Retour d'un groupe heureux

Les Cowboys Fringants se produiront à l'hôtel La... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les Cowboys Fringants se produiront à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi, vendredi, à l'invitation des Productions Hakim. Il s'agira de leur deuxième visite dans cette salle depuis la sortie de l'album Octobre.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Les Cowboys Fringants un vendredi soir, à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. Si vous en avez assez de pelleter, de marcher comme en raquettes, mais sans raquettes, c'est le genre de rendez-vous qui risque de vous interpeller. Présent à compter de 21h, le groupe effectuera sa deuxième visite dans cette salle depuis le lancement de l'album Octobre, le petit dernier mis en marché en 2015. Il apprécie l'endroit, ainsi que l'attitude des fans du Royaume.

«C'est spectaculaire, à La Saguenéenne. D'habitude, il y a 1000 personnes et beaucoup d'atmosphère. C'est de l'ambiance solide», a commenté le chanteur Karl Tremblay mercredi, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Si le passé est garant de l'avenir, le public aura droit à un chapelet de classiques, des pièces comme Les étoiles filantes, En berne et Bye Bye Lou. Il pourra également adresser des demandes spéciales, une tradition honorée chaque soir.

«Nous en prenons régulièrement, au risque de les rater à l'occasion, de ne pas être dans les bonnes tonalités. Il faut dire qu'en 20 ans, nous avons écrit quelque chose comme 130 chansons. Le seul qui les connaît par coeur est l'un de nos batteurs, Marc-André Brazeau. Le deuxième est un gars de chez vous, Pierre Fortin, et il joue de plein d'autres instruments», rapporte Karl Tremblay.

Ce qui lui sourit tout autant que d'explorer les zones d'ombre du catalogue des Cowboys, c'est de reprendre des pièces tirées d'Octobre. C'est d'autant plus gratifiant que le public en a adopté un nombre plus élevé qu'à l'ordinaire. «Nous en faisons sept ou huit à chaque spectacle, ce qui fait notre bonheur. Ça nous aide à renouveler le contenu», se réjouit le chanteur.

Le public rajeunit

Une autre forme de renouvellement se rapporte aux fans. Sans faire de contorsions pour que ça arrive, le groupe constate qu'une nouvelle génération fréquente ses spectacles et affiche un enthousiasme équivalent à celui des vétérans. «Des jeunes du cégep et de l'université ont le goût de prendre une bière avec nous et ils aiment particulièrement les chansons engagées, celles qui sont plus sociales, de même que les plus récentes. On sent que ça les rejoint», note Karl Tremblay.

Les membres du groupe, eux, abordent la quarantaine en affichant la même propension à étirer le plaisir, quitte à demeurer sur scène pendant trois heures. Leur récompense prend la forme de salles pleines où, pour répondre à la demande, ils doivent tenir des supplémentaires. C'est ainsi que la présente tournée se poursuivra jusqu'en décembre, entrecoupée par un séjour en France au début d'avril.

Ensuite, il faudra écrire de nouvelles pièces, songer au prochain album. L'idée serait que cet encodé prenne forme en 2018 et comme ce sera le dixième formé de compositions originales, ce projet prendra une couleur particulière. «Ça commence à cogiter dans les chaumières, mais après avoir écrit autant de chansons, on doit laisser le puits se remplir», énonce Karl Tremblay.

Que les fans des Cowboys Fringants se rassurent, cependant. Dixième album ou pas, le groupe demeurera fidèle à son ADN. «Nous ne voulons pas faire un opéra rock spatial pour ensuite perdre la face. Nous avons notre style à nous et il est formé d'un amalgame de titres rigolos, nostalgiques et engagés», fait observer le chanteur.

Un jeu imaginé par Karl Tremblay

Quand il ne chante pas Marine marchande devant des centaines de fans, Karl Tremblay donne libre cours à sa passion pour les jeux. Non seulement a-t-il contribué à la fondation de la compagnie Triple Boris en 2016, mais voici qu'apparaît un premier produit, Gauche-Droite : Le Manoir, dans lequel on retrouve un peu de lui-même.

Disponible sur l'App Store depuis le 23 février, au coût de 2,79 $, ce jeu a pour caractéristique de solliciter la mémoire. Le prétexte est fourni par Billy, un personnage qui cherche son chien à l'intérieur d'un manoir. Dans chaque pièce, il faut choisir une porte, la gauche ou la droite. La bonne permet de progresser, tandis que la mauvaise ramène le joueur à la case départ.

« Moi-même, je suis un ''gamer'' et j'ai fondé Triple Boris avec un ami programmeur, Simon Dansereau. Dans le cadre de ce projet, nous avons exploité une idée à moi pour créer un jeu simple. Il a été produit avec de petits moyens et nous n'écartons pas la possibilité qu'il y ait une suite. En même temps, nous travaillons sur d'autres jeux afin de nous positionner au sein de cette industrie qui est très active à Montréal et à Québec, de même qu'au Saguenay », souligne Karl Tremblay.

Basée à Varennes, sa PME fournit du travail à dix personnes. Il ne s'agit pas, à proprement parler, d'un projet chapeauté par les Cowboys Fringants, mais le groupe s'y exprime à petites touches. C'est ainsi que le design de Gauche-Droite : Le Manoir a été élaboré par la soeur du bassiste Jérôme Dupras, Valérie, tandis que la musique a été composée par le chanteur, de même que sa conjointe, la violoniste Marie-Annick Lépine.

« Nous avons créé une musique d'ambiance, une mélodie arrangée de plusieurs manières : orchestrale, psychédélique, cowboy et jazz. Il s'agissait de notre première expérience du genre », précise le copropriétaire de Triple Boris.




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