L'aura de Martha

Martha Wainwright... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Martha Wainwright

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Un des plus grands noms du Festival jazz et blues de Saguenay a donné raison aux organisateurs de l'événement qui se réjouissaient de sa présence mercredi soir. Dans un Théâtre Banque Nationale pratiquement rempli, Martha Wainwrigth a offert une prestation tout en force et en nuances, à la hauteur de sa réputation.

Issue des légendes du folk Kate McGarrigle et Loudon Wainwrigth III, Martha Wainwright charme les publics partout où elle passe. Mercredi soir, les spectateurs du Festival jazz et blues conquis d'avance n'ont pu que quitter la salle complètement charmés. 

L'auteure-compositrice-interprète est apparue seule sur scène, sous les applaudissements nourris de la foule. Elle a offert Cheminant à la ville, pièce écrite par sa mère Kate et sa tante Anna McGarrigle. Puis ses trois musiciens sont venus la rejoindre. 

Martha Wainwright est indéniablement née pour la scène. Pendant près de deux heures, elle a offert ses pièces sans jamais perdre en intensité. L'artiste sait chanter, sa voix est capable d'innombrables acrobaties, mais c'est aussi une grande interprète. Tout son corps se met au service des pièces. Elle accompagne ses notes de tapements de pieds et de battements de jambe. Jamais la guitare ne l'empêche de s'exprimer physiquement, même si elle n'hésite pas à la laisser de côté à l'occasion sans pour autant perdre de sa fougue et de son naturel.

L'artiste venue présenter son cinquième opus intitulé Goodnight City a tout de même voyagé entre ses différents albums, remontant à quelques reprises jusqu'à son premier opus éponyme paru en 2005, notamment avec la pièce G.P.T. 

« Sur Goodnight City, il y a des chansons déprimantes, comme d'habitude, des chansons fâchées, mais je pense aussi qu'il y a des chansons plus joyeuses que sur mes autres albums. C'est probablement parce que ça parle de mes enfants », a affirmé l'artiste qui s'est adressée au public en français tout au long de la soirée, avant d'entreprendre Franci, pièce dédiée à son fils qu'elle a elle-même composée. Look into My Eyes a aussi été grandement appréciée de la foule. 

« Mes chansons sont autobiographies, personnelles, vraiment intenses. Quatorze chansons de Martha Wainwright, ça serait beaucoup. En plus, je manque de temps avec deux enfants », a-t-elle lancé afin d'expliquer pourquoi elle a fait appel à différents collaborateurs pour écrire les chansons de son plus récent disque. Juste après, elle a présenté Francis, première pièce de son répertoire écrite par son frère Rufus Wainwright. 

Après l'entracte, elle a aussi fait plaisir au public en lui offrant quelques titres tirés de son album Sans fusils, ni souliers, à Paris : Martha Wainwright's Piaf Record. L'album sorti en 2010 a ravi les fans de partout. Mercredi soir, le public a vite compris pourquoi. L'accordéoniste et La foule chantées par Piaf ont pris une nouvelle couleur, sans être dénaturées, dans la bouche de l'artiste qui les a proposées en formule piano-voix. 

C'est toutefois avec sa guitare électrique qu'elle a conclut la prestation, avant de réapparaître sur scène pour un rappel. 

Le public a eu droit à Chelsea Hotel de Leonard Cohen, puis à Proserpina issue de son album Come Home to Mama

Seule au micro, avec sa guitare, ou accompagnée de musiciens, Martha Wainwright fascine. Il y a la voix, certes, mais tout ça va bien au-delà. C'est un tout. C'est l'aura de Martha.

Blond Cerise... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Blond Cerise

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Blond Cerise sous le dôme

Le groupe Blond Cerise, formé de quatre jeunes musiciens de la région, a animé le Dôme érigé au coin des rues Racine et Bégin mercredi soir avec sa musique rythmée et énergique. La formation a été remarquée par le Festival jazz et blues de Saguenay lors de la dernière édition de la Bourse Objectif Scène, ce qui lui a permis de se tailler une place dans la présente édition de l'événement.




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