Des journées bien remplies

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Cynthia Harvey passe 40 minutes avec chaque participant des catégories Interprètes 13 à 17 ans, Interprètes 18 ans et plus et Auteurs-compositeurs-interprètes. Mercredi matin, elle a pris plaisir à découvrir l'univers de Fred Tremblay.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Les participants de la 26e édition du Festival de la chanson de Saint-Ambroise montent sur la scène de l'Amphithéâtre Marcel-Claveau en soirée, mais en journée, ils sont bien loin de se tourner les pouces. Divers ateliers leur permettent de parfaire leur art afin de présenter le meilleur d'eux-mêmes le temps venu. Le Quotidien a assisté à une journée d'ateliers et de préparation en vue d'une demi-finale.

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Claude Boutin est directeur artistique et formateur dans le cadre du Festival de la chanson de Saint-Ambroise. Il fait partie de l'équipe pour une 14e année.

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S'abandonner avec Claude Boutin

Dès 9 h, mercredi matin, les demi-finalistes qui allaient monter sur scène en soirée ont amorcé le travail avec Claude Boutin. À l'aide de différents exercices, qui demandent souvent une bonne dose d'abandon, le formateur et directeur artistique travaille l'interprétation des pièces. 

« Mon travail, c'est de les réchauffer pour la soirée. Je travaille l'interprétation afin d'aller chercher le plus de vérité possible dans ce qu'ils racontent dans leurs chansons », affirme-t-il. 

Claude Boutin plonge parfois les participants dans des situations difficiles, afin de les aider à trouver une façon sentie d'interpréter leurs pièces. 

Laura, une jeune auteure-compositrice-interprète de Québec, a dû chanter sa composition en s'adressant à un autre participant, installé à quelques pouces d'elle, mercredi matin. Puis elle s'est laissée bercer par lui, posant sa tête sur son épaule pour chanter a capella. « C'est un exercice très difficile », a confirmé Claude Boutin. « Mais ça va te permettre de t'adresser à quelqu'un quand tu chantes ces paroles. Ce soir, pense à qui tu veux, mais si tu ne vois pas la personne, tu ne peux pas nous demander de la voir », lui a-t-il expliqué. 

Les candidats se prêtent au jeu sur une base volontaire. Ils bénéficient aussi des commentaires de leurs collègues. 

« C'est hyper intimidant de chanter devant huit personnes à 9 h le matin, convient le formateur. Parfois, la première année, un candidat reste assis sur sa chaise. Puis après deux ou trois participations au festival, il se prête au jeu. Au fil des ans, il s'ouvre. On peut les voir évoluer. » 

Une fois le travail en atelier terminé, dès le début de l'après-midi, Claude Boutin se dirige vers l'Amphithéâtre Marcel-Claveau où il assiste à toutes les répétitions. C'est à ce moment qu'il fait les derniers ajustements avec chacun des candidats à titre de directeur artistique. À ce moment, le travail est toutefois loin d'être terminé. Soir après soir, il veille à ce que tout se déroule bien en coulisses.

Isabelle Cyr et Yves Marchand offrent quatre ateliers... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 3.0

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Isabelle Cyr et Yves Marchand offrent quatre ateliers dans le cadre de la 26e édition de l'événement.

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Yves Marchand et Isabelle Cyr, les incontournables

Il y a quelques années, parce qu'ils passaient dans le coin, Yves Marchand et Isabelle Cyr ont offert un atelier dans le cadre du Festival de la chanson de Saint-Ambroise. Aujourd'hui, ils sont devenus des formateurs incontournables qui, cette année, proposent quatre ateliers différents aux participants. 

La présence de Yves Marchand, auteur-compositeur-interprète et membre fondateur de Zébulon, et Isabelle Cyr, comédienne et auteure-compositrice-interprète, va de soi au festival de Saint-Ambroise. 

Dans le cadre de la 26e édition de l'événement, ils proposent en duo des ateliers sur le répertoire, la présence sur scène, la création de chansons et la direction artistique.

Mercredi, un atelier de direction artistique a été offert aux participants. « On leur parle de la direction de l'image de l'artiste. Auparavant, les compagnies de disques s'occupaient de tout ça, mais cette époque est révolue », explique Yves Marchand.

Les candidats ont eu droit à une heure de théorie avant de passer à l'action. « Ils doivent s'inventer un personnage ou encore parler d'eux-mêmes et nous vendre en quelques minutes leur projet sans faire entendre de la musique ou voir la personne », décrit-il.

« On essaie de les mettre dans un contexte réaliste et ça donne des choses fabuleuses, assure Isabelle Cyr. Les jeunes ont des univers formidables, on en voit de toutes les couleurs », souligne celle qui s'affirme constamment surprise par les participants. 

Chaque année, les formateurs reviennent au festival avec plaisir. « On apprend autant que les participants. Ça nous fait grandir comme artistes, affirme Yves Marchand. Pour nous, c'est super enrichissant. On sort de là grandi. Ce n'est jamais pareil. Les candidats ont tous leur propre couleur et ils sont prêts. On est toujours surpris par leur talent. C'est émouvant, touchant », ajoute Isabelle Cyr qui, cette année, coanimera également la finale. 

