L'indépendance retrouvée de Marie-Ève Roy

Marie-Ève Roy donnera le premier de deux spectacles... (Photo courtoisie, Yolan Van Leeuwenkamp)

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Marie-Ève Roy donnera le premier de deux spectacles en solo dans la région, vendredi soir. Elle assurera la première partie du groupe Avec pas d'casque, au Sous-Bois de Chicoutimi, avant de se produire le 9 décembre, au Bar à Pitons.

Photo courtoisie, Yolan Van Leeuwenkamp

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Daniel Coté
Le Quotidien

Au fond, Marie-Ève Roy voulait établir son identité artistique parallèlement à celle des Vulgaires Machins, le groupe dont elle fait partie depuis 20 ans. Intégrer une chanson douce à l'occasion, sur un album, ne lui suffisait plus. C'est ainsi qu'est né son premier effort en solo, Bleu Nelson, dont quelques extraits seront livrés vendredi soir, au Sous-Bois de Chicoutimi.

Assurant la première partie de la formation Avec pas d'casque, elle s'installera au piano pour créer des atmosphères qui se situent à mille lieues du punk rock pour lequel la plupart des gens la connaissent. Cette première incursion dans la région durera une trentaine de minutes, tandis que le 9 décembre, au Bar à Pitons de Chicoutimi, ceux qui voudront vivre la totale auront droit à un spectacle complet livré, cette fois, avec la complicité de Manuel Gasse.

Ce soir-là, il y aura même une reprise des Vulgaires Machins, Personne n'a raison. C'est l'un des titres que la jeune femme a réussi à caser sur un enregistrement du groupe, sans toutefois qu'il trouve son chemin dans les salles. «Il cadre mieux dans un spectacle intime», a-t-elle indiqué mardi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

Le désir de créer Bleu Nelson remonte à un séjour prolongé en Nouvelle-Zélande, effectué il y a six ans. Résidant au nord du pays, dans une région montagneuse peu densément peuplée, Marie-Ève Roy, qui voyageait seule, en a profité pour trouver ses repères en tant qu'individu. «Je me suis ressourcée au coeur de la nature. J'ai ainsi trouvé le courage de réaliser un projet qui me trottait dans la tête depuis longtemps», raconte-t-elle.

C'est ainsi que plusieurs pièces ont pris forme, à commencer par Golden Bay et Bleu Nelson. Dans ce dernier cas, l'artiste évoque les couleurs qu'épouse l'océan, source de nombreuses métaphores aux accents maritimes. Elle a aussi troqué la guitare, son instrument de prédilection au sein des Vulgaires Machins, pour un piano Wurlitzer que lui a vendu Julien Mineau, de Malajube, celui qui a réalisé son disque. Ses sons feutrés ont été abondamment sollicités.

«Quand on fait partie d'un groupe depuis si longtemps, c'est vertigineux de se retrouver toute seule. On a le sentiment de perdre ses repères, de recommencer à zéro et, en même temps, on se redécouvre en tant que personne. C'est pourquoi le thème de Bleu Nelson est le désir de gagner plus d'indépendance», explique Marie-Ève Roy.

Ayant satisfait son besoin de s'affirmer, elle croit qu'aujourd'hui, la vie de groupe et sa carrière solo peuvent cohabiter harmonieusement. Il reste à voir si la pause que se sont imposée les membres des Vulgaires Machins sera temporaire ou définitive, ce qui, pour l'heure, demeure incertain. «Pour revenir, nous devrons trouver la bonne manière, tout en évitant de se répéter», résume la musicienne.

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