Programmation ambitieuse pour les 50 heures

Le groupe Loco Locass participera à la troisième... (Archives Le Droit, Étienne Ranger)

Agrandir

Le groupe Loco Locass participera à la troisième édition des 50 heures de la St-Jean au Saguenay, tenue les 23 et 24 juin à Saint-Honoré.

Archives Le Droit, Étienne Ranger

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

La troisième édition des 50 heures de St-Jean au Saguenay respectera la philosophie du comité organisateur, qui souhaite grandir chaque année de façon mesurée. Tenu les 23 et 24 juin, sur le site de l'auberge La Margingale de Saint-Honoré, ce festival accueillera encore plus de gros noms, des gens comme les Dead Obies, Loco Locass, Grimskunk, Mononc' Serge, Taktika, les Dales Hawerchuk, Orloge Simard et la formation jonquiéroise Crash Ton Rock.

La formule demeurera la même, en ce sens que le public aura la possibilité de célébrer la fête nationale pendant deux jours et deux nuits, sans même quitter les lieux. Ceux qui le souhaitent pourront en effet camper sur l'un des espaces disponibles dans le voisinage, lesquels pourront accommoder 1500 personnes chaque soir.

« Notre programmation comprend de 12 à 15 invités, au total, et tous sont des artistes aguerris, des professionnels. Nous l'avons montée en pensant d'abord aux 18-35 ans, ceux qui, dès la première année, ont représenté la clientèle cible de cet événement. Même s'il était tombé 50 millimètres de pluie en l'espace de 17 heures, ils avaient été 1100 à participer », raconte Nicolas Plante, fondateur du festival en compagnie de Christian Jomphe.

Fort de la progression enregistrée en 2016, alors que 4000 personnes avaient fréquenté le site, le duo a haussé la mise en recrutant des valeurs reconnues, tout en piquant une pointe du côté du hip-hop. C'est le 24 juin, après l'apparition des Dales Hawerchuk aux alentours de 20 h 30, que défileront Loco Locass, les Dead Obies, Taktika et Black Taboo, tandis que la veille, on misera sur le punk, le folk et le rock en ménageant une place de choix au talent régional.

Parmi les artistes d'ici qui seront présents, on remarque le Baieriverain Orloge Simard, dont on a pu mesurer la popularité lors de sa première apparition, l'an dernier. « Comme ses textes sont crus, nous l'avions reçu à une heure du matin. Dans l'heure qui a précédé, cependant, nous avons vu arriver plein des gens du Lac-Saint-Jean qui venaient juste pour le voir. C'était hallucinant. Nous avions vendu de 75 à 100 passeports », rapporte Nicolas Plante.

Parlant de passeports, ils sont disponibles jusqu'au 28 mai, en prévente. On peut s'en procurer via la page Facebook du festival, de même qu'en se présentant, à compter du 1er mai, aux dépanneurs Sagamie de la rue Champs-Élysées de Chicoutimi et Sagamie Desbiens du boulevard Harvey de Jonquière. L'autre option est offerte par le dépanneur Maestro, situé à Saint-Honoré.

Une année charnière pour le festival

L'appui du public, mais aussi la contribution accrue de différents organismes, a permis aux organisateurs des 50 heures de St-Jean au Saguenay de proposer une programmation encore plus relevée. Disposant de moyens accrus, ils ont le sentiment que la prochaine édition aura valeur de test. L'occasion sera belle de voir si leur ambition ultime, qui consiste à attirer 10 000 personnes à compter de la dixième édition, est en bonne voie de se concrétiser.

« Nous sommes dans une année charnière, alors que notre approche consiste à progresser régulièrement, tout en assurant la pérennité de l'événement. Dans cette perspective, nous sommes heureux de voir que la ville a haussé sa contribution, de compter sur la participation de la MRC du Fjord dont le préfet, Gérard Savard, est notre président d'honneur, et de confirmer que tous les commanditaires ont renouvelé leur appui », indique l'un des fondateurs du festival, Nicolas Plante.

Il rappelle que le concept du festival consiste à offrir aux gens l'occasion de célébrer la fête nationale à peu de frais, dans un environnement offrant une plus grande liberté d'action. « Les jeunes, en particulier, peuvent écouter de la musique en sachant que ça ne finira pas à 23 h », souligne le cofondateur des 50 heures de St-Jean au Saguenay.

La même logique a prévalu au moment d'établir les prix commandés aux visiteurs. Outre les passeports, disponibles pour moins de 25 $, il offrira de la bière à un coût légèrement supérieur à celui qu'exigent les dépanneurs, tandis que les « food trucks » présents sur le site de La Martingale ne pèseront pas trop fort sur l'addition.

Néanmoins, les retombées générées à Saint-Honoré seraient substantielles, ce qui a joué dans la décision de la ville de maximiser son appui. « L'année dernière, par exemple, le seul dépanneur qui était ouvert pendant le festival a été très achalandé en raison de la présence de 700 campeurs chaque soir », fait observer Nicolas Plante.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer