Québec accueillera la licorne de Mathieu Valade

L'artiste saguenéen Mathieu Valade présentera cette licorne à... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'artiste saguenéen Mathieu Valade présentera cette licorne à Québec, dans le cadre de l'événement Manif d'art-La biennale de Québec. Elle sera installée à l'intersection de la Grande-Allée et de la rue Cartier, à compter de la mi-février.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Un artiste de Chicoutimi, Mathieu Valade, ajoutera une touche de mystère et de poésie à l'une des intersections les plus fréquentées de la Vieille Capitale. Invité à participer au volet extérieur de Manif d'art-La biennale de Québec, un événement qui se déroulera du 18 février au 14 mai, il a créé une sculpture représentant une licorne, laquelle se dressera à l'angle de la Grande-Allée et de la rue Cartier.

Mathieu Valade applique un peu de peinture sur... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 1.0

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Mathieu Valade applique un peu de peinture sur sa licorne, histoire de lui conférer plus de relief.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Lors de la visite du journal aux Ateliers TouTTout, il y a quelques jours, la créature fantastique faisait déjà illusion. De la même taille qu'un cheval, dont elle épouse la forme, la licorne se tenait bien droite et affichait une blancheur immaculée. Seules quelques parties du corps portaient la marque des jets de peinture noire vaporisés sur le revêtement en peluche.

La sculpture était complétée par une magnifique corne au fini nacré, ce qui laissait transparaître une palette de couleurs très douces. « J'ai déjà vu une corne de narval et celle de la licorne est, elle aussi, torsadée. Quant à l'intérieur du corps, il est fait de styromousse et provient d'une entreprise américaine spécialisée dans la taxidermie. L'ensemble pèse autour de 80 livres », précise Mathieu Valade.

Intitulée Mythe et évidence, l'oeuvre sera placée sur un socle fabriqué dans un atelier de Québec. Pour la protéger des éléments, mais aussi pour se mouler à la démarche artistique du Saguenéen, un cube de verre dépoli enveloppera l'animal. On le verra, mais pas avec autant de netteté que sur la photographie qui accompagne cet article.

« Ce sera une image en basse définition, en quelque sorte. Comme je traverse une période où j'aime présenter des objets effacés, les gens qui observeront la sculpture devront solliciter leur imagination afin de compléter l'image. Derrière cette approche, il y a l'idée de la magie, de la féérie et du mythe », fait remarquer Mathieu Valade.

C'est l'été dernier que le Saguenéen a été invité à créer une oeuvre extérieure. Heureux d'apprendre qu'on lui avait confié une intersection achalandée, située dans l'un des plus beaux quartiers de la ville, il a transmis sa proposition une semaine plus tard et elle a été acceptée. « Ça me fait vraiment plaisir de produire une sculpture qui sera vue par beaucoup de gens. J'aime faire circuler mon art et susciter un dialogue », énonce l'artiste.

Sa licorne élira domicile sur le site de la Maison Henry-Stuart, un charmant cottage construit en 1849. Elle sera placée le long de la rue Cartier et la tête pointera vers le nord, en direction du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les passants, toujours nombreux à cet endroit, pourront obtenir plus d'informations sur cette création en s'adressant à l'un des médiateurs culturels recrutés par la biennale.

À la fin de l'événement, Mythe et évidence sera soustraite à l'oeil du public. Mathieu Valade pourra en disposer à sa guise et, pour l'heure, toutes les portes sont ouvertes. « Je vais tenter de l'exposer ailleurs. Peut-être aussi qu'un millionnaire voudra l'acheter », lance d'un ton amusé celui qui, parallèlement à son parcours créatif, est professeur en art à l'Université du Québec à Chicoutimi.

La licorne de Mathieu Valade.... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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La licorne de Mathieu Valade.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Une grosse saison pour l'artiste saguenéen

Une deuxième oeuvre réalisée par Mathieu Valade sera présentée dans le cadre de l'événement Manif d'art-La biennale de Québec, du 18 février au 14 mai. Cette fois, c'est à l'intérieur du pavillon Pierre-Lassonde, la toute nouvelle addition du Musée national des beaux-arts de Québec, qu'il faudra se diriger pour la découvrir.

Intitulée Mathieu Valade manifeste, cette création épousera la forme de 12 écrans regroupés près de l'immense escalier donnant sur le hall d'entrée. Chacun diffusera un contenu spécifique, soit le texte de 12 manifestes artistiques rédigés au cours du dernier siècle. Les textes seront récités dans leur langue d'origine, tous en même temps, et il sera possible d'en faire la lecture simultanément.

C'est la deuxième fois de sa carrière que Mathieu Valade est invité à participer à la biennale, sa première expérience remontant à 2008. Sa candidature a été retenue par la commissaire Alexia Fabre, directrice et conservatrice du Musée d'art contemporain du Val de Marne. C'est aussi elle qui a choisi le thème qui sous-tend l'édition 2017 : L'art de la joie.

« La présence d'une personne exerçant une telle responsabilité en France témoigne du fait que ce sera une grosse édition, tout comme la contribution d'un artiste comme Christian Boltanski. Je suis donc heureux d'avoir été sélectionné. C'est l'fun quand des gens qui viennent d'ailleurs te trouvent bon », reconnaît Mathieu Valade.

Toronto, Chicago et Athènes

La biennale marquera le début d'une saison particulièrement active. C'est ainsi qu'en mars, le Saguenéen amorcera une résidence d'un mois à Toronto, un projet auquel est associé le collectif VSVSVS. « Je ne ferai que du dessin à cette occasion », précise-t-il. En avril, par ailleurs, ses oeuvres meubleront la vitrine du centre d'artistes Art On Armitage, situé sur l'une des artères les plus fréquentées de la ville.

La dernière destination sera Athènes, où deux événements mobiliseront Mathieu Valade. Il sera de retour à la foire internationale Art Athina, l'un des rendez-vous les plus courus dans la mouvance de l'art contemporain. En prime, une galerie prestigieuse, Beton 7, accueillera une exposition collective où son travail côtoiera celui de Julie Rene de Cotret et de l'artiste grecque Artemis Potamianou.

« Julie fait du vidéo, des affaires bizarres que j'aime beaucoup, tandis qu'Artemis est une artiste en vue dans son pays, mais aussi ailleurs en Europe. Nous nous entendons bien et c'est nous qui avons soumis un projet d'exposition à Beton 7, un lieu vraiment intéressant, qui comprend même une station de radio à vocation culturelle. Il se pourrait que j'y présente Mathieu Valade manifeste », indique le Saguenéen.

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