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Architecture: une sélection prestigieuse pour l'Almatois Luca Fortin

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Luca Fortin fait partie des 23 finalistes des Archiprix Hunter Douglas Awards, une compétition internationale réservée aux jeunes architectes. L'Almatois âgé de 25 ans a soumis l'un des 385 projets qui ont été examinés par le jury.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Luca Fortin n'est pas seulement un peintre renommé. À peine vient-il de compléter une maîtrise en architecture à l'Université Laval que l'Almatois se signale sur la scène internationale. Il compte parmi les 23 finalistes des Archiprix Hunter Douglas Awards, un concours tenu tous les deux ans à l'intention des étudiants de deuxième cycle en architecture.

Tout comme les autres candidats, Luca Fortin sera présent dans la ville indienne d'Ahmedabad, le 10 février, afin d'assister à la cérémonie de remise des prix. Il sortira alors d'un «workshop» auquel sont conviés les lauréats potentiels. Pendant une semaine, ils auront planché sur des thèmes soumis par le jury, ce qui, en soi, constitue un rare privilège.

Voici à quoi ressemblerait le projet de Luca... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Voici à quoi ressemblerait le projet de Luca Fortin s'il venait à se concrétiser. En plus de la promenade en forme de cercle, il comprend une tour dominant le lieu où seraient déposés les restes incinérés des défunts. Ils seraient regroupés sous l'eau. L'image de droite est une vue aérienne du projet.

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Luca Fortin n'est pas seulement un peintre renommé. À... (Photos courtoisie) - image 2.1

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En prime, une publication regroupera les projets soumis par les finalistes, ainsi que 27 de leurs collègues. Comme elle aboutira dans les meilleurs bureaux de la planète, il s'agira d'une précieuse carte de visite. «C'est le fun de faire partie de tout ça. Juste d'avoir été choisi pour représenter Laval, alors qu'une dizaine d'élèves auraient pu mériter cet honneur, je trouve ça bien», a commenté Luca Fortin vendredi, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

C'est un projet baptisé Le passage du Sault qui lui a permis d'accéder à l'Archiprix. Il prend la forme d'un mémorial arrimé au barrage hydroélectrique de la centrale des Marches-Naturelles, érigé à proximité des chutes Montmorency. Alors qu'on poserait au fond de l'eau des urnes renfermant les restes incinérés des défunts, un espace propice au recueillement y serait aménagé.

«Le site est déjà beau et je l'ai choisi parce que je souhaitais travailler avec l'eau. Il y a aussi une dimension symbolique tenant au fait que le barrage constitue une source d'énergie», décrit Luca Fortin. Sur le plan soumis aux responsables du concours, on voit se dresser une tour à proximité d'un cercle courant au-dessus du réservoir, juste à côté de la centrale. En principe, ce cercle serait suffisamment large pour que des gens puissent y marcher.

Ils auraient également la possibilité de monter dans la tour, qui serait faite d'acier corten. Le peintre qui n'est jamais très loin de l'architecte, de son propre aveu, apprécie le fait que sa couleur rouille épouserait des tonalités différentes au fil des ans. «J'ai beaucoup travaillé sur la composition, aussi. C'est une autre façon de me rapprocher de ma démarche artistique», énonce-t-il.

Ce projet découle des deuils assumés par Luca Fortin dans les dernières années. Ils l'ont amené à se questionner sur la mort, notamment sur notre façon de l'aborder. Ce qui lui est apparu comme une évidence, entre autres, c'est le décalage entre les cimetières traditionnels, des espaces publics imprégnés par l'esprit religieux, et la tendance consistant à conserver les cendres à la maison.

«J'avais envie de voir comment on pourrait concilier les dimensions individuelle et collective du deuil. J'ai travaillé là-dessus parce qu'à l'heure actuelle, l'espace des morts fait plus ou moins de sens», estime l'Almatois qui est interpellé, entre autres, par la perpétuation du souvenir des défunts. Par l'entremise du mémorial, il offre un moyen de concilier une large palette de sensibilités en s'appuyant sur un rituel ne heurtant pas les consciences.

«Le sujet est d'actualité, puisque le gouvernement du Québec se prépare à encadrer la dispersion des cendres. Je constate également qu'il transcende les religions et les cultures en raison de ma sélection par un jury international», fait observer Luca Fortin, dont le projet a été supervisé par l'enseignant François Dufaux.

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