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Les Clowns Noirs et le Cégep de Chicoutimi: une fructueuse collaboration

Voici Diogène, dont les Correspondances ont été vues... (Archives Le Quotidien Michel Tremblay)

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Voici Diogène, dont les Correspondances ont été vues par près de 800 étudiants du Cégep de Chicoutimi au début du mois, dans le cadre de leur formation académique. Ce partenariat entre le Théâtre du Faux Coffre et l'institution d'enseignement existe depuis 2008.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Depuis huit ans, une collaboration étroite s'est développée entre le Théâtre du Faux Coffre et le Cégep de Chicoutimi. Les étudiants du programme en Arts, lettres et communications, de même que ceux qui font le préuniversitaire ou une technique, assistent à des pièces créées par les Clowns Noirs dans le cadre de leur formation.

Encore cet automne, deux représentations ont été organisées à leur intention. Le 1er novembre, 127 jeunes ont vu l'un des personnages phares de la compagnie, Diogène, présenter ses Correspondances à la Salle le Ménestrel, tandis que le lendemain, ils étaient 665 à jouir du même privilège au Théâtre Banque Nationale.

Les étudiants ont ainsi perpétué une tradition amorcée en 2008, à l'Auditorium Dufour. D'une année à l'autre, ce partenariat a permis au Théâtre du Faux Coffre de rejoindre un nouveau public en proposant des oeuvres comme Le Clown Noir au masque de fer, Barabbas dans la Passion, En attentant l'dégât d'eau et Les lectures de Diogène.

«La compagnie est heureuse de cette collaboration. Ça devient un gros événement quand elle joue dans une salle de 800 places, plutôt qu'à la Salle Murdock. Dans ce contexte, les comédiens m'étonnent par leur capacité d'établir une proximité avec le public, comme c'est le cas dans les Correspondances. En plus, l'espace scénique est bien couvert», fait observer Jean Potvin, professeur de théâtre au programme en Arts, lettres et communications.

Ça tombe bien parce que l'un des objectifs consiste à développer un public pour le théâtre et pas uniquement pour les Clowns Noirs. C'est ainsi que même après leur passage au cégep, bien des jeunes retournent dans les salles, cette fois en payant leurs billets. Ils savent que les compagnies établies chez nous, qui ont fait le pari de vivre de leur art à l'extérieur des grands centres, peuvent être la source d'expériences gratifiantes.

«Il faut combattre le préjugé voulant que ce soit plate, le théâtre, et les Clowns Noirs y arrivent en s'adressant directement au public, en créant une connivence immédiate, décrit Jean Potvin, dont le rôle consiste à faire le lien entre la compagnie, le cégep et Diffusion Saguenay, gestionnaire du Théâtre Banque Nationale. C'est pour cette raison, entre autres, que bien des étudiants ont hâte de retourner les voir, une fois qu'ils les ont découverts.»

La dimension pédagogique

Il existe aussi une dimension pédagogique à cette collaboration. Après avoir assisté à une représentation, les étudiants doivent produire un texte évoquant un aspect de la production. Pour ceux qui sont inscrits en Arts, lettres et communications, un groupe à qui il arrive de se déplacer à la Salle Murdock, puisqu'il est moins nombreux, on peut demander une analyse théâtrale assez pointue. Les autres, eux, s'attarderont à la thématique ou au schéma narratif.

Ce qui ressort, après huit ans, c'est l'intérêt croissant que manifestent les professeurs de littérature. Ils sont maintenant 12 à adhérer à cette initiative et tous le font sur une base volontaire. «Les enseignants réalisent que ça plaît aux étudiants et justement, l'un des objectifs consiste à élargir les horizons», énonce Jean Potvin.

C'était aussi une priorité avant 2008, alors que les cégépiens assistaient aux pièces de Michel Tremblay de passage à Chicoutimi, parfois aussi à des productions des Têtes Heureuses. La différence, par rapport aux Clowns Noirs, tient à leur approche teintée d'humour, leur sensibilité qui rejoint celle de leur jeune public.

Il y a aussi des possibilités intéressantes découlant de leur enracinement dans la région, laisse entendre Jean Potvin. «Ce serait bien si les comédiens allaient en classe avant ou après la représentation. Ils le font déjà avec les étudiants en Arts, lettres et communications, mais nous pourrions étendre cette pratique aux autres groupes», avance le professeur de théâtre.

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