Martine St-Clair, touchante et touchée

Martine St-Clair a été soufflée par l'accueil que... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Martine St-Clair a été soufflée par l'accueil que lui ont réservé ses fans vendredi soir, lors d'un spectacle présenté à la Salle Calypso de Jonquière. Elle y offrait un hommage au parolier Luc Plamondon émaillé de quelques succès de son cru.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Daniel Coté
Le Quotidien

C'était le match parfait.

D'un côté, une femme qui sait chanter, capable de pousser la note quand c'est le temps et aussi de mesurer ses effets. Une femme, de surcroît, qui a créé des pièces mémorables, dont l'écho reste arrimé à l'inconscient collectif. De l'autre, un public éveillé, content d'être là et ressentant comme une urgence le désir de prendre un bain de nostalgie. Il n'en fallait pas davantage pour rendre magique une froide soirée de novembre.

Martine St-Clair a été impressionnée, soufflée même, par l'accueil qu'on lui a réservé vendredi, à la Salle Calypso de Jonquière. Elle y présentait pour l'une des dernières fois son hommage au parolier Luc Plamondon, en compagnie de quatre musiciens dirigés par le pianiste François Dubé, et ses fans n'ont pas mis de temps à afficher leurs couleurs.

Des cris et des applaudissements nourris ont salué l'arrivée de la chanteuse, avant même qu'elle n'ait émis un son. Ce débordement d'affection venait à peine de s'atténuer quand le groupe a égrené les premières mesures de Nuit magique, ce qui a suffi pour générer une nouvelle pointe d'enthousiasme à laquelle Martine St-Clair a répondu en posant une main sur son coeur. «Vous m'avez fait du bien», a-t-elle dit lorsque les instruments se sont tus.

Diane Dufresne

Luc Plamondon étant lié à Diane Dufresne à la vie, à la mort, il était normal que son catalogue occupe une place de choix. Ainsi a-t-on entendu trois de ses classiques en succession: L'homme de ma vie, Alys en cinémascope et J'ai 12 ans. Chacun a montré une facette différente du talent de l'interprète, d'abord enjouée, puis sensuelle avec une touche latine dans la gestuelle, puis très douce, revêtant comme une seconde peau le trouble ressenti par une adolescente.

Le public était content, d'autant que le Calypso, pratiquement plein, crée une proximité avec l'artiste. Il ne se doutait pas de ce qui l'attendait, cependant, un moment digne de l'ultime rappel lorsque pour la première fois, Martine St-Clair a fait une infidélité à Luc Plamondon en reprenant l'une de ses immortelles: Il y a de l'amour dans l'air.

«Il y a longtemps que je l'ai pas faite», avait-elle précisé. Les gens ont donc reçu ce titre comme un cadeau, criant très fort, entonnant le refrain tandis que leur idole chantait «Et moi je broie du noir» en affichant son plus beau sourire. Un immense frisson a enveloppé la salle, couronné par une ovation debout qui n'a laissé personne intact.

«Comment ça se fait que je ne suis pas venue ici avant? Vous touchez mon coeur», a répondu Martine St-Clair.

D'autres pièces ont suivi, dont une version touchante de la plus jolie chanson de Starmania, Les uns contre les autres. Une chorale improvisée a accompagné l'artiste qui a annoncé, à la blague, qu'elle aurait besoin d'une cinquantaine de volontaires pour l'accompagner dans sa prochaine tournée. Au train où c'était parti lorsque le représentant du Quotidien a dû quitter pour respecter l'heure de tombée, ça prendra trois autobus pour accommoder tout le monde.

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