L'organisation du festival n'est pas non plus étrangère à la présence des formateurs année après année. « Les organisateurs du festival nous ont accueillis à bras ouverts avec tellement de générosité et de chaleur », souligne Isabelle Cyr.

Tout au long de la semaine, les formateurs sont toujours à la disposition des candidats qui ont envie de profiter de leur expérience. « On est là pour les encourager, les aider à évoluer et on évolue en même temps qu'eux », assure Yves Marchand. 

« Puis en soirée, quand on est dans la salle avec le public, on est nous aussi émerveillés par leur talent », conclut Isabelle Cyr.

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Jennifer Tremblay encadre les interprètes de 7 à 12 ans qui participent aux demi-finales.

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Le mandat bien spécial de Jennifer

Jennifer Tremblay a un mandat bien spécial dans le cadre du Festival de la chanson de Saint-Ambroise (FCSA). Depuis dimanche, elle encadre les jeunes de 12 ans et moins afin qu'ils profitent pleinement de l'expérience qui s'offre à eux. 

Cette année, le FCSA accueille 13 jeunes âgés entre 7 et 12 ans. Chacun d'entre eux se produit dans le cadre de l'une des demi-finales. « Mon objectif est qu'ils prennent leur place sur la scène. Je leur apprends à bouger, à se laisser aller, à ouvrir la bouche, affirme-t-elle. Mon but premier n'est pas nécessairement de travailler la voix, mais de leur donner le plus d'atouts scéniques possible. »

Celle qui enseigne le chant et l'interprétation dans différentes écoles depuis plus de 15 ans s'émerveille encore du talent des jeunes. « C'est indescriptible de voir comment on peut donner de la matière à un enfant et qu'il peut tout mettre en pratique. On a toujours des surprises. On voit aussi les jeunes évoluer. C'est plaisant », affirme celle qui souligne que, pour une première fois dans l'histoire du festival, des jeunes montent même sur scène accompagnés de leur instrument. 

Les organisateurs de l'événement n'oublient pas que prendre part au festival peut être intimidant pour les plus jeunes participants. 

Jennifer Tremblay donne quelques petites notes aux participants lors de la pratique générale, la journée de leur performance sur scène. Le soir, elle est en coulisses avant le début du spectacle. « Je veux qu'ils se sentent encadrés. C'est quelque chose que les parents aiment beaucoup. Ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. »

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Dans le cadre de la 26e édition du festival, Cynthia Harvey rencontre les candidats des catégories Interprètes 13 à 17 ans, Interprètes 18 ans et plus et Auteurs-compositeurs-interprètes un à un.

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Les découvertes de Cynthia

Tous les candidats de plus de 13 ans du Festival de la chanson de Saint-Ambroise font entendre leur voix à Cynthia Harvey avant de monter sur scène. Dans son petit local, la coach vocal tire le maximum des quelque 40 minutes dont elle dispose avec chacun d'entre eux. 

Dans le cadre de la 26e édition du festival, Cynthia Harvey rencontre les candidats des catégories Interprètes 13 à 17 ans, Interprètes 18 ans et plus et Auteurs-compositeurs-interprètes un à un. Elle passe 40 minutes avec chacun d'entre eux, soit 10 minutes de plus que par le passé. « Le nombre de candidats retenus a été revu à la baisse, ce qui permet de consacrer plus de temps à chacun », explique-t-elle. 

Le jour précédent sa prestation, chaque participant profite des conseils de la coach. « J'essaie de leur apporter des outils qui peuvent servir rapidement. Je ne peux pas refaire une technique en quelques minutes. J'essaie de leur donner des trucs faciles à mettre en application. Je ne veux pas les mêler une journée avant de monter sur scène. »

L'auteur-compositeur-interprète Fred Tremblay n'a pas eu la tâche facile, mercredi matin. Celui qui est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal a dû livrer des portions de sa colorée pièce Se mettre à nu devant l'équipe du Quotidien. À maintes reprises, le Saguenéen d'origine en a repris des portions en appliquant les conseils donnés par Cynthia Harvey afin de préserver sa voix. 

La coach était particulièrement heureuse de la rencontre. « J'aime ça de plus en plus découvrir l'univers des auteurs-compositeurs. »

Pour elle, le festival est synonyme de travail, mais aussi de plaisir et de découvertes. 

« Ça m'apporte autant que ce que je donne. Ça me fait grandir. J'apprends tellement. C'est impressionnant. Ceux qui m'impressionnent le plus, c'est toujours ceux qui aiment le plus chanter. »

Le soir venu, Cynthia Harvey se détache de son rôle de coach pour assister aux prestations.

« Le soir, je mets mes oreilles de public. Je vais assister à un ''show''. Je veux voir quelqu'un qui a du fun sur scène », affirme-t-elle.




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