Sylvaine Roberge: l'adepte de l'encaustique

Sylvain Roberge ne craint pas de se salir... (Photo courtoisie)

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Sylvain Roberge ne craint pas de se salir lorsqu'il crée des tableaux comme ceux qui seront présentés à Chicoutimi, à l'occasion d'une exposition tenue du 12 au 15 janvier. Le recours à la technique de l'encaustique, assimilé il y a sept ans, l'aide à conférer du mouvement à ses oeuvres.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Des toiles de Sylvain Roberge sont accrochées dans des galeries établies à Calgary, Chicago et Québec, notamment à la galerie Cimon, qui est présente au château Frontenac. L'artiste originaire de Victoriaville n'a jamais montré ses oeuvres au Saguenay-Lac-Saint-Jean, toutefois, une lacune qui sera bientôt corrigée.

Il emmènera une trentaine de tableaux à Chicoutimi, plus précisément au centre commercial Place du Saguenay, à la faveur d'une exposition tenue du 12 au 15 janvier. Le vernissage est prévu pour 17h et le local réservé à l'artiste sera accessible pendant les heures d'affaires. Tous sont invités à s'y rendre, qu'ils aient ou non l'intention - ou les moyens - de réaliser une acquisition.

«Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une tournée du Québec amorcée en décembre. Il s'agit d'une première en ce qui me concerne, si on fait abstraction de quelques événements organisés dans ma ville natale. J'en profite pour décrire en quoi consiste ma technique et comment je trouve mon inspiration. J'aime le contact avec le public», a souligné Sylvain Roberge il y a quelques jours, à l'occasion d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

La technique en question est celle de l'encaustique. Jugeant trop lisses ses tableaux peints à l'huile, l'artiste a modifié son approche il y a sept ans, ce qui l'a poussé à créer des oeuvres à l'aide d'un mélange de peinture et de cire d'abeille. Il lui a fallu deux ans pour maîtriser ce médium qui remonte à la nuit des temps, un investissement qui l'a payé de retour.

«Ça donne une texture unique. Il y a du relief sur les panneaux de bois que j'utilise de préférence à des toiles, qui n'offrent pas un support adéquat. Je cherchais quelque chose de nouveau, de plus explosif, tout en obtenant plus de mouvement. Grâce à l'encaustique, je l'ai trouvé», fait observer Sylvain Roberge.

L'expérience aidant, il maîtrise bien l'exécution des tableaux. Si on compare à la peinture à l'huile, la création des oeuvres se fait plus rapidement, mais requiert plus de précision dans le geste, puisque les erreurs ne pardonnent guère. «Ça prend aussi un local bien ventilé en raison des gaz qui sont dégagés», note l'artiste.

L'encaustique se prête bien aux grands formats, comme pourront le constater les gens qui visiteront son exposition. «Ce que je fais ressemble à de l'«action painting». Il y a des dégoulinages», résume Sylvain Roberge. C'est ainsi que plusieurs séries sont nées dans les dernières années, certaines montrant de jolies femmes, alors que d'autres présentent des arbres, ou encore des parapluies déployés dans de vieux quartiers de Montréal et Québec.

«La série des parapluies attire particulièrement les «baby boomers», alors que la série Glamour Girls plaît aux jeunes professionnels. Mes tableaux sont souvent achetés par des compagnies et des collectionneurs, mais lors de mes expositions, la majorité des visiteurs sont d'abord des amoureux de l'art», se réjouit le peintre.

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