Jacinthe Couture, comme dans sa jeune vingtaine

Jacinthe Couture sera au Rendez-vous musical de Laterrière... (Le Progrès, Jeannot Lévesque)

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Jacinthe Couture sera au Rendez-vous musical de Laterrière le 18 août pour un concert.

Le Progrès, Jeannot Lévesque

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Pauline Mourrat
Le Quotidien

La pianiste de la région Jacinthe Couture sera de retour sur scène dans le cadre du Rendez-vous musical de Laterrière, elle qui a fait partie de la première mouture du festival, il y a plus de 20 ans. Sa dernière participation au Rendez-vous était en 2012.

«Pour le premier concert, c'est exceptionnel, je pense que ça n'a jamais été joué dans la région», raconte Jacinthe Couture, assise devant un piano à queue du Conservatoire de musique du Saguenay. En effet, la pianiste prépare le Trio pour piano, violon et violoncelle de Tchaïkovsky qu'elle présentera le 16 août, en compagnie d'autres musiciens avec lesquels elle n'a jamais joué. «J'ai vraiment hâte de jouer avec eux, cette pièce demande de la virtuosité», enchaîne Mme Couture qui a déjà joué cette pièce il y a 25 ans, lors d'un spectacle à Londres.

Jacinthe Couture était très contente de pouvoir reprendre cette oeuvre car, avec le temps, son regard change et certaines choses deviennent plus simples.

Pour la deuxième prestation, Jacinthe Couture accompagnera des jeunes musiciens pour interpréter le Quatuor Schumann, une pièce qu'elle a suggérée au directeur artistique David Ellis. «Je l'ai jouée vraiment souvent, je pourrais presque la jouer dans mon sommeil», plaisante Jacinthe Couture, qui se laisse aller à quelques notes.

Nouveaux projets

Nouvellement retraitée après 24 ans à son poste d'enseignante au Conservatoire de musique du Saguenay, Jacinthe Couture n'a pas le temps de s'ennuyer. Celle qui a été professeure de piano, entre autres en Finlande et au Massachusetts, a plusieurs projets en tête. «Quand j'enseignais, j'avais beaucoup de choses en tête, alors que maintenant j'ai juste mon piano à m'occuper. Je me sens comme dans ma jeune vingtaine!», avoue Jacinthe Couture.

Parmi tous les projets qui se bousculent déjà dans la tête de Mme Couture, la plupart ont un rapport avec la musique. Elle prévoit peut-être d'aller aux États-Unis pour donner un concert de musique de chambre avec une amie au printemps. Des retrouvailles avec de vieux amis en Europe pour faire un concert sont aussi dans les plans et Jacinthe Couture semble plus occupée que jamais. «J'ai pris ma retraite du Conservatoire, mais pas de la musique», précise la pianiste.

Encore le trac

Malgré ses nombreuses années d'expérience, Jacinthe Couture éprouve toujours un certain trac au moment de monter sur scène. Elle avoue même qu'avec l'âge, le trac se fait encore plus sentir qu'avant, mais celui-ci est essentiel pour monter sur scène. «Quand on est préparés à jouer, ça nous donne hâte de jouer, on a les papillons dans l'estomac», assure Mme Couture, qui a moins joué depuis quelques années puisqu'elle enseignait. Désormais, elle a besoin de plus de préparation, mais monte sur scène avec le même plaisir.

«Aller sur scène, c'est comme un plongeon. Soit tu choisis d'y aller de manière sécuritaire, soit tu te lances et tu vois ce qui se passe», conclut Jacinthe Couture, le sourire aux lèvres.

Tout a changé en 40 ans

En 40 ans, l'enseignement de la musique a bien changé, tout comme l'apprentissage et la place de la musique dans la société.

Selon la pianiste et ancienne enseignante au Conservatoire de Musique du Québec à Saguenay, Jacinthe Couture, la musique n'a plus la même place qu'avant. «Avant, quelqu'un qui gagnait un concours international, il avait une carrière assurée. Maintenant, les carrières ne se font plus comme ça. Les gens sont connus d'une manière différente avec Internet», assure Jacinthe Couture.

Les vidéos sur Internet ont d'ailleurs une grande influence sur les nouveaux élèves dans les conservatoires. «Il faut leur dire quoi écouter, les diriger pour développer leur curiosité. Ça a toujours été, mais ça l'est encore plus maintenant», commente Jacinthe Couture.

D'après elle, le changement le plus nocif est l'absence de l'enseignement en musique dans les écoles. «C'est une catastrophe. La musique forme des musiciens, mais forme aussi un public. La culture c'est quelque chose qui nous transforme sans qu'on s'en rende compte», raconte Jacinthe Couture avant d'ajouter qu'il est très important de conserver les orchestres et les rassemblements de musique.




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