L'univers isolé des Nenets

  • Un homme tente de localiser son troupeau dispersé à des kilomètres du campement. C'est le signe que les bêtes ont épuisé les réserves de lichen alentour. Il va donc falloir lever le camp bientôt. (Photo courtoisie, Fabrice Dimier)

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    Un homme tente de localiser son troupeau dispersé à des kilomètres du campement. C'est le signe que les bêtes ont épuisé les réserves de lichen alentour. Il va donc falloir lever le camp bientôt.

    Photo courtoisie, Fabrice Dimier

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  • Une jeune Nenets pose pour le photographe, le visage bien emmitouflé dans la fourrure. (Photo courtoisie, Fabrice Dimier)

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    Une jeune Nenets pose pour le photographe, le visage bien emmitouflé dans la fourrure.

    Photo courtoisie, Fabrice Dimier

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  • Les femmes nomades préparent du poisson congelé avant la migration. (Photo courtoisie, Fabrice Dimier)

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    Les femmes nomades préparent du poisson congelé avant la migration.

    Photo courtoisie, Fabrice Dimier

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  • Chez les Nenets, la collecte du bois et l'entretien du feu dans le foyer incombent aux femmes. (Photo courtoisie, Fabrice Dimier)

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    Chez les Nenets, la collecte du bois et l'entretien du feu dans le foyer incombent aux femmes.

    Photo courtoisie, Fabrice Dimier

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Dans un des corridors de La Pulperie de Chicoutimi, le public est invité à faire la rencontre des Nenets, un peuple d'éleveurs de rennes du nord de la Russie. Avec Nenets, nomades au bord de la sédentarisation, le photographe parisien Fabrice Dimier offre une fenêtre sur un monde isolé, un univers dont on connaît peu.

Fabrice Dimier, gagnant du concours de reportage photographique Nature Humaine, aime poser son regard sur des thématiques sociétales. L'exposition qu'il présente à La Pulperie est le fruit d'un travail effectué en 2012. Pendant un mois, il a observé ces hommes, femmes et enfants qui vivent entre le cercle polaire et la mer de Kara.

On dénombre 40 000 Nenets qui vivent au coeur d'une étendue blanche de 770 000 km carrés. Du nombre, 8000 sont encore nomades. Le sol de leur territoire est convoité par les entreprises puisqu'il contient 90% du gaz russe.

En échange de droits de passage, les industries gazières injectent de l'argent dans la construction de logements, de structures sanitaires et scolaires.

Les Nenets sont de plus en plus nombreux à devenir nomades. Leurs enfants sont scolarisés gratuitement en internat dans les villages.

Le paysage aussi se transforme.

Par ses clichés, Fabrice Dimier expose la réalité du peuple. On y découvre les nomades, mais aussi les sédentaires.

Les étendues blanches sont très présentes sur les photos. On peut voir les rennes en file indienne, des traîneaux chargés, lors des déplacements.

On découvre les vêtements superposés, où la fourrure et les peaux occupent une place importante, la proximité avec les animaux, autant pour se nourrir que pour cohabiter, ainsi que les installations temporaires où ils habitent.

À l'inverse, une image présente une ville dans la toundra. Au milieu d'une étendue blanche sans végétation, des bâtiments aux toitures bleues, rouges et vertes se détachent.

Un autre cliché présente une jeune femme sédentarisée qui habite un wagon-citerne décrépit dans un village. Devant la vieille structure rouillée, elle pose dans un habillement qui ne rappelle en rien celui des Nenets qui sont toujours nomades.

Comme quoi les Nenets, ces nomades, sont au bord de la sédentarisation.

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