Jonathan Roy, comme chez lui à Arvida

Jonathan Roy a livré un spectacle solide, tout... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Jonathan Roy a livré un spectacle solide, tout en laissant voir un bout de son âme, vendredi soir, lors de sa visite à la Salle 4-Barils d'Arvida. Il s'agissait de sa première présence au Saguenay en tant que chanteur.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Lors de sa dernière présence au Saguenay, c'est avec ses poings que Jonathan Roy avait frappé l'imaginaire collectif. Neuf années se sont écoulées depuis, une parenthèse suffisamment longue pour que le hockeyeur se mue en chanteur. C'est donc en cette qualité que vendredi soir, dans une Salle 4-Barils pleine comme un oeuf, l'homme a donné son premier spectacle au Royaume.

Jonathan Roy a livré un spectacle solide, tout... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Jonathan Roy a livré un spectacle solide, tout en laissant voir un bout de son âme, vendredi soir, lors de sa visite à la Salle 4-Barils d'Arvida. Il s'agissait de sa première présence au Saguenay en tant que chanteur.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

À vol d'oiseau, l'établissement arvidien ne se trouve pas loin du Centre Georges-Vézina, mais cette fois, il n'y avait rien de négatif, ni même d'équivoque, dans l'atmosphère chargée d'excitation qui régnait au sein de l'assistance. Dans un contexte religieux, on assimilerait cet événement à une cérémonie du pardon. Plus prosaïquement, on parlera plutôt de la rencontre d'un artiste avec des fans qui avaient vraiment hâte d'entendre les versions « live » de ses succès.

Jonathan Roy s'est pointé sur scène quelques minutes après Cynthia Harvey dont la dernière pièce, Pour ce qu'il reste, avait été livrée en duo avec Alex Lapointe. Le public, très majoritairement féminin, a émis ses premiers cris dès l'arrivée des musiciens. Ils venaient d'installer un beat reggae, le parfait antidote au froid qui régnait dehors, lorsque le jeune homme a entonné l'air joyeux de Beautiful Day, l'une de ses compositions.

Souriant, balançant les bras au rythme de la musique, il chantait de sa voix joliment terreuse en n'ayant même pas l'air de forcer son talent. Tout semblait si naturel que les mauvais esprits qui voyaient en lui une créature des studios ont dû se raviser. Il se passait vraiment quelque chose, une impression confirmée par New Shoes, accompagné par des cris encore plus stridents. Pas étonnant que cet extrait de l'album Mr. Optimist Blues ait cartonné. Il donne envie de paresser sur une plage.

« Jonquière ! Ça faisait longtemps que j'avais le goût de venir ici », a souligné Jonathan Roy au cours de sa première intervention. Réalisant qu'il était en terrain ami, l'artiste a invité les gens à lever leur verre en sa compagnie avant de se glisser dans la pièce qui a donné son nom au nouvel opus. Un autre air enjoué, léger comme une meringue, qui a libéré des particules de bonheur.

Jonathan Roy aurait pu surfer longtemps sur cette vague. Ça aurait été tentant, mais il a enchaîné avec Fly, l'hommage rendu à sa soeur cadette. « Quand mes parents ont divorcé, il y a neuf ou dix ans, elle est restée avec ma mère, qui a traversé 12 années de dépression. Sans ma soeur, elle ne serait plus là et moi qui étais absent, je me suis senti coupable. C'est pour ça que j'ai écrit cette chanson », a confié l'invité du 4-Barils sous un éclairage bleuté qui reflétait son état d'esprit.

C'est au son d'une ballade servie par une interprétation sentie, avec pour seul geste une main posée sur son coeur, qu'il a ainsi découvert un bout de son âme. Sur un registre similaire, puisque le texte puise aux mêmes sources, Good Things, le nouveau simple, a confirmé la bonne impression produite par Fly. Le chapitre introspectif de la soirée tirait cependant à sa fin. Cream, le classique de Prince, a ramené la notion de plaisir à l'avant-plan.

Les musiciens, solides, parfois brillants, ont fait honneur à Sa Majesté Pourpre, ainsi qu'à Bill Withers et les Eurythmics dont les pièces Ain't No Sunshine et Sweet Dreams ont été élégamment jumelées au début des rappels. ll restait cependant deux succès dans la manche de Jonathan Roy, You're My Ace et Daniella Denmark, dont les paroles étaient si familières qu'une partie de la foule les a reprises en choeur. Elle faisait désormais corps avec le chanteur.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer