Caravane: Dominic Pelletier a retrouvé la voix

Le groupe Caravane procédera à un exorcisme, samedi... (Photo courtoisie)

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Le groupe Caravane procédera à un exorcisme, samedi soir, au moment d'interpréter la chanson Démons. Cette pièce fait partie du nouvel album de la formation rock, Fuego, ainsi que du spectacle qu'accueillera le Sous-Bois de Chicoutimi.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Chaque fois qu'il donne un spectacle comme celui qui aura lieu samedi soir, au Sous-Bois de Chicoutimi, Dominic Pelletier en savoure chaque seconde. Le chanteur du groupe Caravane a eu besoin d'un an pour retrouver la voix, en effet, à la suite d'un cortège d'abus comprenant une consommation d'alcool enthousiaste, des nuits de sommeil trop brèves, ainsi qu'une tendance à crier sur scène, même quand ce n'était pas absolument nécessaire.

«J'avais des taches précancéreuses sur les cordes vocales et c'est traumatisant pour un chanteur. C'est pour cette raison que j'ai pris une année afin de me remettre. J'ai complètement arrêté les spectacles et les pratiques, ce qui a fait chier les musiciens. J'ai aussi fait attention à ma santé pour que ça «toughe» », a raconté l'artiste jeudi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

La pause a eu du bon, cependant. Elle lui a donné le temps de peaufiner les textes de l'album Fuego, le deuxième de la formation rock. Ils ont même résisté à l'examen rigoureux que lui a fait subir le réalisateur de cet enregistrement, Guillaume Beauregard. Dominic Pelletier ayant travaillé dans un bar de Québec pendant sa convalescence, plusieurs de ses histoires épousent une thématique nocturne.

«Même si on l'avait côtoyé pendant seulement deux jours lors de la conception du premier disque, on avait aimé la «vibe» de Guillaume, ce qui nous a incités à l'avoir de A à Z pour le deuxième. Il nous pousse beaucoup à travailler sur les textes. Pour les musiques, par contre, nous avons été plus en contrôle. Après tout, on joue ensemble depuis dix ans», raconte le chanteur.

Un exorcisme sur Démons

Les gars ont commencé dans le giron du punk en se faisant appeler The Hunters. Ils ont ensuite opté pour le rock, en plus de troquer l'anglais pour le français, ce qui a permis à Caravane de recruter de nouveaux fans, tout en gardant ceux de la première heure. Les voici donc au Sous-Bois, un lieu qui les a accueillis cinq ou six fois et dont ils apprécient l'ambiance festive.

Les nouvelles chansons cohabiteront avec les anciennes et le meilleur conseil qu'on peut donner aux spectateurs est de ne pas sortir dehors pour fumer, ni même visiter les toilettes, s'ils entendent les premières notes de la chanson Démons. La version testée la semaine dernière, à Thetford-Mines, pourrait décoiffer un chauve.

«Elle dure cinq minutes sur le disque, mais on la monte à 15. On met nos tripes sur la table et je procède à un exorcisme pour éliminer les démons qui nous habitent. Ces jours-ci, par exemple, je suis «buggé» par l'élection de Donald Trump. Ça me frustre de savoir qu'il ne croit pas au réchauffement climatique», affirme Dominic Pelletier.

Heureux de retrouver la scène, maintenant que l'alerte santé est passée, il souhaite que Fuego justifie la tenue d'un grand nombre de spectacles. Ça regarde bien pour le Québec (en passant, le groupe reviendra dans la région le 18 février, au Café Summum de La Baie), mais ailleurs aussi. «On veut retourner en Europe et là, il y a une ouverture en Asie. Le français est mieux perçu qu'avant auprès de ceux qui ne parlent pas la langue», constate le chanteur.

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