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Concert de l'orchestre symphonique: Malouf et Le génie allemand

Le chef de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Michel... (Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le chef de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Michel Malouf, a hâte de diriger cette formation dans le cadre du concert intitulé Le génie allemand.

Archives Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

Wagner, Schumann, Brahms et Haydn. Outre le fait que ces compositeurs ont puissamment contribué à l'évolution de la musique classique, ils ont une même patrie en partage. Il sera donc naturel de les entendre en succession le 5 février, alors que l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean proposera un concert intitulé Le génie allemand.

Présenté au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi à compter de 14 h, ce rendez-vous marquera le retour du nouveau chef de la formation, Jean-Michel Malouf. Il reviendra à la tribune pour la première fois depuis le programme inaugural de la saison, tenu en octobre, et sera d'autant plus motivé que la musique allemande constitue l'un de ses créneaux favoris.

« J'ai vraiment hâte, a-t-il lancé au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche, il y a quelques jours. C'est de la musique que j'adore et nous explorerons l'âge d'or du classique. En plus, je serai heureux de travailler à un rythme plus régulier que dans les derniers mois, puisque je dirigerai aussi l'orchestre en mars et en avril. De cette manière, il sera plus facile de construire sur ce qui aura été accompli précédemment. »

Ce n'est pas lui qui a choisi le thème du concert, mais tout lui plaît, à commencer par la pièce offerte en lever de rideau, Siegfried Idyll. « C'est une composition que Wagner a écrite pour remercier son épouse, qui l'a toujours appuyé. Elle est ultra romantique, très chantante, et bouge beaucoup au niveau des tempos. Cette musique a besoin de respirer et comprend des passages lyriques, ce qui sollicite beaucoup les cordes. Elle nécessite un réel engagement », affirme Jean-Michel Malouf.

Haydn, pour le plaisir

Une autre pièce du casse-tête sera le Concerto pour piano de Schumann, livré avec la collaboration du soliste Mathieu Gaudet. Cette fois, l'un des centres d'intérêt résidera dans les orchestrations, laisse entrevoir le chef. « Schumann était un précurseur en la matière, décrit-il. Or, celle de ce concerto est extraordinaire. Elle va chercher des couleurs spéciales. »

Après les Valses d'amour de Brahms, offertes dans la deuxième partie du concert, les musiciens refermeront la boucle en abordant le répertoire de Haydn, celui par qui tant de belles choses sont arrivées dans la patrie de Goethe. Le public aura l'occasion d'entendre sa Symphonie no. 102, le titre le plus ancien intégré dans le programme.

« Comme Haydn est le père de la musique symphonique, le fait d'inclure l'une de ses compositions prend tout son sens. En plus, celle-ci est légère, idéale pour dire au revoir au public. Il faut dire qu'à l'époque où elle a été créée, on profitait du dernier mouvement pour plaire aux dignitaires, pour leur laisser un bon souvenir », explique Jean-Michel Malouf.

Le plaisir que procurera cette pièce ne signifie pas, cependant, que ses camarades seront aux travaux légers. « Il y a peu de pauses dans ce Haydn, tandis que les mouvements sont rapides. Ça représentera un défi, mais je ne suis pas inquiet parce que nous avons de bons musiciens », fait valoir le chef de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un clin d'oeil au projet Mosaïque canadienne

Le prochain concert de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean permettra d'apprécier le travail de trois invités, dont deux qui seront présents au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi. Il s'agit du Choeur symphonique, qu'on entendra dans les Valses d'amour de Brahms, du pianiste Mathieu Gaudet, qui prêtera son talent au Concerto pour piano de Schumann, et du compositeur Louis Babin.

C'est ce dernier qui participera à distance, alors que les musiciens interpréteront l'une de ses pièces, Retrouvailles, au retour de la pause. De cette manière, la formation régionale participera au projet de l'Orchestre symphonique de Toronto baptisé Mosaïque canadienne. Il a pour objet de célébrer les 150 ans du Canada à la faveur d'une série de maillages embrassant plusieurs régions du pays.

« L'écriture de Louis Babin est très efficace. Elle sonne bien, ce que laissera voir cette composition déclamatoire, semblable à une fanfare. Elle dure deux minutes et mobilisera l'orchestre au complet », raconte le chef Jean-Michel Malouf. Déjà nombreux, les effectifs gonfleront pour la peine dans les minutes qui suivront, alors que les membres du Choeur symphonique se regrouperont sur la scène du Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Ils effectueront leur unique apparition d'ici à la fin de la saison, un ajout qui tient, entre autres, à la volonté du chef de représenter l'apport du chant choral dans la musique allemande. En même temps, il jugeait que l'absence aurait été trop longue s'il avait fallu attendre à l'automne pour l'entendre à nouveau. « Cette composition est fantastique, mentionne aussi Jean-Michel Malouf. D'abord écrite pour choeur et piano, elle a été orchestrée par la suite. »

Enfin, il accueillera Mathieu Gaudet avec bonheur, un pianiste qui lui est familier, même s'ils n'ont jamais travaillé ensemble. « Son jeu est remarquable, ce qui s'ajoute au fait qu'il exerce la profession de médecin en tant qu'urgentologue. Ce n'est pas rien de mener ces deux carrière de front », mentionne le patron de l'orchestre avec un brin d'admiration dans la voix.

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