Sophie Larouche désire briser les standards

Sophie Larouche campe le rôle de Clara dans... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Sophie Larouche campe le rôle de Clara dans le ballet Casse-Noisette du Prisme culturel. Celle qui «n'a pas le corps d'une ballerine» souhaite inspirer les jeunes et leur montrer que tout est possible avec le travail et la persévérance.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Si tu veux, tu peux. Voilà la devise de Sophie Larouche. Celle qui campe le rôle de Clara, rôle principal du ballet Casse-Noisette, pour une troisième année consécutive est une travaillante. Du haut de ses 4 pieds 11 et demi, elle trime dur depuis des années pour vivre sa passion et briser les standards établis par le milieu de la danse classique.

À tout juste 18 ans, la Jonquiéroise Sophie Larouche a déjà parcouru bien du chemin. 

Celle qui évolue au sein du Prisme culturel depuis l'âge de trois ans a fait ses études secondaires au programme Arts-études à la Commission scolaire de La Jonquière. Elle s'apprête à terminer ses études collégiales dans le même programme.

Au fil des ans, elle a remporté de nombreux concours, notamment le Festival Sidanse de Saguenay et le Hit the Floor à Lévis. Elle a eu une première place en ballet junior au BATD Scholarship en 2011, puis une première place en ballet classique senior ainsi qu'en jazz senior au BATD Scholarship à Toronto en 2014. Elle a aussi été finaliste au Theatre Dance Council International Scholarship à Blackpool en Angleterre en 2012.

Le rôle de Clara est un véritable bonheur pour la jeune danseuse. «Pour moi, c'est une chance incroyable d'avoir l'opportunité de vivre ça en région, d'avoir un rôle professionnel. Le rôle de Clara, ça représente beaucoup. C'est une chance exceptionnelle de performer, de maintenir ma technique, mais aussi de représenter un exemple pour les jeunes. Je suis dans toutes les pratiques. J'aime ça motiver les jeunes, leur montrer que quand on veut, on peut, peu importe le corps. C'est la persévérance, la manière d'agir qui sont importantes. 

Tout est dans la façon de le faire. Quand t'as le coeur, tout va dans le bon sens.»

La jeune femme sait de quoi elle parle. De la passion, de la volonté, elle en a à revendre. «Je n'ai pas le corps d'une ballerine. Je suis rentrée à l'école supérieure de ballet du Québec où je vais en été, mais il faut que je travaille encore plus que les autres.»

Elle a dû faire cinq demandes avant d'être admise. 

«Mon but, c'est de briser les standards. En ballet classique, les corps sont très précis, les jambes doivent être longues, en hyperextension. Mais au-delà de ça, il y a aussi la passion, le coeur, la façon de transmettre les émotions. Le physique est tellement un préalable. Il faut l'oublier et montrer ce qu'on est vraiment. J'encourage les jeunes, qu'ils soient petits, grands ou moyens, tout le monde peut réussir à sa façon», insiste-t-elle. 

Au printemps, Sophie Larouche ira tenter sa chance en Europe. 

«Mon but, c'est d'atteindre un niveau professionnel. J'irai passer des auditions. J'aimerais danser sur des bateaux de croisières. J'aime le classique, mais je fais aussi du contemporain, du jazz, du hip-hop. Sur les bateaux, j'aurais l'opportunité de montrer ma technique classique, mais aussi aller dans différents styles. Si je n'ai pas de contrats, j'aurai essayé. Qui ne risque rien n'a rien.»

Jusqu'à présent, cette philosophie a porté ses fruits.

L'été dernier, la candidature de Sophie Larouche a été retenue parmi plus de 1000 autres pour danser au Texas avec la Houston Metropolitan Dance Company, une compagnie de danse contemporaine.

«Je me suis essayée et j'ai réussi. Quand on a des rêves, il faut les réaliser.»

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