L'univers Vallières

Vincent Vallières... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Vincent Vallières

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

C'est tout un voyage dans son univers que Vincent Vallières a offert au public du Théâtre Banque Nationale mercredi soir. L'auteur-compositeur-interprète qui amorce à peine la tournée entourant la sortie de son 7e album, Le temps des vivants, a opté pour un heureux mélange entre le matériel accumulé au cours des 18 dernières années et ses plus récents titres. Un spectacle qui a fait plaisir aux fans de la première heure, comme aux tout nouveaux.

Des chansons, Vincent Vallières en a composé plusieurs au cours des deux dernières décennies. Mais au-delà de la quantité, ce qui a frappé le public mercredi soir, c'est la qualité des pièces. L'artiste a pigé dans l'ensemble de ses opus pour donner vie à son nouveau spectacle et le résultat est des plus convaincants. 

Contrairement à ce que les quelque 300 personnes réunies dans la salle de Chicoutimi auraient pu s'attendre, l'artiste n'a pas lancé la soirée avec une pièce de son nouvel album, mais plutôt avec une nouvelle version réussie de Manu, titre issu de Chacun dans son espace sorti en 2003. 

Il a ensuite enchaîné avec Je sais ben, dernier titre de son dernier album. Le ton de la soirée était donné. Vincent Vallières allait proposer une soirée où les titres nouveaux et anciens cohabitent sans égard à leur date de création. 

« Merci de nous avoir choisis ce soir. On est dans le jus avec les séries. Le Canadien, les Sags, vous êtes bons Saguenay », a-t-il lancé en début de représentation.

« C'est la première fois à peu près qu'on fait le spectacle. On va essayer des choses avec beaucoup d'amour et de passion », a-t-il promis. 

Mis à part son complice de longue date André Papanicolaou, Vincent Vallières est entouré d'une nouvelle équipe. Si remplacer de vieux « chums » de tournée peut être difficile, sur scène, la magie opère. 

Vincent Vallières est solidement appuyé par ses trois musiciens avec qui il forme un ensemble complet qui remplit complètement l'espace. 

En plus de Marc-André Larocque à la batterie, la présence féminine d'Amélie Mandeville à la basse, aux claviers et à la voix apporte beaucoup. Ce fut notamment le cas pour Fille en fleurs, nouvelle pièce, qui a été offerte dans un intéressant mélange de voix, tout comme L'amour c'est pas pour les peureux parue sur Fabriquer l'aube sorti en 2013.

Le public a pu découvrir les nouveaux titres Bad luck, On danse comme des cons, Pays du Nord et À hauteur d'homme. 

Il a aussi eu droit à Au matin du lendemain que Vallières a composé en collaboration avec Philippe B. 

L'artiste a aussi parlé de sa résidence avec Gilles Vigneault réalisée en janvier dernier. « Gilles Vigneault nous a dit de tenter l'expérience de laisser notre instrument de côté et d'affronter le public. Nous voici quelques mois plus tard à Chicoutimi », a-t-il raconté avant d'entreprendre sans sa guitare Loin dans le bleu, pièce que Vigneault l'a aidé à écrire, puis Le repère tranquille, titre issu de l'album du même nom. 

En fin de spectacle, le public a manifesté son plaisir en se levant d'un bond. L'artiste est réapparu quelques minutes plus tard, seul avec sa guitare, pour Le monde tourne fort, puis ses musiciens l'ont rejoints pour la chanson qui était sans doute attendue par plusieurs, On va s'aimer encore. Le public a chanté en coeur avec Vincent Vallières. Comme s'ils se faisaient une promesse mutuelle.




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