Quand Trac part à la pêche

Toujours sur le 220, même dans un décor... (Photo courtoisie)

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Toujours sur le 220, même dans un décor sylvestre, le Clown Noir le plus incandescent effectuera un nouveau solo à compter du 18 octobre, dans le cadre de la pièce Trac à la pêche.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Quand Trac, le Clown Noir le plus irascible, taquine le poisson, il ne faut pas s'attendre à ce que l'action tourne autour de la pose du vers sur l'hameçon. Sans vendre la mèche, c'est ce que confirment l'auteur de la pièce Trac à la pêche, Martin Giguère, ainsi que l'interprète du célèbre personnage, Patrice Leblanc.

Ce spectacle livré en solo, le troisième de Trac après les deux moutures de Ma vie en Théâtroscope, sera présenté à la Salle Murdock de Chicoutimi du 18 au 29 octobre (les représentations auront lieu à 20h, du mardi au samedi, et on réserve au numéro 418-698-3000, poste 6561). Ça commence doucement, semble-t-il, avant de tourner à l'eau de vaisselle.

«C'est une histoire de pêche. On peut imaginer la longueur des poissons», lance Patrice Leblanc d'un ton joyeux. Martin Giguère, lui, précise que cette aventure se déroule à l'intérieur d'une fenêtre de deux mois. Trac part avec l'intention de se reposer, ce qui peut se comprendre lorsqu'on sait à quel point son combat contre l'inculture hypothèque sa sérénité.

«Le spectacle est très zen avant de se transformer en hommage à des films américains comme Rambo. Trac devra se battre pour survivre, mais aussi pour préserver la culture. Il y a de la guerre, de la survie contre les humains et les animaux. Il s'agit d'une histoire pour adultes vue à travers des yeux d'enfants», souligne Martin Giguère.

Il affirme que cette pièce est celle des Clowns Noirs où l'écologie tient la plus grande place, tandis que Patrice Leblanc évoque les nombreuses péripéties qui émaillent le scénario. «Si on tournait un film à partir de cette histoire, ça coûterait 30 millions $», fait observer le comédien qui, fidèle à ses habitudes, signe également les effets sonores.

Ceux qui fréquentent assidûment le Théâtre du Faux Coffre ont déjà remarqué que Trac à la pêche ne passera que deux semaines à la Salle Murdock, au lieu de trois. Ils savent aussi que le public prend son temps pour découvrir les nouvelles productions. Il laisse passer une semaine avant de réserver, une stratégie qui, cette fois, pourrait laisser des gens sur le carreau. «C'est pour ça qu'il serait sage d'assister aux premières représentations», note Martin Giguère.

C'est un problème d'horaire qui a obligé la compagnie à écourter le séjour de la pièce, qui sera l'unique création des Clowns Noirs cette saison. L'auteur lui-même reprendra Correspondance, les nouvelles lectures de Diogène, les 1er et 2 novembre. Il le fera à guichets fermés, d'abord à la salle Le Ménestrel, puis au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, au bénéfice des étudiants en littérature inscrits au cégep.

Suivra la reprise d'Apocalypse, le dernier Clown Noir, une série de huit spectacles donnés en février, à la Salle Murdock. Toujours au même endroit, Diogène reprendra Correspondance en mai, cette fois à l'intention du grand public. Rappelons que cette pièce offerte en solo tourne autour d'échanges à distance entre le personnage et un arnaqueur originaire du Bénin.

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