La relève expose à Langage Plus

Une oeuvre de Sara Létourneau.... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens)

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Une oeuvre de Sara Létourneau.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Langage Plus souhaitait dresser un portrait de la jeunesse artistique. Le centre d'art actuel, qui compte accorder beaucoup de son espace à la relève cette année, se questionnait sur la place de la technologie dans la pratique de la nouvelle génération, sur les choix de matières, les médiums sélectionnés. Une invitation a été lancée aux artistes de moins de 35 ans. Les oeuvres de 12 jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi d'ailleurs au Québec, sont ainsi réunies dans la salle d'exposition principale du centre jusqu'au 6 novembre.

Ces artistes n'ont pas l'habitude de se côtoyer. Pourtant, leurs oeuvres révèlent certaines similitudes, notamment un intérêt pour la mémoire, la superposition, l'opposition réel/irréel. L'influence des technologies se fait sentir à différents niveaux. Ces jeunes sont toujours attachés aux techniques plus anciennes, qu'ils aiment modifier à l'aide de la technologie. Comme quoi, tout est fait de poussières et de pixels.

Cara Déry... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 2.0

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Cara Déry

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Cara Déry

Cara Déry se laisse inspirer par des monticules de terre et de gravier. Ces amas de matière qui prennent une forme un matin sur un chantier et qui ne sont plus perceptibles plus tard, même s'ils sont toujours présents sous une autre forme, alimentent la réflexion de l'artiste de Longueuil sur la mémoire et le changement.

Paysage clôturé, une oeuvre tout en transparence et en superposition issue d'un mélange entre impression numérique, graphite et peinture en aérosol sur papier, témoigne de ces paysages en changement constant.

Audrey Turcotte... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 3.0

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Audrey Turcotte

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Audrey Turcotte

Les toiles d' Audrey Turcotte sont à la fois figuratives et abstraites. Les titres, Brunante et Sur le bout du quai évoquent le réel, mais les paysages calmes et harmonieux sont marqués de scissions, des cicatrices qui démontrent l'équilibre. Des ondes? Des ouvertures sur un ailleurs? Des traces de l'intervention humaine? Les acryliques de l'artiste d'Alma permettent contemplation et réflexion.

Rudy Mae Vézina Dionne... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 4.0

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Rudy Mae Vézina Dionne

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Rudy Mae Vézina Dionne

Rudy Mae Vézina Dionne s'inspire des projections de diapositives. Avec Money Shot: Roi-de-Rats, l'artiste de Montréal propose une narration semi-aléatoire entre des images dont le fil conducteur est l'identité.

Dans son travail, elle intègre des photos «vintage» en noir et blanc et des photos numériques. Le visiteur choisi entre deux options proposées pour effectuer des allers-retours dans le temps et découvrir ses compositions qui provoquent parfois le malaise.

Sophie Latouche... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 5.0

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Sophie Latouche

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Sophie Latouche

Très ludique et coloré, le travail de Sophie Latouche rappelle le photo-roman. Whaddup est une vidéo poésie de 2 minutes 20 où les images de synthèse et les animations côtoient les textes personnels et féministes tirés du recueil Bluetiful de l'auteure Daphné B.

Dans l'oeuvre, des phrases telles que «La solitude n'a pas d'âge, elle a toutes les heures» côtoient les termes YouTube, Google, téléphone cellulaire et «playlist». Par son travail, l'artiste qui s'intéresse à la diffusion de l'art en ligne, étudie la façon dont les émotions et les interactions sociales sont révélées à travers les applications digitales.

Laurie Girard... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 6.0

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Laurie Girard

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Laurie Girard

Démantèlement est composé d'une multitude de lignes bleues et brunes. Le dessin numérique vectoriel est issu de la silhouette de certains pays où sévissent actuellement des conflits sociaux et politiques. Ces cartes de pays en guerre multipliées donnent vie à une nouvelle carte du monde, un plan redessiné lourd de signification.

