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Mario Tessier, de retour avec Seul comme un grand

Mario Tessier reviendra au Théâtre Banque Nationale de... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mario Tessier reviendra au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi samedi soir, afin de présenter son premier one-man-show intitulé Seul comme un grand.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Mario Tessier se pince quasiment pour y croire. Samedi à 20 h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, il donnera la 121e représentation de son premier spectacle, Seul comme un grand. Or, non seulement la salle est presque pleine, mais son agenda comprend 75 rendez-vous, d'ici au début de l'été, de même qu'une trentaine à l'automne.

«J'ai été chanceux. Les critiques ont été bonnes et le bouche-à-oreille m'a donné un gros coup de main. J'ai atteint le cap des 60 000 billets vendus et je sens que plusieurs se reconnaissent à travers mon histoire. On voit défiler la vie au Québec depuis le début des années 1970. On rit et, à certains moments, c'est touchant», a décrit l'humoriste jeudi, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Invité une nouvelle fois par Diffusion Saguenay, qui l'avait accueilli au début de sa tournée, il affirme que le spectacle est demeuré intact depuis sa création. Le texte est le même, tout comme la mise en scène conçue par Serge Postigo. Elle comprend des projections, des chansons et de la danse, en plus des anecdotes livrées par Mario Tessier.

«Ça bouge tout le temps et en ce qui touche le contenu, je tenais à ce qu'il y ait de la chair autour de l'os, qu'il reste quelque chose dans l'esprit des gens, une fois qu'ils sont rentrés à la maison. Je suis un raconteur, un peu comme Michel Barrette, et je trouve que la comédie, ce n'est pas juste une affaire de gros gags gras», énonce l'humoriste.

«Une deuxième peau»

Rouler longtemps avec la même production permet d'en maîtriser les moindres détails. Il faut cependant préserver une certaine fraîcheur dans l'interprétation, ce qui constitue la nouvelle priorité. «Je suis confronté à un défi d'acteur, celui de faire comme si c'était la première fois. D'un autre côté, ce spectacle est devenu comme une deuxième peau», constate Mario Tessier.

L'expérience du one-man-show lui plaît tellement qu'une deuxième mouture est en gestation. Déjà, il y aurait suffisamment de matériel pour tenir une heure sur la scène et, dans un proche avenir, les gens qui verront Seul comme un grand auront la chance d'en découvrir de petits bouts en guise de rappel. Cette fois encore, c'est sa vie qui se trouvera au coeur de son propos. L'angle sera toutefois différent.

Au lieu d'évoquer le passé, c'est au présent que l'humoriste s'adressera au public. Tout en abordant ses petits travers, notamment son impatience et son peu de talent pour la relaxation, il brossera le portrait d'un homme de 45 ans - 47 lorsque la nouvelle production prendra la route - qui voit le temps filer entre ses doigts.

«Je parlerai du fait que le cadran de la vie avance, ainsi que de la peur de vieillir. L'idée, c'est de partir de choses qui te gossent afin de les rendre comiques et je souhaite qu'une fois de plus, la mise en scène soit assurée par Serge Postigo. J'ai adoré ma première expérience avec lui», indique Mario Tessier.

Du travail au petit écran

Mario Tessier n'apparaît pas que sur la scène, en chair et en os. On peut le voir à l'antenne de TV5, où il coanime l'émission de variétés Le p'tit cabaret, ainsi qu'à TÉLÉTOON la Nuit et son pendant canadien-anglais, qui diffusent Les Grandes Gueules s'animent. Dans les deux cas, de nouvelles saisons figurent dans les cartons, ce dont l'humoriste se réjouit pour des raisons différentes.

Dans Le p'tit cabaret, l'un de ses bonheurs consiste à côtoyer son coanimateur, Iani Bédard. Il s'agit d'un enfant dont la précocité, autant que l'esprit vivace, le fascinent. «Je le trouve impressionnant. On dirait qu'il fait ça depuis 50 ans, s'émerveille son camarade. On doit tout le temps se déplacer pour faire les présentations et ce n'est jamais un problème pour lui. Il maîtrise parfaitement ses textes et s'adresse toujours à la bonne caméra.»

De retour l'été prochain, pour une deuxième saison, Le p'tit cabaret comprendra 13 émissions d'une durée d'une heure chacune. L'objectif consiste à mettre des jeunes en valeur par l'entremise de numéros couvrant un large éventail de disciplines. «On offre une tribune à ceux qui possèdent un talent exceptionnel. Il y a des chanteurs, des danseurs, des gens spécialisés dans les arts du cirque. Nous avons également reçu un adepte du lasso», rapporte Mario Tessier.

Il aime l'idée qu'il ne s'agit pas d'un concours et qu'il n'y a aucune récompense, hormis le plaisir de montrer ce qu'on peut accomplir au petit écran. Signe que la formule est appréciée, le nombre d'inscriptions aurait connu une forte augmentation, en vue de la prochaine saison, dont les épisodes seront enregistrés en avril.

La plus belle saison

Les Grandes Gueules s'animent génère aussi un buzz favorable, tant au Québec qu'au Canada anglais. Cette série créée par Oasis Animation, la firme à l'origine de Pérusse Cité, sera de retour pour une troisième saison à l'automne. Le travail d'animation est complété, tout comme l'enregistrement des dialogues, du moins ceux en français, auxquels participent Mario Tessier, de même que ses complices José Gaudet et Richard Turcotte.

Il reste à fignoler les bruits, ainsi que la bande sonore, mais déjà, l'humoriste sent que cette mouture marquera une progression par rapport aux précédentes. À ses yeux, ce serait même la plus belle édition. «L'émission s'adresse aux adultes, mais on a adouci des choses, que ce soit en matière de sexe ou de violence. Quand ça devient trop trash, ce n'est plus drôle», énonce-t-il.

Ce ne sont pas les Grandes Gueules qui écrivent les textes, ce qui ne signifie pas que le trio est aux travaux légers. Poser sa voix sur des dessins animés ne représente pas une sinécure, en effet. «Ça demande beaucoup de rigueur pour rivaliser avec la concurrence, qui dispose de moyens nettement supérieurs. Pendant les enregistrements, nous sommes coachés par Louis-Georges Girard et nous essayons constamment de nous améliorer», relate Mario Tessier.

Il ajoute que la série intéresse des partenaires espagnols et que le moment approche où il sera plus facile de solliciter les marchés étrangers. «Pour exporter ce genre de chose, ça prend plusieurs saisons et avec la troisième, nous approchons du but», laisse entendre l'humoriste.

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