Le travail de Dominique Desmeules mis en valeur

Dominique Desmeules présente le livre The Love of... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Dominique Desmeules présente le livre The Love of Flowers, dans lequel on aborde son travail. L'auteure Debra Usher a consacré huit pages à l'artiste de Chicoutimi, dont les fleurs constituent le sujet de prédilection.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Dominique Desmeules jouit d'une belle vitrine depuis la sortie du livre The Love of Flowers, en décembre. Écrit par Debra Usher et publié par la maison Arabella, basée au Nouveau-Brunswick, il brosse le portrait de 40 artistes canadiens dont les fleurs constituent le sujet de prédilection. Huit pages sont consacrées à la Chicoutimienne, dont les tableaux réalisés à l'acrylique sont disponibles dans une dizaine de galeries établies au Canada, en Asie et en Europe.

« Comme il y en a une qui me représente en Ontario, ça pourrait avoir un impact positif sur les ventes. Ma présence dans ce livre va attirer l'attention des amateurs d'art », a-t-elle souligné jeudi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.Ce qui l'interpelle autant que la dimension commerciale, c'est la reconnaissance que lui procure sa sélection parmi tant de candidats potentiels.

« Ils ont inséré de très belles photographies de mes tableaux, certaines couvrant une pleine page. On voit des oeuvres très colorées, notamment des pots de fleurs, et il est question de ma démarche artistique. Je peins depuis toujours et il y a une dizaine d'années, j'ai entrepris de le faire à temps plein », précise Dominique Desmeules.

Ce n'est pas la première fois que les gens d'Arabella s'intéressent à son travail. Dans un magazine que publie cette maison quatre fois l'an, Arabella Canadian Art, Architecture & Design, deux articles présentés en 2011 et 2013 lui ont accordé ce privilège. Le premier, s'étirant sur sept ou huit pages, était centré sur la Chicoutimienne. Quant au second, il s'agissait d'un reportage consacré aux artistes qui se plaisent à reproduire des fleurs.

Chez Dominique Desmeules, c'est une vocation qui s'est cristallisée un peu malgré elle. Dans les années 1990, en effet, elle préférait peindre des visages, ce qui a même constitué le thème d'une exposition en solo.

Quand on lui a suggéré de montrer des fleurs, sa première réaction fut teintée de scepticisme. Néanmoins, elle a procédé à des expériences qui se sont révélées éclairantes.

« Je me souviens que je trouvais ça plate comme sujet. D'un autre côté, je faisais du jardinage et il y avait plein de fleurs sur mon terrain. Je les photographiais et c'est à partir de ça que je me suis mise à produire des tableaux, des natures mortes. C'était très figuratif et avec le temps, mon travail est devenu plus stylisé. Il y a davantage d'imagination dans mes oeuvres », estime la Chicoutimienne.

Les délais de production du livre n'ont pas permis d'inclure les toiles réalisées dans la dernière année, laquelle a donné lieu à une nouvelle mutation.

« Je demeure inspirée par le coeur des pivoines. Je m'amuse là-dedans et ça va vers des formes encore plus libérées, en particulier depuis l'automne. La réaction des gens me laisse croire que ça plaît », se réjouit Dominique Desmeules.

L'acrylique, le médium idéal pour l'artiste

L'hiver, il ne faut pas chercher de midi à 14 heures pour trouver Dominique Desmeules. Tous les jours, ou presque, elle prend le chemin de son atelier afin de répondre à la demande générée par les galeries qui la représentent. Il y en a une dizaine et chacune exprime des besoins différents, moulés aux préférences de sa clientèle.

Celle qui l'a accueillie la première, La Corniche, aime les tableaux relativement petits, ce qui ne l'a pas empêchée de vendre un grand format, il y a quelques années. À l'opposé , la Galerie Richelieu, établie sur la rue Saint-Denis, à Montréal, lui demande de couvrir de larges surfaces. Ce sera d'ailleurs le trait dominant de l'exposition qu'elle présentera au printemps.

«J'ai préparé une douzaine de toiles qui, à mon sens, forment un bel ensemble. Parmi elles, il y en a deux qui mesurent 60 pouces par 60, un format nouveau pour moi et que je trouve agréable. Ça laisse de la place à la gestuelle», explique Dominique Desmeules. Toujours au printemps, les mêmes oeuvres effectueront un séjour dans une autre institution qui l'a prise sous son aile: la Galerie Arteria de Bromont.

Si sa façon de peindre les fleurs laisse voir une mutation, alors qu'elles sont montrées sous un jour de plus en plus fantaisiste, le médium reste le même. Certes, les adeptes de l'aquarelle sont nombreux à aborder ce thème, mais la Chicoutimienne demeure fidèle à ses premières amours pour des raisons qui se révèlent à la fois pratiques et esthétiques.

«L'acrylique aussi, on la travaille avec de l'eau. Et si on en met davantage, ça produit un effet qui ressemble à celui de l'aquarelle, une forme de transparence que j'apprécie. J'aime exploiter le blanc de la toile et un avantage supplémentaire réside dans le fait qu'il y a moyen de corriger une erreur», fait remarquer Dominique Demeules.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer