Dans l'univers de Joël Martel

Joël Martel, dans son lieu de création: son... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Joël Martel, dans son lieu de création: son garage.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Ceux qui ont l'habitude de lire Le Quotidien et Le Progrès Week-end le connaissent en tant que chroniqueur. Pour d'autres, qui sont plutôt adeptes des médias sociaux, il s'agit d'un musicien ou d'un drôle de personnage. Depuis peu, Joël Martel envahit la toile et ses chansons Les Bibittes et La Toune de l'été n'ont pas fini de faire parler de lui. Mais détrompez-vous, le chroniqueur-musicien-humoriste-auteur-compositeur-interprète-et-bien-d'autres-chapeaux, a un long parcours derrière lui. Portait d'une vedette du web... qui commence à fracasser la barrière de l'écran.

Jeudi soir dernier, Joël Martel mettait sa nouvelle chanson en ligne sur sa page Facebook. Samedi soir, La Toune de l'été fracassait les 50 000 visionnements.

« Je dois avouer que ça m'a fait un peu peur lorsque le lendemain, j'ai constaté le nombre de visionnements qu'avait eu ma chanson au cours de la nuit ! », lance le sympathique Joël Martel, lors d'un entretien accordé au Quotidien. Il faut dire que même s'il s'agit d'un collègue, Joël ne passe que très rarement au journal. Son lieu de création, c'est chez lui, à Alma.

D'ailleurs, lorsque la journaliste lui a dit qu'elle regrettait de ne pas pouvoir se déplacer à Alma pour s'imprégner de son univers, Joël Martel a éclaté de rire.

« Tu aurais été déçue, je fais tout sur mon ordi et dans mon garage ! Le soir, je vais marcher pour réfléchir et en rentrant à la maison, je m'enferme dans le garage pour composer et créer. Parfois, je ressors de là à 3 h du matin, en étant bien surpris de ce qui vient de se passer ! », raconte celui dont les chansons aux côtés électros ont des mélodies et des paroles qui restent gravées dans la tête de ceux et celles qui les écoutent.

Débuts à 12 ans

Joël Martel a commencé à faire de la musique à 12 ans. À Alma, avec des amis, il a créé un band rock. Les années ont passé et il a toujours continué à jouer. Il s'est expatrié à Montréal, où il a plutôt continué à faire de la musique en solo. « Je travaillais surtout seul, avec un synthétiseur tout croche et des micros qui ne fonctionnaient pas ! », se remémore le musicien.

Il est ensuite revenu dans sa région natale, où il a fondé avec des amis, dont Guillaume Ouellet et Pascal Beaulieu, un nouveau groupe. « On a vraiment pensé un moment donné que ça allait mener quelque part. On nous invitait à Montréal et ça allait bien », raconte-t-il.

 Mais c'est en 2006 que le musicien a commencé à se tourner vers le web. « Je trouvais que c'était un sacrilège de faire de la musique avec un ordinateur, mais j'ai essayé. C'était au moment où MySpace débutait. J'ai bien failli devenir une star à ce moment-là. Mais, pour une raison ou pour une autre, ça ne s'est pas concrétisé », souligne-t-il. Joël donne en exemple cette fois où il devait se produire sur une scène intéressante, mais où il a été victime d'une intoxication alimentaire la veille. On a dû le remplacer pour le spectacle. C'est Bernard Adamus, à cette époque inconnu, qui avait pris sa place...

Il donne aussi en exemple cette fois où lui et les membres de son groupe ont voulu offrir un spectacle reggae. « On a réarrangé toutes nos chansons la veille du show en reggae. Tu sais, quand on dit que zéro personne a aimé ça, eh bien c'est ça qui est arrivé », se souvient Joël Martel.

Ce dernier a ensuite décidé de voler de ses propres ailes et de revenir à des sons plus électroniques. Seul, il a travaillé devant son ordinateur durant des années avant que les clics ne s'enchainent. Et c'est cette année que Joël Martel est devenu « viral » sur la toile.

Ses chansons Les Bibittes et Au Tim Hortons ont immédiatement connu un succès. « Je pensais avoir plafonné au cours des derniers mois, mais avec La Toune de l'été, je n'en reviens pas trop ! Voyons, même les enfants aiment ça. »

Mais s'il est devenu une vedette du web, ce n'est pas seulement en raison de sa musique. En effet, Joël Martel publie régulièrement des capsules sur son Facebook et des statuts tous plus rigolos les uns que les autres. L'Épicerie du web en folie ou ses « publicités » de Catelli font rire et sourire bien des internautes.

Joël s'amuse notamment à raconter des tranches de vie touchante, mais en y incluant la marque Catelli. Comme s'il était le porte-parole de la marque. Ce qui n'est évidemment pas le cas.

« Je sais de source sûre qu'ils me connaissent chez Catelli ! C'est un peu comme mon bénévolat. Mais je suis certain qu'il va se passer quelque chose avec ça très bientôt. Mes statuts marchent plus que leurs propres publicités ! », lance-t-il en riant.

Même s'il ne se prend pas au sérieux pour le moins du monde, Joël Martel aimerait arriver à percer en dehors d'Internet.

« Pour l'industrie de la musique, je suis bien difficile à '' sizer ''. Mais je fais du pop et les gens aiment ça. La musique, ça peut être drôle aussi », explique-t-il, en faisant référence à ses paroles. « Ce sera mon combat cet été, soit me faire connaître à l'extérieur du web », ajoute Joël Martel, dont les chansons commencent d'ailleurs à tourner dans les stations de radio.

Pour ceux qui veulent rencontrer et voir « en vrai » Joël Martel, il sera de l'événement La Noce de Chicoutimi le 8 juillet prochain sur la Zone portuaire de Chicoutimi. Il sera également en spectacle au Bar à Pitons le 1er juillet prochain. À la fin d'août, il sera à Montréal, mais il avait oublié la date lors de l'entrevue avec Le Quotidien.

D'ici là, rien ne vous empêche de visiter sa page Facebook https ://www.facebook.com/joel.martel et de télécharger ses chansons. Et, bien sûr, de lire les chroniques qu'il signe chaque semaine dans le journal.

Ce cher Didier

Ce printemps, Joël Martel a littéralement fait le tour du globe, lorsqu'il a publié une vidéo dans laquelle il se faisait passer pour un Français qui imitait l'accent québécois. Cette vidéo a été partagée plus de 100 000 fois. Et plusieurs Européens se sont fait prendre au jeu.

Dans la vidéo, Joël disait s'appeler Didier, un Français qui réussissait à merveille à imiter l'accent québécois. « On m'appelle encore Didier parfois ! Des madames m'en ont encore parlé cette semaine à l'épicerie », note Joël Martel, qui se plaît à lire et à répondre à tous (ou presque) les commentaires des internautes sur ses publications. « Ça l'air pire que c'est, je ne passe pas mes journées sur Facebook. Mais je trouve important d'interagir avec ceux qui me suivent, c'est encore plus drôle ! », ajoute Joël Martel.




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