Philippe David Gagné créateur de l'année

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Le cinéaste Philippe David Gagné a remporté le prix du Créateur de l'année au Saguenay-Lac-Saint-Jean du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Philippe David Gagné est sacré créateur de l'année au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le cinéaste a été choisi par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) afin de mettre la main sur le titre et la bourse de 5000 $ qui lui est assortie.

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Le cinéaste Philippe David Gagné a remporté le prix du Créateur de l'année au Saguenay-Lac-Saint-Jean du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Philippe David Gagné a tout un parcours. Au fil des ans, ses films ont voyagé à travers le monde et lui ont valu de nombreux prix. En duo avec son complice Jean-Marc E. Roy, avec qui il a fondé la compagnie de production La Boîte de pickup en 2015, il a réalisé PICK-UP : à la rencontre d'un bout du monde en 2011, une websérie documentaire qui a remporté un prix Gémeaux en 2012. Leur court métrage Bleu Tonnerre a pour sa part été présenté lors de la 47e édition de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes en 2015.

Avec le prix du CALQ, c'est tout le travail du Baierievrain d'origine qui a été souligné. Maude Thériault, membre du conseil d'administration du CALQ, a remis le prix à Philippe David Gagné au Centre d'art actuel Bang dans le cadre de l'événement La critique aujourd'hui, tenu vendredi soir. 

« Les membres du comité de sélection du CALQ ont souligné la qualité remarquable des réalisations de Philippe David Gagné. Ses oeuvres jouissent d'une grande diffusion et d'une reconnaissance internationale enviable. Par l'engagement qu'il manifeste de diverses manières, il contribue à la mise en valeur de la production cinématographique dans sa région », a-t-elle mentionné. 

Pour Philippe David Gagné, le prix a toute une signification. « Je suis en mi-carrière. J'ai 35 ans. Ça fait 10 ans que je fais ce métier. C'est un bon motivant. C'est un bel encouragement, une belle reconnaissance », affirme celui qui est particulièrement fier de voir que c'est l'ensemble de son oeuvre qui est récompensé. 

« Je suis content, puisque créer en région, c'est presque un choix politique. J'en retire une grande fierté, car autant dans le travail avec Jean-Marc E. Roy que dans mon travail en solo, la région prend beaucoup de place. On essaie de la montrer de façon différente. Ce n'est pas artificiel pour moi le choix d'être ici. Ce prix souligne ce côté-là de mon travail », affirme celui qui s'implique activement dans le milieu. 

En plus d'enseigner à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Philippe David Gagné donne des conférences dans les cégeps, fait du mentorat, siège à plusieurs jurys de festivals et de bourses et est administrateur de la Bande Sonimage. Il est aussi cinéaste-accompagnateur avec la Wapikoni mobile, un studio d'enseignement et de production cinématographique pour les communautés autochtones. 

L'an dernier, le prix du CALQ a été remis à Jean-Marc E. Roy. Cette année, Philippe David Gagné avait soumis sa candidature sans attentes. « Comme pour n'importe quelle demande de bourse ; après avoir soumis ma candidature, j'oublie la démarche. Sinon, je suis déçu. Cette fois, ç'a fonctionné. Je suis content. C'est un beau coup de pouce. L'an passé, j'étais très content pour Jean-Marc. Cette reconnaissance rejaillissait aussi sur mon travail. Ce sera la même chose pour lui cette fois-ci. Ça fait deux ans de suite que notre duo est récompensé », affirme-t-il, soulignant la qualité du travail de plusieurs de ses comparses en région. 

Le cinéaste compte utiliser le montant d'argent pour la scénarisation. 

« Souvent, on travaille sans financement. J'ai rarement le luxe de prendre du temps pour des projets. Ce montant, c'est l'équivalent de l'écriture d'une version de scénario. Il servira à la scénarisation, une partie du travail que j'aime beaucoup », souligne celui pour qui l'année en cours risque d'être fort chargée. 

Destrier, un court métrage de sept minutes qu'il a réalisé dans le cadre du projet Fjord de la bande Sonimage sera projeté au Théâtre Banque Nationale le 15 mars, à 19 h, dans le cadre du programme 100 % Saguenay du festival REGARD. « C'est un film en un seul plan, une espèce de chorégraphie mettant en vedette la pêche blanche et les ski doos », décrit-il. 

Avec Jean-Marc E. Roy, il vient de terminer le montage du court métrage Crème de menthe, tourné l'automne dernier à Jonquière avec les comédiens Macha Limonchik, Charlotte Aubin et Fred-Éric Salvail. Le duo a aussi un projet de série documentaire sur la retraite. Des projets de longs métrages et de clips en solo sont aussi dans l'air. « J'ai beaucoup de projets différents et excitants. Je crois que 2017 va être une bonne année. »




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