Le Théâtre CRI en tournée à Roberval

Le Théâtre CRI en tournée à Roberval.... (Archvies le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Théâtre CRI en tournée à Roberval.

Archvies le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le Théâtre CRI reçoit comme un cadeau les représentations de la pièce Et si on avait La vie devant soi qui seront données à Roberval, les 14 et 15 septembre à 20 h. Après le succès de la nouvelle version proposée cet été, lors du Festival international de la marionnette à Saguenay, c'est une équipe motivée, plus convaincue que jamais de la pertinence de cette oeuvre inspirée par le roman La vie devant soi, d'Émile Ajar, qui se pointera à la Salle Lionel-Villeneuve.

« Je suis contente de la présenter maintenant, alors que nous nous posons des questions à propos des migrants, a confié la metteure en scène et comédienne Guylaine Rivard vendredi, à la faveur d'une entrevue accordée au Quotidien. Même dans la région, j'entends des choses qui me hantent à ce sujet. Or, le texte parle des différences, alors qu'un jeune d'origine arabe côtoie une dame appartenant à la communauté juive. Pourtant, cette femme d'une grande sagesse et d'une grande cruauté l'aime comme une mère et ne lui conte pas d'histoires parce qu'elle sait à quel point c'est dur, la vie. »

C'est justement pour que le propos soit le plus universel possible qu'elle a gommé les références au temps et au lieu que renferme le roman. Quant à son interprétation du rôle de Rosa, elle a sollicité son pouvoir d'évocation, puisque son personnage occupe beaucoup plus d'espace. « Comme c'est une grosse madame, j'ai pris chair dans le fauteuil qu'elle occupe pendant une bonne partie de la pièce », note Guylaine Rivard, qui donne la réplique à Patrick Simard (Momo, le jeune arabe), ainsi qu'à Éric Chalifour.

Depuis la création de cette oeuvre à la salle polyvalente de la bibliothèque municipale de Jonquière, en 2015, elle a allégé la production et modifié les décors afin de maximiser leur impact. Les comédiens ont aussi apporté des changements dans l'interprétation, si bien que ce spectacle marqué, entre autres, par l'utilisation de photographies faisant écho aux situations évoquées, a connu beaucoup de succès au Festival international des arts de la marionnette à Saguenay. Deux fois, il a fait salle comble, en plus de générer des commentaires élogieux.

C'est seulement la deuxième production du Théâtre CRI qui goûte aux joies de la tournée, l'autre étant Avoir 15 ans. Déjà, plusieurs sièges ont été réservés à Roberval et s'il n'en tient qu'à Guylaine Rivard, d'autres sorties auront lieu dans les prochains mois. « Nous avons reçu des marques d'intérêt provenant de Montréal, de même que Sept-Îles, et ça pourrait débloquer après les Fêtes. Il faut dire que le livre est connu et que notre production est facile à déplacer », fait-elle observer.

En parallèle, celle qui a fondé le Théâtre CRI il y a 20 ans, en compagnie de son conjoint Serge Potvin, prépare la tenue d'une exposition à la bibliothèque municipale de Jonquière. Prévue pour le mois de novembre, elle comprendra des photographies, des costumes et des éléments de décors évoquant le passé de la compagnie. Son agenda comprend aussi des ateliers consacrés à l'utilisation de masques, dans le cadre des Journées de la culture. Enfin, un projet avec Les Entêtés, s'ajoutant à des conférences et des lectures publiques, pourrait se matérialiser dans un avenir rapproché.




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