Portrait de la médiation culturelle en région

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L'uMarcelle Dubé, Véronique Villeneuve, Danielle Maltais, Constanza Camilo et Camille Perry.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Plusieurs questions et quelques réponses. Tel est le bilan qu'on peut tracer à la suite de la publication, il y a quelques jours, du Portrait des pratiques de médiation culturelle au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce document créé par trois professeures-chercheuses de l'UQAC, Constanza Camelo, Danielle Maltais et Marcelle Dubé, ouvre en effet un champ d'investigation prometteur.

Fruit de deux années de travail, ce document répond à un besoin exprimé par la Cellule régionale d'innovation en médiation culturelle du Saguenay-Lac-Saint--Jean.

L'un des objectifs consistait à cerner les formes que prend la médiation culturelle chez nous, notamment les ressources disponibles et les divers modes de fonctionnement. C'est pourquoi 103 organismes ont été contactés au printemps 2015.

Du nombre, 92 ont été rejoints et parmi eux, 72 ont accepté de participer à l'enquête en répondant, en tout ou en partie, au questionnaire confectionné par l'équipe. « Un taux de participation de 70 %, c'est très bon », a fait remarquer Marcelle Dubé à l'occasion d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

L'enquête a permis de constater que la médiation culturelle constitue une pratique bien implantée dans la région.

Dans certains cas, elle existait avant même la création de ce concept. Ce qui retient l'attention, aussi, c'est sa répartition sur le territoire. Parmi les organismes qui y souscrivent, 34 émanent de la ville de Saguenay, soit 52,3 % de l'ensemble.

À l'opposé, on n'en trouve qu'un seul dans la MRC Maria-Chapdelaine et sept dans la MRC Fjord-du-Saguenay.

« Ça donne des pistes à explorer ultérieurement. Nous souhaitons cartographier les données contenues dans l'étude afin de montrer la réalité qu'elle dépeint. Ce sont des informations que les organismes eux-mêmes pourraient mettre à jour, note Marcelle Dubé. En même temps, on pourrait essayer de voir comment il serait possible d'élargir l'offre culturelle et la médiation dans les plus petites localités. »

Femmes de terrain

Le portrait de la médiation telle que vécue dans la région trace aussi, indirectement, le profil des organismes culturels. Chez ceux qui ont participé à la cueillette des données, 40,8 % des femmes ayant répondu au questionnaire occupaient un poste de direction. Par contre, la moitié des hommes pouvaient en dire autant. « Ce sont les femmes qui accomplissent le travail de terrain, mais plus on monte, moins elles sont présentes », confirme Marcelle Dubé.

Quant aux raisons de pratiquer la médiation culturelle, elles vont de la nécessité de hausser la fréquentation à la volonté de rendre la culture plus accessible. Parfois, toute la population est visée, alors qu'en d'autres occasions, on cible des groupes précis.

« On voit que la médiation constitue une pratique bien vivante sur le territoire et l'étude nous donne une vision plus claire de ce qui se fait. Si une suite était donnée au projet, il serait intéressant de rencontrer les médiateurs, ainsi que les artistes qui font de la médiation, estime la professeure-chercheuse à l'Unité d'enseignement en travail social. Ça aiderait à mieux percevoir les difficultés et les réussites. »

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