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Nicolas de la Sablonnière lance son premier livre

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Nicolas de la Sablonnière est connu pour ses films et ses tableaux, mais jeudi, c'est l'auteur en lui qui sera mis en évidence par l'entremise de son premier livre, Jens de la montagne.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il est des choses que ni la peinture ni le cinéma ne permettent d'exprimer adéquatement. Du moins, tel est l'avis de Nicolas de la Sablonnière, qui lancera son premier livre jeudi, à l'occasion d'un 6 à 8 tenu au Centre Bang de Chicoutimi. La chose en question a pour titre Jens de la montagne et constitue la première d'une série de quatre publications qui suivront le rythme des saisons.

« C'est l'aboutissement d'une maturation étalée sur 20 ans. Au cours de cette période, j'ai créé dix livres, dont aucun n'est sorti pour le moment. Au fil de ces projets, j'ai appris à écrire, même si j'ai encore le sentiment de me trouver au pied de la montagne. Disons que j'ai atteint le minimum syndical », a raconté l'auteur il y a quelques jours, lors d'une entrevue réalisée au journal.

Produit à compte d'auteur via les Éditions de l'oiseau-mouche, Jens de la montagne a vu le jour l'automne dernier, en l'espace de quatre mois. Il représente l'expression d'un voyage intérieur, plutôt qu'une chronique du quotidien. Les considérations philosophiques abondent, côtoyant des aphorismes et des textes de facture poétique.

« Parfois, je donnais une "go". Je pouvais produire 90 pages en dix jours, saupoudrées de séances consacrées à la peinture. Et d'un bout à l'autre, le fil conducteur a été ma vie, en ce sens que j'ai respecté l'ordre dans lequel les textes ont été écrits. À travers cette expérience, j'ai cherché à montrer ce que la saison provoquait en moi, une saison où la lumière s'en va, une saison qui nous mène au sommeil », rapporte Nicolas de la Sablonnière.

Plusieurs thèmes sont explorés. Il mentionne pêle-mêle l'espace, la mort, le temps et l'art, ainsi que la question de Dieu. Depuis toujours, ces sujets l'interpellent et quelques idées se sont cristallisées au fil de la démarche. « Je crois que l'art, c'est ce qui transcende le temps, mentionne ainsi l'auteur. L'humain constitue l'espèce animale par excellence grâce à sa capacité de créer, mais aujourd'hui, je me demande s'il est à la hauteur des problèmes qui ont résulté de ses actions. »

Le Jens du titre, c'est un peu, beaucoup lui. Un personnage qui écrit des choses destinées à ses semblables, certaines provenant de la partie visible de la vie, alors que d'autres sont issues des profondeurs de l'âme. « J'ai essayé de brosser un portrait précis, sans mentir, pour montrer ce qui m'habite, souligne Nicolas de la Sablonnière. Ce fut un exercice stimulant, agréable parce que je ne savais jamais ce que ça allait donner. »

Il amorce d'ailleurs le deuxième volet de son ambitieux chantier. Jusqu'en juin, les pensées que lui inspirera le printemps seront dûment colligées, la différence étant qu'au lieu de les décliner à l'intérieur de deux chapitres, le prochain ouvrage en comptera trois, lesquels correspondront aux mois qui forment la saison. Et plus que jamais, l'Arvidien estime que les mots demeurent le véhicule le plus approprié dans le cadre de cette démarche.

« Il y a seulement de cette manière, par l'entremise d'un livre, que je pourrais exprimer ce que j'appelle la lie, ces choses que la peinture ne parvient pas à faire ressortir. Quand je peins, en effet, je me trouve dans un état "somnambulesque", ce qui est peu propice à l'élaboration de concepts », explique Nicolas de la Sablonnière.




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