Les Filles de la forêt: puissant et fascinant

Le spectacle d'un peu plus d'une heure qui... (Archives Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Le spectacle d'un peu plus d'une heure qui s'adresse aux familles allie théâtre, arts du cirque et jeux d'ombre.

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Les amoureux des chevaux le répètent : la relation entre l'humain et le cheval est puissante. Le spectacle équestre Les Filles de la forêt présenté sur le Site de la Nouvelle-France, à Saint-Félix-d'Otis, rappelle la fascination que peut susciter ce lien entre l'homme et la bête, mais aussi le lien historique du majestueux animal avec nos communautés.

Le spectacle qui s'adresse aux familles est présenté pour une deuxième année consécutive. La création de la compagnie Luna Caballera propose une formule intimiste, dans le théâtre du site touristique, où les spectateurs se trouvent à quelques mètres de l'aire de spectacle circulaire en sable qui accueille les performances des chevaux et des artistes.

Les Filles de la forêt allie théâtre, arts du cirque, projection et jeux d'ombre dans une succession de courts échanges entre les personnages et de performances sur trame musicale mettant en vedette les chevaux de différentes races.

L'histoire prend comme point de départ un frère et une soeur qui replongent dans leurs souvenirs d'enfance en revivant un conte que leur racontait leur grand-père. Deux héroïnes s'y donnent pour mission de ramener les chevaux dans leur village. Les animaux avaient fui et trouvé refuge dans la forêt après avoir été maltraités.

Les habitants du village regrettent alors amèrement la perte de leurs compagnons équestres, qui leur servaient d'animal de travail, de moyen de transport et de compagnon. Allez savoir si cela était voulu par l'auteur Martin Giguère, mais une telle mise en contexte cadre tout à fait avec le site sur lequel est présenté le spectacle, un site touristique historique qui rappelle la vie quotidienne du 17e siècle en Nouvelle-France, où le cheval était un animal essentiel dans la vie des colons.

C'est donc dans le but de ramener les chevaux au village que les deux jeunes femmes, jouées par Caroline Rochefort et Marianne Hébert, décident de partir à leur recherche dans la forêt et d'affronter une sorcière, sous les conseils d'un vieillard incarné par Patrice Leblanc. Un personnage d'ailleurs interprété avec brio et qui sait faire rire les enfants.

De la mimique des personnages aux répliques, le spectacle d'un peu plus d'une heure a été pensé pour les familles. Des adultes seuls qui s'y présenteront pourront être déçus, à moins de vouloir retrouver leur coeur d'enfant.

Les performances avec les chevaux - toutes réalisées par des artistes féminines - suscitent tantôt l'émotion, à voir la grâce des animaux et la douceur du lien qui unit les bêtes et les artistes, tantôt l'admiration lors de l'exécution de certaines acrobaties. Notons à ce chapitre la chevauchée, debout sur deux poneys, un pied sur chaque selle, qui a impressionné la cinquantaine de spectateurs qui se trouvaient à la représentation à laquelle a assisté Le Quotidien la semaine dernière.

On peut dire la même chose du numéro de trapèze de l'acrobate aérienne Valérie Villeneuve en milieu de spectacle et le numéro de clôture de tissu aérien, tout en grâce, qui lui ont valu des applaudissements.

Si le public était discret pendant la représentation, ne voulant peut-être pas briser la concentration des artistes et des chevaux, plusieurs n'ont pas hésité à s'exclamer positivement lors de la sortie.

Une vingtaine de représentations du spectacle Les Filles de la forêt, données à 11 h, sont encore à venir en juillet et en août.




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