Soirée irréelle avec Paul McCartney

Robert Hakim était encore sous l'euphorie de l'expérience... (Photo courtoisie, Robert Hakim)

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Robert Hakim était encore sous l'euphorie de l'expérience unique qu'il a vécue dans le bar californien Pappy + Harriet's, situé dans la petite ville de Pioneertown.

Photo courtoisie, Robert Hakim

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Le promoteur de spectacles et de festivals Robert Hakim a vécu un moment qui semblait tout à fait irréel, jeudi, lorsqu'il s'est retrouvé à un mètre de Paul McCartney à l'occasion d'un concert intimiste improvisé devant 300 personnes, dans un bar perché dans les montagnes du désert de la Californie.

Le grand fan de Sir Paul, qui l'a d'ailleurs vu en spectacle plus de 20 fois, s'est procuré les billets au prix incroyable de 50$.

Robert Hakim se trouve en Californie, où il assiste aux spectacles présentés dans le cadre du Desert Trip, à Indio, qui rassemble les grandes vedettes du rock - et des milliers de leurs fans - telles que les Rolling Stones, The Who, Bob Dylan, Neil Young et Paul McCartney.

Mais ce n'est pas dans le cadre du Desert Trip que le promoteur s'est retrouvé dans un bar devant l'ancien membre des Beatles.

Comme dans un film

Il se préparait à quitter, jeudi en matinée, pour se rendre sur les lieux de son prochain spectacle, lorsqu'il a vu passer une publication sur la page Facebook de la vedette annonçant qu'il donnerait un concert le soir même, dans le bar Pappy + Harriet's, dans la petite ville de Pioneertown. Les instructions étaient claires: 300 places, 50$ le billet, un par personne, achat sur place, et aucune file d'attente admise devant le bar avant 15h.

Chantal, sa conjointe, et lui se sont alors dirigés vers ce petit bar mythique, fondé par des investisseurs d'Hollywood, qui a accueilli de nombreuses vedettes. Une quarantaine de kilomètres les séparaient de l'endroit.

«C'était comme dans un film, perdu dans un bled. Comme dans les westerns. On roulait sur la petite route sinueuse dans les montagnes du désert et on se demandait où on s'en allait», a-t-il raconté lors d'un entretien téléphonique avec Le Quotidien, vendredi.

Après plusieurs heures d'attente sous l'oeil attentif de policiers, une file a enfin pu se former et ils se sont retrouvés parmi les 300 chanceux qui ont obtenu un billet.

Paul McCartney est monté sur la scène du bar à 20h20 et a enfilé succès après succès pendant un concert de 1h45. «C'est impossible, je n'ai jamais vu un show comme ça, a laissé tomber Robert Hakim, qui ressentait encore l'euphorie de cette expérience unique. C'était malade, malade, malade! Il était à la hauteur des gens, à deux pieds de nous. C'est un moment unique qui ne se reproduira jamais.»

«We're back in Liverpool!», a lancé la vedette mondiale aux 300 personnes présentes, en expliquant que c'était la plus petite salle dans laquelle il avait joué. C'est en fait Bob Dylan qui lui avait conseillé d'aller faire un tour dans ce petit bar sympathique. Il l'a pris au mot et a lâché un coup de fil aux propriétaires du Pappy + Harriet's pour leur demander d'aller y jouer, sans demander de cachet.

Un autographe

À l'occasion de son passage au Desert Trip, Robert Hakim rêvait de faire autographier une guitare basse Höfner, semblable à celle de McCartney.

Dans la précipitation, il n'a pas pris la guitare avec lui. Mais il a réussi à obtenir un autographe de son idole à la sortie du bar, apposé sur un petit livret qu'il avait amené avec lui.

Le promoteur avait espéré que ses contacts dans le domaine artistique lui permettraient de rencontrer la vedette. C'est plutôt le hasard de la vie, celui d'être au bon endroit, au bon moment, qui lui a permis de vivre un moment qu'il n'aurait jamais osé imaginer.

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