Une sculpture inspirée de l'Ashuapmushuan

La turbulence du parcours sur la route de... (Photo courtoisie, Daniel Dutil)

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La turbulence du parcours sur la route de nos rêves, de Daniel Dutil, est installée derrière la Marina de Saint-Félicien.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Depuis quelques semaines, une jolie sculpture se dresse à l'arrière de la Marina de Saint-Félicien. Intitulée La turbulence du parcours sur la route de nos rêves, cette oeuvre créée par le Saguenéen Daniel Dutil, en vertu du Programme d'intégration des arts à l'architecture, trace un lien entre la vocation de ce bâtiment et la rivière Ashuapmushuan toute proche.

« J'ai été inspiré par l'histoire de cette rivière. Elle a constitué l'équivalent d'une autoroute au temps de la traite des fourrures », a rappelé l'artiste mercredi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien. Une carte gravée sur un pilier de granit rose, un matériau familier dans le Haut-du-Lac, montre le tracé du cours d'eau, l'un des derniers qui n'aient pas été harnachés.

De son côté, une pièce en aluminium fixée à la base du pilier épouse la forme d'un safran, cette partie du gouvernail qui s'enfonce dans l'eau afin de contrôler la trajectoire d'un bateau. Elle aussi adresse un clin d'oeil à l'Ashuapmushuan en se moulant au profil de l'île Hudon, visible de la marina. Quant aux lignes tracées sur le métal, elles suggèrent l'idée de mouvement.

« J'ai voulu exprimer la mouvance de l'eau, en même temps que celle de l'île, dont le courant modifie le profil en déplaçant les bancs de sable. La rivière aussi change d'apparence en raison des variations du niveau de l'eau », fait observer Daniel Dutil. Bien sûr, le safran constitue une référence au nautisme, au même titre que les constellations figurant à l'intérieur de l'anneau qui enveloppe la sculpture. Elles guident les marins de toute éternité.

Daniel Dutil a gravé le tracé de la... (Photo courtoisie, Daniel Dutil) - image 2.0

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Daniel Dutil a gravé le tracé de la rivière Ashuapmushuan sur un pilier de granit rose, un clin d'oeil à ce cours d'eau intimement lié à l'histoire de la traite des fourrures.

Photo courtoisie, Daniel Dutil

Un emplacement idéal

Trois sculpteurs avaient soumis leur candidature à la ville de Saint-Félicien, propriétaire de la marina, au cours de l'année 2016. Parmi les conditions imposées aux artistes, il y avait le respect de l'emplacement déterminé par l'architecte félicinois Jean Maltais. Celui-ci avait prévu l'aménagement d'une base de béton en forme de demi-lune, à l'arrière du bâtiment.

« Cette forme m'a inspiré, puisqu'elle fait penser à la poupe d'un navire. C'est justement là que se trouve le gouvernail », indique Daniel Dutil. Il aime également la proximité de la rivière et le jeu de la lumière sur la surface en aluminium du safran. Même si les maquettes sont très évocatrices, il y a des choses qu'on ne peut apprécier à leur pleine valeur qu'au moment où l'oeuvre sort enfin de l'atelier.

« Ça m'a également permis de rencontrer des citoyens avec lesquels j'ai eu des discussions positives », raconte l'artiste, dont le portfolio comprend désormais 34 oeuvres publiques. C'est devenu l'un des axes importants de sa carrière depuis la création de sa première pièce en 1985, laquelle se trouve à l'école du Versant de Larouche.

Celle que les gens connaissent le plus est sans doute Le vent tourne sous le regard de Julien, une sculpture qui se dresse depuis 2006, sur le rond-point aménagé devant l'église Sainte-Thérèse d'Arvida. Quant aux habitués du parc Rivière-du-Moulin, ils ont peut-être remarqué les skis en aluminium accotés sur le pavillon des loisirs. Ils font partie d'une sculpture extérieure baptisée Le vent glisse sur le temps et roule vers la lumière.




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