre dernier à 1h du matin, était-elle un lock-out illégal déguisé? Voilà une question à laquelle devra répondre le juge de la Commission des relations de travail (CRT), Jacques Daigle.

Les parties patronale et syndicale étaient en conférence préparatoire, hier, au palais de justice d'Alma, après que le Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma ait porté plainte à la CRT. Le syndicat reproche à la direction d'avoir décrété un lock-out illégal 23 heures avant l'échéance de la convention collective.

Le 31 décembre 2011, à 1h du matin, les syndiqués au travail sont escortés vers la sortie par des agents de sécurité embauchés par la direction de l'aluminerie. Une expulsion que les travailleurs ont jugé sauvage.

Depuis cette action, la direction n'a cessé de répéter que ce geste n'avait rien d'un lock-out, puisque les travailleurs avaient été rémunérés et qu'elle avait agi pour la sécurité des cadres et des travailleurs. Le fait que des gestes de sabotage et d'intimidation aient été commis ne leur donnait plus le choix, selon RTA. Le lock-out a finalement été officiellement décrété le soir même, à 23h59.

C'est le 31 janvier dernier que la direction a reçu une plainte formelle de la part du Syndicat, l'accusant d'avoir décrété illégalement un lock-out. Cette plainte était accompagnée de neuf griefs, dont trois ayant un lien avec cette action entreprise par RTA. Ces trois griefs ont finalement été retirés un peu plus tard.

 

(La suite dans la version papier du Quotidien)

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