Ima, entre légèreté et résilience

Un disque et un livre: voici ce que... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Un disque et un livre: voici ce que propose Ima à ses fans cet automne, par l'entremise de Femmes et de Merci la vie. D'un côté, la légèreté, de l'autre, une leçon de vie.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Depuis le début de sa carrière, il y a une quinzaine d'années, Ima donne l'impression de flotter sur un nuage bleu lavande semblable à celui qu'on voit sur son premier livre, Merci la vie. L'univers que dépeignent ses chansons respire le bonheur, les voyages, une version pastel de l'harmonie. On ne croirait pas que derrière ce tableau idyllique se profilent les tourments générés par une enfance difficile et, plus récemment, une profonde remise en question.

Si on commence par le commencement, ses parents l'ont conçue hors mariage, en ce sens qu'ils étaient engagés avec d'autres partenaires. «Ils ont vécu une relation clandestine pendant 20 ans. Ce n'est pas évident d'être une enfant cachée», a raconté l'interprète vendredi, lors d'une entrevue réalisée au journal.

Il y a eu des abus, suivis par une démarche de pardon dont le livre fait mention, puisqu'il a pour fonction d'aider les gens à trouver une forme de sérénité. C'est à chacun d'identifier la formule qui lui convient, comme l'a fait Ima en s'adonnant à des activités comme le yoga et la méditation. Elle parle d'un parcours spirituel, ce qui ne se traduit pas nécessairement par l'exploration de la piste religieuse.

«Je donne des trucs pour mieux s'aimer, une démarche que j'ai menée à ma manière, avec une certaine légèreté. J'ai participé à des ateliers, effectué un retour sur le passé, pour y arriver. Je parle de choses comme ça pour faire du bien aux gens. Parce que tout le monde a sa part de drame, ses batailles et sa vérité», énonce Ima.

Toujours chanteuse

Le livre sera lancé lundi soir et on pourra se le procurer à compter de mercredi. Il a été écrit dans la foulée d'une période de turbulence qui s'est étendue de 2013 à 2015. Parmi les péripéties qui ont perturbé la sérénité de la chanteuse, signalons sa rupture avec l'homme qui gérait sa carrière depuis ses débuts.

Le choc fut si terrible qu'il a provoqué un questionnement qu'on pourrait qualifier d'existentiel. «J'ai dû enlever des pelures pour voir ce que serait Ima si elle n'était pas chanteuse. À un moment donné, j'ai songé à abandonner la musique pour vendre des bananes à Bali», lance-t-elle en riant. Rompre avec le passé ne constituait pas une solution, cependant. Chanteuse elle était. Chanteuse elle demeurera.

«La vie m'a fait cadeau de ma voix, ainsi que des expériences que j'ai pu accumuler en pratiquant ce métier. J'ai donc recommencé à travailler dans ce domaine, notamment en formant ma propre compagnie. J'ai aussi enregistré mon neuvième album, Femme, qui est sorti en septembre. Là, ce qui ressort, c'est mon côté glam et sucré. On s'amuse», décrit Ima.

Sur cet enregistrement, elle rend hommage aux chanteuses qui l'allument en reprenant un de leurs classiques, une séquence amorcée avec My Baby, popularisé par Nina Simone. Parmi celles qui ont droit à un tour d'honneur, on remarque Barbara (Dis, quand reviendras-tu?), Billie Holiday (Lover Man), Édith Piaf (La vie en rose) et Roberta Flack, celle-ci étant représentée par l'une des plus jolies chansons signées Leonard Cohen, Hey, That's No Way To Say Goodbye.

«J'ai écouté plein de musique pour faire mes choix. Je me suis perdue là-dedans avant d'y aller avec mes coups de coeur. Comme je ne voulais pas faire de copier-coller, mes interprétations sont différentes. La vie en rose a des accents manouches, alors que j'ai donné une touche reggae à la pièce de Barbara, sans toutefois en trahir le sens», énonce l'artiste.

Son désir de se démarquer colorera également le prochain spectacle, qui n'épousera pas une forme conventionnelle. Il y aura plein de chansons et il ne s'agira pas d'une conférence, même si son livre sera mis à contribution. Pour obtenir plus de détails, il faudra attendre à l'automne 2017, moment où Ima retrouvera le chemin des salles.

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