Cassandre Boucher... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 7.0

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Cassandre Boucher

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Cassandre Boucher

Cassandre Boucher s'attarde à la malléabilité des souvenirs. Avec Décembre 63 (Feeding the dog) et Septembre 58, l'artiste transforme des images issues de livres, de sites Web et de vieux albums de famille, notamment en occultant certains éléments. Les portions disparues sont remplacées par des lignes qui évoquent des ondes ou des empreintes. Le tout, qui se décline dans des teintes terre, amalgame le réel et l'irréel.

Laure Bourgault et Charles Duval... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 8.0

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Laure Bourgault et Charles Duval

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Laure Bourgault et Charles Duval

Laure Bourgault et Charles Duval proposent au visiteur de découvrir à sa façon Faire errance, une plateforme Web évolutive. Sur un ordinateur, il crée son propre chemin à partir de quatre onglets. Sans direction précise, il parcourt la plateforme et découvre des photos et des vidéos, ce que les artistes appellent des «traces récoltées par des errants, de Rimouski à Beyrouth». Le travail des artistes s'inscrit comme une tentative de reconstitution d'une expérience d'errance.

Magali Baribeau-Marchand... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 9.0

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Magali Baribeau-Marchand

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Magali Baribeau-Marchand

Magali Baribeau-Marchand propose une série de 13 tableaux comme autant de fenêtres sur des moments suspendus. Elle a choisi des parties d'un album photo qui date d'une autre époque et les a transformées par l'ajout de couleurs et de matériaux.

Avec Les fenêtres, le visiteur découvre des photos d'où émanent des matières, des images parfois liées entre elles par des fils. L'artiste de Saguenay rend ainsi hommage aux souvenirs et à ce qu'éveillent en nous les albums de famille.

Sara Létourneau... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 10.0

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Sara Létourneau

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Sara Létourneau

Sara Létourneau présente une oeuvre dans laquelle sont réunies l'ensemble de ses pratiques artistiques. Bye bye (je te dis au revoir), une vidéo performative musicale de près de cinq minutes permet de découvrir plusieurs facettes de l'artiste multidisciplinaire de Saguenay.

Muni d'un casque d'écoute, le visiteur peut entendre une pièce de l'auteure-compositrice-interprète dans laquelle elle chante une disparition. Dans sa performance, la comédienne disparaît poétiquement sous une pluie de poussière fine qui lui confère l'allure d'une poupée fragile.

La vidéo a été réalisée en collaboration avec Guillaume Thibert et Luciana Marcos dans le cadre de la résidence Saguenay-Montréal au centre d'artiste OBORO à Montréal.

Valérie Mercier... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 11.0

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Valérie Mercier

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Valérie Mercier

En combinant de vieilles photos portraits reçues d'étrangers, des photos de paysages et des couleurs, Valérie Mercier construit des tableaux imaginaires. Par son intervention, les instants captés recontextualisés deviennent anonymes.

Dans la grande salle de Langage Plus, l'artiste de Gatineau présente 1941 Composition no. 1 et Lac Louise, deux démonstrations qu'elle préfère le collage photographique à l'intervention numérique. Ces oeuvres posent également une réflexion sur la pertinence de la photographie amateure.

Luis Ortega... (Photo Le Progrès-dimanche, Gimmy Desbiens) - image 12.0

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Luis Ortega

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Luis Ortega

Avec Es mi amigo inaudible (C'est mon ami inaudible), Luis Ortega entrecroise cinq histoires racontées en espagnol par des Mexicains, ainsi qu'une discussion entre des membres de l'équipe de Kinomada.

Le court métrage, une production Kinomada de 4 minutes 52, propose les portraits flous ou incomplets des protagonistes et des récits fractionnés, puis recollés ensemble afin de créer un nouveau récit aux parties inaudibles sur le thème de l'amitié.

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