De la qualité et de la variété

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La soirée d'ouverture de REGARD a attiré des centaines de personnes. Après un 5 à 7 dans le hall de la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière, les festivaliers ont été invités à l'intérieur de la salle pour un visionnement. Le public a ensuite pu terminer la soirée avec une prestation de l'auteur-compositeur-interprète Émile Proulx-Cloutier.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La 21e édition de REGARD a été officiellement lancée jeudi soir à la salle François-Brassard du Cégep de Jonquière. Des centaines de personnes étaient réunies pour l'occasion. Parmi elles, plusieurs noms bien connus du public. Pour certains, il s'agit d'un premier contact avec le festival de courts métrages. Toutefois, tous avaient déjà entendu parler de l'événement dont la réputation à elle seule convainc de plus en plus de gens, année après année, de faire la route jusqu'à Saguenay.

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Les acteurs Céline Bonnier et Stéphane Crête participent au festival REGARD pour une première fois. Ils agissent tous deux à titre de membres du jury Professionnel, ce qui leur permet de redécouvrir le monde du court métrage.

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Céline Bonnier et Stéphane Crête en sont tous deux à leur première visite à REGARD, et c'est à titre de membres du jury Professionnel qu'ils découvrent le festival. Les deux acteurs n'ont pas la tâche facile, eux qui doivent sélectionner les courts métrages qui seront primés parmi la sélection. Mais ils entreprennent tous deux le rôle avec bonheur, profitant de l'occasion pour redécouvrir un univers avec lequel ils sont plus ou moins familiers. 

Par l'entremise de REGARD, Céline Bonnier et Stéphane Crête replongent littéralement dans le monde du court métrage. Les deux acteurs ont déjà joué dans certains films courts, mais il y a de cela plusieurs années déjà et selon eux, depuis, les choses ont bien changé. 

Les deux acteurs ont visionné 68 courts métrages avant de faire le trajet jusqu'à Saguenay. Ils connaissaient donc la programmation complète de l'événement, avant même que les festivaliers aient pu visionner les premiers films. 

«En voir autant, c'est particulier. C'est un beau médium et un beau format. Il y a beaucoup de belles choses dans la programmation, des bijoux, affirme Céline Bonnier. C'est intéressant d'en voir beaucoup. T'apprends, tu développes l'oeil, l'esprit critique. Tu es sollicité par beaucoup d'histoires, c'est stimulant», témoigne l'actrice. 

«Je m'attendais à voir de la qualité, mais je suis content de voir qu'il y a une aussi grande variété dans la forme», affirme pour sa part Stéphane Crête. 

L'expérience permet aux acteurs de redécouvrir le monde du court métrage. Ils jugent ce genre d'oeuvres pour une première fois. 

«Je suis étonnée de voir que certains courts métrages sont d'aussi grosses productions», souligne l'actrice que le public a l'habitude de voir au petit et au grand écran. 

«Le milieu a changé. Avant, les gens faisaient du court métrage en attendant de faire du long métrage. Maintenant, c'est une forme en soi», affirme Stéphane Crête, appuyé par sa collègue. 

Tous deux avaient entendu parler du festival, mais ils n'y avaient jamais participé. «Cette fois, on avait le bon prétexte pour participer», affirme celui qui a notamment campé Brad Spitfire dans la série télé Dans une galaxie près de chez vous. 

«On entend dire que le festival est très ''hot''», souligne Céline Bonnier. 

Les deux acteurs comptent bien profiter de leur visite pour participer aux différentes activités offertes dans le cadre de l'événement. Même s'ils ont déjà visionné l'ensemble des films, ils se glisseront également dans les salles à l'occasion. «J'aimerais voir certains films sur grand écran, en plus de voir la réaction du public», explique Céline Bonnier. 

Ils devront aussi délibérer, en compagnie de l'auteur Samuel Archibald, du cinéaste David Uloth et de la programmatrice Ina Pira. «Peut-être que ça impliquera de réécouter certains films, s'il y a des litiges», souligne Céline Bonnier qui assume son rôle avec le sourire.

L'acteur Sébastien Ricard a grandement apprécié tourner dans... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 3.0

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L'acteur Sébastien Ricard a grandement apprécié tourner dans un court métrage. Il tenait à participer au festival REGARD, même s'il n'a pu assister à la projection du film Qu'en ce jour je meure dans lequel il campe le personnage principal.

