REGARD: Fanny Mallette se dit choyée

Fanny Mallette a été invitée à REGARD à... (Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Fanny Mallette a été invitée à REGARD à titre de cinéaste, elle qui a présenté son court métrage Le dernier mardi dans le cadre de l'événement.

Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

En 2016, Fanny Mallette a réalisé son premier court métrage intitulé Le dernier mardi. C'est donc d'abord à titre de cinéaste qu'elle a été invitée à REGARD. Difficile toutefois de ne pas profiter de son passage à Saguenay pour traiter de son remarquable parcours d'actrice. Elle a accepté de rencontrer Le Progrès-Dimanche pour parler de ses projets devant, et derrière la caméra.

Fanny Mallette a une feuille de route impressionnante. Son parcours est sans faille. Elle est appréciée du public et de la critique. Depuis ses débuts, ses personnages marquent l'imaginaire, touchent, surprennent.

L'actrice qui est sortie de l'École Nationale de théâtre en 1998 en convient d'emblée, elle est choyée d'avoir pu jouer autant de personnages si différents les uns des autres. «Ç'a bien fonctionné pour moi, mais j'ignore pourquoi», affirme-t-elle de sa voix douce.

L'actrice a été rencontrée quelques minutes seulement avant d'entreprendre une conversation d'une heure trente devant public dans le cadre de l'activité En conversation avec. Marc-André Grondin devait se prêter au jeu, mais de la mortalité dans sa famille l'en a empêché. Elle a accepté de prendre le relais. «Je trouvais ce qui se passait un peu triste», explique celle qui s'expose peu en public. «Il sera question de ma carrière professionnelle, ça me va.»

L'actrice ne peut échapper aux tapis rouges et autres activités mondaines, mais c'est un aspect de la vie d'actrice qui lui convient moins. «J'ai appris à avoir un certain détachement par rapport à tout ça, mais je n'ai jamais aimé me déguiser en princesse», explique-t-elle.  

Ce n'est clairement pas le glamour entourant le métier qui a attiré Fanny Mallette vers le jeu. Elle a découvert le théâtre dans le cadre d'une présentation scolaire. «Albert Millaire est venu nous rencontrer un jour. Il proposait une introduction aux grands monologues du théâtre. Il était seul sur scène, il nous parlait et tout à coup, il se transformait en personnage. C'est là que j'ai compris ce qu'était le travail d'acteur.»

Quelque temps plus tard, elle a abandonné le judo, un sport auquel elle se consacrait, puis a demandé des cours de théâtre en cadeau pour son 15e anniversaire.

«Dès le premier cours, j'ai su que c'était ce que j'allais faire.»

Elle a décroché son premier rôle dans la série télévisée Scoop. Quelques années plus tard, elle fait son entrée à l'École Nationale de théâtre. Puis, les rôles autant au cinéma qu'au théâtre et à la télévision se sont succédé.  

Ses nombreux rôles ont marqué le paysage télévisuel et cinématographique.

Fanny Mallette confirme toutefois que ce sont les personnages les plus récents qui sont le plus souvent évoqués par le public. «Actuellement, les gens me parlent surtout de Feux et de Mensonges», confirme l'actrice heureuse de jouer des personnages variés.

«Mais là, je serais due pour une comédie. Heureusement, mon personnage de Julie Beauchemin dans Mensonges me permet d'explorer plusieurs aspects. Elle est parfois légère, drôle, préoccupée, mère de famille et amante. C'est un cadeau ce personnage aux multiples facettes.»

Cinéaste

Il y avait un certain temps que Fanny Mallette songeait à réaliser un court métrage.

«J'écrivais, mais je remettais le projet à plus tard.»

Sur le tournage de Stealing Alice, elle a demandé au réalisateur, peintre et auteur Marc Séguin de lui écrire une nouvelle. «Deux semaines plus tard, je l'avais.»

Avec Marc Séguin, elle a financé elle-même le film. Le dernier mardi a été réalisé avec un budget de 4000$. Il a été tourné dans l'appartement de sa mère. «J'ai tout peinturé pour le tournage. Le lendemain, je peignais tout l'appartement à nouveau», raconte-t-elle. «C'était le cadeau de ma mère pour m'avoir prêté l'appartement. Je tenais aux couleurs, aux textures.»

Elle a grandement apprécié son expérience. Déjà, elle a déposé un autre projet. Elle espère un financement. «Je pourrais choisir d'autres chemins, mais on dirait que j'ai besoin de passer par là. J'ai besoin que mon scénario soit lu par des professionnels. Après, si j'ai l'appui d'une institution, j'aurai l'impression que je suis reçue comme cinéaste.»




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