Société d'art lyrique: de nouveaux visages

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Aude Gauthier-Martel est la nouvelle directrice générale et de production de la Société d'art lyrique du Royaume. Elle souhaite assurer plus de stabilité à cette organisation, tout en préparant le terrain pour le Faust de Gounod, le prochain opéra qui sera monté au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il y a du mouvement à la Société d'art lyrique du Royaume. Aude Gauthier-Martel est maintenant directrice générale et de production, tandis que Dominic Boulianne coiffe le chapeau de directeur artistique. Ils remplacent Barbara Ruiz-Bourassa et le chef l'orchestre Jean-Philippe Tremblay qui, précisons-le, dirigera à nouveau l'orchestre en février, pendant les représentations de l'opéra Faust.

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Sitôt nommé directeur artistique de la Société d'art lyrique du Royaume, Dominic Boulianne a planché sur la distribution de Faust. Il s'attend à compléter l'embauche des solistes incessamment.

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Les deux recrues connaissent bien la maison. L'une a chanté dans quelques opérettes, tandis que l'autre exerce la fonction de pianiste répétiteur depuis six ans. C'est dans ce contexte qu'ils ont travaillé ensemble, ce qui leur a permis de tisser des liens qui étaient déjà forts avant leurs nominations.

« J'ai sauté en l'air quand on m'a annoncé que Dominic avait été embauché. On s'entend bien. C'est un esprit positif », a commenté Aude Gauthier-Martel jeudi, lors d'une entrevue accordée au Progrès. Tout aussi heureux d'oeuvrer avec sa consoeur, Dominic Boulianne met la dernière main à la distribution de Faust. Même si l'opéra de Gounod ne sera à l'affiche qu'en février, du 17 au 19, le moment est venu de compléter les rangs de l'équipe.

« Il est trop tôt pour livrer des noms, mais ce sera une distribution de calibre international », annonce le directeur artistique. Il vient aussi de recruter Annie Larouche en tant que directrice du choeur, dont il faut renouveler les rangs en vue des répétitions qui débuteront à la mi-septembre. Lire la musique ne constitue par un critère, insiste Dominic Boulianne, qui invite les personnes intéressées à téléphoner au numéro 418 545-2787.

Toujours au sujet de Faust, la mise en scène sera chapeautée une nouvelle fois par Guylaine Rivard. Quant à la scénographie, elle a été confiée à Chantale Boulianne. « C'est ma cousine, révèle Dominic d'un ton enjoué. Ce que nous souhaitons voir dans le cadre de la prochaine production, c'est une approche contemporaine, possiblement avec des projections. »

Posant son regard au-delà de la saison 2017-2018, il rêve du jour où l'opéra vivra plus longtemps que les trois représentations tenues au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Une quatrième sortie à Alma fait partie de ses ambitions pour l'hiver 2019, tout comme une version concert livrée au Domaine Forget. « Nous sommes fiers du travail accompli. Toutefois, il reste à voir si ces projets tiendront la route au plan financier », énonce Dominic Boulianne.

Une idée qui se matérialisera plus rapidement prendra la forme de conférences données avant les représentations de Faust. Elles aideront le public à apprécier le spectacle en lui fournissant quelques pistes de réflexion. « C'est un opéra accessible à tous, rappelle tout de même le directeur artistique. Parmi ceux qui ont été créés en français, c'est le deuxième plus populaire après Carmen. »

Un désir de stabilité

Une autre priorité exprimée, celle-là, par le conseil d'administration, consiste à stabiliser l'équipe de direction. Il y a eu beaucoup de mouvement dans les dernières années, et ce, malgré le succès critique et financier des productions de la Société d'art lyrique du Royaume. « Je suis d'accord avec cet objectif et je sens que tout le monde souhaite aller de l'avant, travailler ensemble », rapporte Aude Gauthier-Martel.

Elle aussi a le goût de s'inscrire dans la durée, ce qui ne l'empêche pas d'employer le mot zigzag afin de décrire son cheminement. Celui-ci comprend une formation en chant classique au Collège d'Alma, des études en administration à l'UQAC, un passage au Cégep de Saint-Félicien dans le cadre de la technique en faune et foresterie, ainsi que des expériences de travail au Centre de solidarité internationale et au Festival des musiques de création.

Il faut dire que la chanteuse est toujours demeurée dans le paysage, comme en fait foi sa participation à la création de Diva, un spectacle dont la mise en scène était assurée par l'un de ses prédécesseurs, Dario Larouche. Aude Gauthier-Martel et Natalya Thibeault devaient y incarner deux chanteuses engagées dans un duel vocal sous l'impulsion d'un majordome campé par Patrick Simard.

Ce projet destiné aux élèves du primaire et du secondaire était près de la ligne d'arrivée lorsque Dario Larouche a quitté la Société d'art lyrique du Royaume. Après être tombé en dormance, il pourrait trouver une nouvelle vie dans les prochains mois, puisque la directrice générale y croit toujours. « Il reste à le peaufiner, ce qui pourrait être fait dans la prochaine année », avance-t-elle.

À propos de la décision de prioriser l'opéra, enfin, Aude Gauthier-Martel l'approuve sans hésitation même si, en tant qu'interprète, elle a fréquenté avec bonheur le monde de l'opérette. « L'opéra représente un art complet, haut de gamme, et le répertoire est plus large », fait valoir celle qui était âgée de huit ans lorsqu'elle a fait ses débuts dans Barbe-Bleue à titre de choriste.




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