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Un milieu inconnu pour Ricard

Sébastien Ricard devait être à Saguenay mercredi, alors qu'était présenté en première le film Qu'en ce jour je meure dans lequel il campe le personnage principal. Dame Nature en a décidé autrement, l'empêchant d'effectuer le trajet Montréal-Saguenay. L'acteur a tout de même tenu à prendre part à REGARD, un événement qu'il découvre et dont il n'a entendu que de bons commentaires. 

Sébastien Ricard est arrivé à Saguenay jeudi après-midi, une journée plus tard que prévu. Ce retard l'a privé de la projection du court métrage de 15 minutes qu'il a tourné avec le cinéaste saguenéen Martin Rodolphe Villeneuve. 

« Je n'ai pas vu le produit fini, mais je suis sûr que je vais l'aimer. On a travaillé ensemble tout le long du processus. Ç'a été un travail d'équipe », assure-t-il. 

Il s'agit d'une première collaboration entre les deux hommes. « Je me trouve très chanceux. C'est le début d'une longue collaboration », espère-t-il. La participation au tournage a permis à l'acteur de s'ouvrir à un milieu qu'il connaissait peu. 

« J'ai participé à quelques courts métrages auparavant, mais j'ai toujours eu une idée préconçue du format, une idée un peu fausse, admet-il. Je découvre le milieu du court. Je me rends compte que c'est un milieu très très vivant. Ce n'est pas un art mineur, c'est un art à part entière », affirme-t-il. 

« Le film que j'ai fait avec Martin Rodolphe Villeneuve n'aurait pas été possible en long métrage. On a bénéficié d'une liberté rare. Le tournage s'est très bien passé. »

Pour sa part, le cinéaste Martin Rodolphe Villeneuve a trouvé le tournage plus ardu. Il a dû composer avec le vent et les mouvements de l'eau, puisqu'une bonne partie du tournage a été réalisée sur le fjord. Il se considère par ailleurs chanceux d'avoir pu vivre l'expérience avec l'acteur qu'il a choisi. 

« J'ai vu Sébastien Ricard dans le film Une jeune fille de Catherine Martin. Il était très bon. Après coup, j'ai écrit le synopsis de mon film. J'ai pensé à lui parce je trouvais qu'il avait une attitude qui allait bien avec le tableau du peintre Edvard Munch (Mélancolie) qui m'avait inspiré. »

Le cinéaste se sent choyé que l'acteur ait accepté d'embarquer dans l'aventure. Avec Kristine Girard comme directrice de production et Gabriel Fortin à la direction photo, ils ont formé une petite équipe tissée serré.

L'écrivain originaire d'Arvida Samuel Archibald tient le rôle... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 4.0

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L'écrivain originaire d'Arvida Samuel Archibald tient le rôle de membre du jury Professionnel du festival REGARD.

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Samuel Archibald content d'être là

Samuel Archibald est d'abord connu comme auteur, mais il caresse aussi des projets en cinéma. Cet intérêt pour le 7e art, combiné à l'attachement pour sa région natale, ont convaincu l'Arvidien d'origine d'accepter le rôle de membre du jury Professionnel de la 21e édition de REGARD.

«REGARD, c'est chez nous. C'est aussi des gens que je connais bien. Je suis bien content d'être là», affirme d'emblée l'auteur d'Arvida. 

La tâche est colossale. Samuel Archibald doit visionner 68 courts métrages qu'il jugera en compagnie de quatre autres membres du jury. Fort occupé, il n'avait pas tout à fait terminé le travail jeudi soir. Il devait se remettre au boulot plus tard en soirée. 

«REGARD, c'est super prestigieux. Les gens savent ce que c'est. Cette expérience, c'est super nourrissant », affirme celui qui a déjà jugé des courts métrages dans le cadre du festival Fantasia de Montréal. « Le court métrage permet de découvrir des gens autant derrière que devant la caméra.»

Le rôle qui lui a été confié ne stresse pas l'écrivain outre mesure. «Le stress, je vais le vivre dans les cinq premières minutes de la réunion avec les autres membres du jury. C'est là qu'on découvre si on a des opinions similaires. Mais je pense que c'est une belle gang et que tout ira bien.»




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