Émile Bilodeau et ses Rites de passage

Émile Bilodeau possède des racines profondes au Saguenay-Lac-Saint-Jean,... (Photo courtoisie)

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Émile Bilodeau possède des racines profondes au Saguenay-Lac-Saint-Jean, lesquelles s'expriment à l'intérieur de son premier album, Rites de passage.

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Daniel Coté
Le Quotidien

«J'arrive à faire croire aux filles du Lac que j't'un grand chum à Philippe Brach», chante Émile Bilodeau dans Je suis un fou. L'image prête à rire et depuis la sortie de son premier album, intitulé Rites de passage, elle est devenue d'actualité. Parce que dans les médias, il est devenu coutumier de tracer un parallèle entre les deux chanteurs.

Le plus drôle est qu'ils se connaissent bien. Même qu'en juin 2014, on a pu les voir ensemble au Festival de la chanson de Tadoussac. Inscrits dans Les ateliers d'écriture, où des artistes de la relève se produisent devant public, tout en participant à une formation animée par Xavier Lacouture, ils faisaient partie d'un groupe comprenant Joëlle Saint-Pierre, une troisième personne ayant des racines au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C'était une belle gang. J'ai donné des spectacles avec Philippe à ce moment-là et on sentait qu'entre nous, il se passait de quoi», a raconté Émile Bilodeau au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal. Ce qui était tout aussi clair, pour ceux qui ont assisté à cette édition du festival (ce fut le cas de l'auteur de ces lignes), c'est qu'on avait affaire à des gars allumés, animés d'un urgent besoin de communiquer leurs états d'âme.

Déjà, le répertoire d'Émile Bilodeau comprenait des pièces comme Ça va et Dehors, laquelle a été inspirée par l'album Dehors novembre des Colocs. Son côté comique cohabitait avec un certain désenchantement, deux facettes de sa personnalité qui imprègnent Rites de passage, dont la sortie officielle a eu lieu le 7 octobre

Toujours à Tadoussac, le jeune homme - il était alors âgé de 18 ans - a écrit le début de J'en ai plein mon cass, dont l'extrait diffusé à la radio suscite beaucoup d'intérêt. «Xavier m'a aidé à sortir cette chanson de mon inconscient. Ça a été un beau ''trip''», décrit celui qui a grandi à Longueuil, mais dont les parents sont originaires de la région.

Ces racines ont été entretenues grâce à d'innombrables séjours chez des membres de sa famille. Certains, comme son grand-père Philippe Bilodeau, ont même trouvé leur chemin à l'intérieur de l'album, en filigrane. Ça va, dont on a parlé tantôt, trouve en effet son origine dans le décès de cet homme. «J'ai écrit ça pour ma grand-mère, Madeleine Bergeron, qui est née à Saint-Ambroise», confie Émile Bilodeau.

Parlant de Saint-Ambroise, c'est dans cette municipalité qu'il a fait ses premières armes en 2013 et 2014, à l'occasion du Festival de la chanson. «Je n'ai pas gagné le grand prix, mais plein d'autres à côté, se souvient-il. J'ai trouvé ça inspirant de voir autant de gens se déplacer pour entendre de la chanson francophone.»

À propos de la scène, justement, il a formé un groupe qui l'accompagnera dans les prochains mois. Avant les Fêtes, on parle surtout de premières parties. Ce sera le prélude à la vraie tournée qui, à l'en croire, demeurera fidèle à l'esprit et la manière de l'album. «À la base, je suis un ''drummer'', mais la guitare est le phare qui me guide. Je préfère défendre mes textes de cette manière», rapporte Émile Bilodeau.

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