Giorgia Fumanti comme chez elle

Giorgia Fumanti... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Giorgia Fumanti

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Daniel Coté
Le Quotidien

Plus que jamais, Giorgia Fumanti se sentira chez elle, samedi à 20h, alors qu'elle chantera à la Salle Michel-Côté d'Alma. Elle y retrouvera les membres de La Croche Choeur, la formation dirigée par son amie Desneiges Simard, ainsi qu'un public familier. En prime, il s'agira de son premier spectacle en tant que citoyenne canadienne.

« Ça m'a pris dix ans pour y arriver parce que je voyage fréquemment, mais depuis trois semaines, je suis officiellement une citoyenne de ce pays, a-t-elle confirmé jeudi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien. Je vais donc profiter de ce rendez-vous pour célébrer cet événement, ainsi que le lieu où sont nées mes deux filles, maintenant âgées de deux et sept ans. »

Elle et son conjoint Maurice Velenosi, qui est également son impresario, résident désormais dans les Laurentides. Ils auraient pu s'établir en Italie, la patrie de la soprano, mais ont opté pour le Canada en songeant à l'intérêt des enfants. « Même si mon coeur reste déchiré parce que j'ai de la famille en Italie, je sais que mes filles auront plus de possibilités de bâtir leur avenir ici », fait observer Giorgia Fumanti.

Loin de mettre tous ses oeufs dans le panier du show-business, en effet, elle prend les moyens nécessaires pour s'acquitter pleinement de son rôle de mère. C'est ainsi que son agenda comprend de longues plages au Québec, en particulier au cours de l'année scolaire. « Je suis très engagée. Mes filles constituent ma priorité et je suis privilégiée parce qu'à ce stade de ma carrière, j'ai la liberté de choisir ce que je veux faire », indique l'invitée de Ville d'Alma Spectacles.

Ni à la mode ni démodée

Les voyages évoqués tantôt découlent de sa carrière internationale. Encore l'été dernier, des tournées en Chine et en Italie ont mobilisé l'interprète, qui se déplace toujours avec mari et enfants. La prochaine fois, ça se passera en mars, en Afrique du Sud. Puis, la Chine et l'Italie la recevront une nouvelle fois.

Peut-être que l'occasion sera bonne de chanter aux côtés de La Croche Choeur, la chorale qui accompagne fréquemment Giorgia Fumanti sur scène et qui figure sur son plus récent disque, Noël en lumière. Elle devait participer à la récente tournée italienne, mais a dû renoncer en raison de l'état de santé de plusieurs de ses membres.

« Quelques personnes subissaient des traitements pour le cancer et le groupe ne voulait pas les laisser derrière, relate la soprano. Je suis toutefois convaincue que nous aurons l'occasion de nous reprendre. J'ai lancé une nouvelle invitation à La Croche Choeur et peut-être que ça fonctionnera l'an prochain, en Chine ou en Italie. »

À sa fidélité correspond celle de ses fans, ceux d'ailleurs comme ceux d'ici. Comment expliquer un tel phénomène, alors que les radios commerciales font rarement jouer ses chansons ? « Comme le jazz, mon style n'est pas à la mode, mais il n'est jamais démodé. En plus, nous ne sommes qu'une dizaine, dans le monde, à faire ce que nous faisons à un certain niveau. Des gens comme Sarah Brightman et Andrea Boccelli », explique Giorgia Fumanti.

Un album en 2017

À Alma, le programme défendu par la soprano couvrira l'ensemble de sa carrière. Ses neuf albums seront explorés en compagnie de ses cinq musiciens, puis du choeur qu'on verra apparaître au retour de la pause. L'Hallelujah de Leonard Cohen résonnera dans la salle, au même titre que Caruso et plein d'autres reprises témoignant de son goût pour la pop de facture classique.

Les fans avertis identifieront quelques pièces qui ne figurent pas sur ses enregistrements. Ce sera le cas de La quête et de L'hymne à l'amour, qu'on retrouvera sur son prochain disque. Celui-ci doit sortir en 2017 et ne comprendra que des chansons francophones parées d'un habillement orchestral. Il soulignera, lui aussi, l'enracinement de Giorgia Fumanti dans sa terre d'adoption.

« J'aime revisiter les grandes chansons. La différence est que lorsqu'elles sont en français, je dois y penser davantage au moment de les interpréter. Dans La quête, par exemple, il y a beaucoup de mots et le texte est si important », note la soprano, qui assimile la musique à une prière. C'est ainsi, une note à la fois, qu'elle touche le coeur de son public.

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