Bon Cop, Bad Cop 2: tout un défi pour Anik Jean

Anik Jean était de passage à Saguenay jeudi... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Anik Jean était de passage à Saguenay jeudi afin de présenter Bon Cop, Bad Cop 2, film dont elle a composé l'ensemble de la trame sonore.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Anik Jean a effectué tout un plongeon dans le monde du cinéma. Après avoir créé la musique d'un moyen métrage qu'elle a elle-même réalisé, toute la trame sonore du film Bon Cop, Bad Cop 2 lui a été confiée. Un défi de taille pour celle qui composait pour une première fois à partir d'images.

Alain Desrochers a réalisé Bon Cop, Bad Cop... (Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Alain Desrochers a réalisé Bon Cop, Bad Cop 2. Il était de passage à Saguenay jeudi pour présenter le film. Depuis le début de la tournée, la réaction du public le comble de bonheur.

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Anik Jean a composé 72 morceaux pour un total de 85 minutes de musique pour le film Bon Cop, Bad Cop 2. « J'ai eu un grand vertige. Patrick (Huard, son mari) savait depuis longtemps que j'étais capable de le faire, mais moi, je ne le savais pas. Pour moi, ça représentait une pression énorme », assure-t-elle.

Heureusement, dit-elle, c'est maintenant qu'elle rencontre le public qu'elle mesure les attentes par rapport au film.

« Quand Bon Cop, Bad Cop est sorti, j'étais en Californie. Maintenant qu'on présente le film au public, j'ai compris ce que ça représente. C'est hallucinant. Mais j'ai toujours aimé les gros challenges. »

Anik Jean assure que c'est assez rapidement en cours de processus qu'elle a su qu'elle serait capable de relever le défi.

Elle a travaillé sur le projet de septembre à mars. « C'est un gros travail comparativement à un album. Il y a tellement d'étapes, de couches. »

Le film, qui valse entre l'action, l'humour et le sentiment, l'a amené à créer différents styles de musique. « Je crois que c'est pour ça que Patrick m'a choisi. Mes albums ont toujours été éclectiques. J'ai toujours aimé aller dans l'émotivité, le drame, le rock. »

Pour créer, elle s'est entourée de musiciens et de l'ingénieur de son Nicolas Roberge.

L'expérience créative lui a plu au plus haut point. Créer de la musique de film est d'ailleurs un rêve qu'elle caressait depuis longtemps. « Je suis faite à vie ! Le monde du cinéma, j'en rêve depuis que je suis jeune. Je collectionne les bandes sonores. Pour moi, faire de la musique de film, c'est le summum. »

Le fait qu'elle n'aime plus faire de la tournée depuis qu'elle est maman ajoute à sa conviction que sa carrière pourrait prendre cette direction.

« Ce qui m'allume, c'est de créer, plus que de faire des performances "live". Les spectacles ne m'amènent pas la même satisfaction. »

Anik Jean compte bien travailler à nouveau en cinéma.

En attendant, Bon Cop, Bad Cop 2 lui a permis de lancer son sixième disque en carrière.

La bande originale du film, constituée de 21 pièces en français et en anglais, est disponible depuis la fin avril. L'album réalisé par Anik Jean contient des compositions instrumentales et des chansons originales, dont certaines sont nées de collaborations.

Alain Desrochers charmé par les contrastes

Peu de films d'action ont été produits au Québec. Du nombre, Alain Desrochers en a réalisé plus d'un, notamment Nitro, Nitro Rush et maintenant Bon Cop, Bad Cop 2.

Alain Desrochers a réalisé des films d'action, mais il a aussi apposé son nom sur des comédies et des drames. Au début des années 2000, sa route a croisé celle de Patrick Huard sur le plateau de la série télévisée Music Hall. Les deux hommes se sont alors promis de retravailler ensemble un jour.

Il y a environ deux ans, le réalisateur a reçu un coup de fil de Patrick Huard. Dix ans après Bon Cop, Bad Cop, une suite allait être tournée, et il souhaitait la faire avec Alain Desrochers.

« J'ai "trippé" sur l'idée. Le scénario m'a charmé. Comme le film comporte de l'action, de la comédie et de l'émotion, c'était un challenge pour moi d'aller toucher les gens », affirme celui qui a toujours aimé les films de contrastes.

La pression tombe

Alain Desrochers confirme qu'une part de pression venait tout de même avec le projet. « C'était stressant puisque le premier film a été très très efficace. Mais on n'a pas essayé de faire une suite. On a fait le film qu'on avait à faire avec l'histoire. C'est un film tout entier. »

Le réalisateur est heureux de la réaction du public depuis le début de la tournée de visionnements. « Les réactions sont fantastiques. Je suis touché par le public. Les gens adorent ça. Ils sont heureux de retrouver leurs deux personnages magnifiquement campés. Après avoir vu Bon Cop, Bad Cop 2, on n'a pas à être gêné par rapport aux films américains. Il y a de l'action, on rit, on pleure, tout ça est mis ensemble. »

Alain Desrochers n'écarte pas l'idée d'un troisième Bon Cop, Bad Cop. « Chaque fois qu'on fait un film qu'on adore, c'est certain qu'on aimerait qu'il y en ait un troisième, un quatrième et même un cinquième », souligne-t-il en souriant. « C'est une belle aventure ce film-là », assure celui qui a apprécié travailler avec Anik Jean à la musique. « Ça fait 23 ans que je travaille toujours avec la même personne à la musique. Au départ, je me demandais comment ça irait. Je suis vraiment content. C'est un vrai "score". Elle a beaucoup d'avenir dans le domaine. »




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