REGARD: des films de partout, pour tous

La directrice de la programmation de REGARD a... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

La directrice de la programmation de REGARD a procédé au lancement de la programmation de la 21e édition de l'événement mercredi matin. Mélissa Bouchard s'est dite très heureuse qu'elle soit aussi variée et équilibrée.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Après avoir visionné des centaines de films de partout dans le monde, l'équipe de REGARD a lancé la programmation de sa 21e édition mercredi. L'événement, qui se tiendra du 15 au 19 mars, promet de faire vivre une foule d'émotions à ses festivaliers qui auront notamment l'opportunité de visionner deux courts métrages actuellement en lice aux Oscars.

« Chaque année, les choix sont déchirants pour notre équipe. Des milliers de courts sont considérés. J'ai personnellement revu tous les films dans la dernière semaine et je suis retombée en amour avec chacun », affirme la directrice de la programmation, Mélissa Bouchard.

Tout au long du festival, le public pourra découvrir 159 courts métrages provenant de 33 pays différents. 

Au total, 64 films feront partie de la compétition officielle, soit 33 en compétition nationale et 31 en compétition internationale. 

Vingt-neuf courts métrages sont en lice pour le Prix jeunesse et huit pour le programme Tourner à tout prix ! 

La 21e édition de l'événement sera aussi marquée par des ajouts non négligeables. 

En plus des prix totalisent 60 000 $, pour une première fois, les lauréats des compétitions nationale et internationale auront accès au processus de sélection des Oscars cette année.

La présence d'un jury composé de membres de l'Association internationale de la presse cinématographique, qui attribuera le Prix de la critique internationale, ajoute également à la compétition. 

Pour sa part, le jury professionnel est constitué de Céline Bonnier, Stéphane Crête, Samuel Archibald, David Uloth et Ina Pira. 

Deux films réalisés en région prendront également part à la compétition nationale, soit Hilarion de Gaétan Reine et Terre rompue d'Alexandre Rufin. 

L'équipe de REGARD a aussi sélectionné des films qui se sont mérité les honneurs à travers le monde. Le public pourra notamment voir Timecode de Juanjo Giménez, Palme d'or du dernier Festival de Cannes. Vaysha l'aveugle du québécois Théodore Ushev et Bon voyage de Marc Wilkins, deux films actuellement nommés aux Oscars seront aussi présentés. Dekalb elementary de Reed Van Dyk, Grand prix international du Festival international du court métrage à Clermont-Ferrand fait aussi partie de la programmation. 

Huit programmes réguliers, mais aussi 11 programmes thématiques, un programme Tourner à tout prix ! et quatre programmes jeunesse ont été préparés afin de plaire au plus grand nombre. Le public aura notamment accès aux programmes Films de genre, Documentaires, Art et essai et Cinéma engagé. 

Un programme intitulé L'acteur-réalisateur, présenté par l'Union des Artistes, permettra pour sa part de découvrir des courts métrages réalisés par des acteurs ayant aussi une pratique de cinéaste. 

La première soirée du festival sera consacrée au talent régional avec la séance 100 % Saguenay. Les films Le débroussailleur de Nicolas Lévesque, Terre rompue d'Alexandre Rufin, Le silence fait peur aux brutes d'Étienne Boulanger, Qu'en ce jour je meure de Martin Rodolphe Villeneuve, Destrier de Philippe David Gagné, L'usine et ma vilaine mémoire de 9 ans de Philippe Belley et Close-up de Jean-Marc E. Roy seront présentés. 

Lors de la soirée d'ouverture, le porte-parole de l'événement, l'artiste multidisciplinaire Émile Proulx-Cloutier offrira plusieurs de ses nouvelles compositions lors d'une projection-concert. 

Des projections extérieures auront aussi lieu à Place du citoyen. 

En conversation avec Marc-André Grondin, qui se tiendra samedi après midi le 18 mars à l'Hôtel Chicoutimi, permettra également de discuter avec l'acteur.

Un avant-goût prometteur

De l'animation, de l'émotion, du suspense, du poétique... Grâce à un mélange de genres et d'émotions, l'équipe de REGARD a concocté une courte projection qui a mis en appétit les personnes présentent au lancement de sa programmation mercredi matin. 

L'équipe de REGARD a proposé une conférence de presse à son image en organisant le visionnement de cinq courts métrages. Les quelques personnes qui ont pu voir les films sélectionnés ont été transportées dans des univers variés et convaincants grâce à cet avant-goût de ce qui attend les cinéphiles du 15 au 19 mars prochain. 

Bon voyage de Stefan Gubser a lancé la projection d'une façon plus que convaincante. Le drame de Marc Raymond Wilkins d'une durée de 21 minutes raconte l'histoire d'un couple suisse (Stefan Gubser et Annelore Sarbach) en vacances sur la Méditerranée à bord de son voilier. Il rencontre un navire de réfugiés en train de couler. Le court métrage touchant vaut le détour. 

Journal animé de Donato Sansone transporte dans un tout autre univers. Pendant trois minutes, les pages du quotidien français Libération s'animent au gré de l'actualité internationale. Le court métrage d'animation a été créé entre le 15 septembre et le 15 novembre 2015, au moment même des événements tragiques de Paris. Le film a vu le jour dans le cadre du projet Dessine toujours, lancé à la suite des attentats contre Charlie Hebdo en janvier 2015, sous le thème de la liberté d'expression. Le film a reçu le César du meilleur court métrage d'animation.

Le silence fait peur aux brutes de l'Almatois Étienne Boulanger a été créé dans le cadre du projet Fjord de la bande Sonimage sur la thématique « fjord et sport ». Le court métrage met en scène le fjord du Saguenay. Le film qui a reçu le Prix mise en scène du Festival Cinédrone en novembre dernier, propose une alliance entre l'image et le son. 

No Wave de Stéphane Lapointe est présenté en première nord-américaine. Le court film raconte l'histoire d'Henry, un homme anxieux, qui écoute le son des vagues diffusé par une station de radio pour s'endormir. Le film transporte le public dans un univers angoissant rempli de suspense. 

Le court métrage d'animation Waysha l'aveugle a clôturé le visionnement sur une belle note. Le film propose l'histoire d'une enfant qui naît avec un oeil qui voit le passé et l'autre le futur. Le présent n'existe pas à ses yeux. À l'aide de dessins et de la narration de Caroline Dhavernas, Theodore Ushev offre une histoire qui pousse à la réflexion. Le film qui a remporté le Prix Écrans canadiens du meilleur court métrage d'animation est actuellement en lice pour l'Oscar du meilleur court métrage d'animation.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer