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De la lumière, de jolies feuilles et des peintres

  • Présidente d'honneur du symposium provincial des Villages en couleurs, Christine Nadeau est émerveillée par la beauté du paysage dans le Bas-Saguenay. Même lorsqu'elle circule entre les salles d'exposition de L'Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay, les montagnes couvertes de feuillus captent son attention, ce qui l'incite parfois à réaliser des photographies. Un jour, peut-être, elles se mueront en tableaux. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    Présidente d'honneur du symposium provincial des Villages en couleurs, Christine Nadeau est émerveillée par la beauté du paysage dans le Bas-Saguenay. Même lorsqu'elle circule entre les salles d'exposition de L'Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay, les montagnes couvertes de feuillus captent son attention, ce qui l'incite parfois à réaliser des photographies. Un jour, peut-être, elles se mueront en tableaux.

    Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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  • La présidente du symposium provincial des Villages en couleurs, Yvonnette Bernier, s'attend à accueillir de 5000 à 10 000 visiteurs au cours de la fin de semaine. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    La présidente du symposium provincial des Villages en couleurs, Yvonnette Bernier, s'attend à accueillir de 5000 à 10 000 visiteurs au cours de la fin de semaine.

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  • Cet homme, Clarence Bourgoin, revient de loin. Deux ans après avoir subi trois infarctus dans une même nuit, l'artiste originaire du Nouveau-Brunswick a retrouvé l'énergie nécessaire pour travailler. On dit même qu'à la suite de sa mésaventure, son style a évolué, que ses tableaux sont plus harmonieux, ce qui le laisse un brin sceptique. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    Cet homme, Clarence Bourgoin, revient de loin. Deux ans après avoir subi trois infarctus dans une même nuit, l'artiste originaire du Nouveau-Brunswick a retrouvé l'énergie nécessaire pour travailler. On dit même qu'à la suite de sa mésaventure, son style a évolué, que ses tableaux sont plus harmonieux, ce qui le laisse un brin sceptique.

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  • Les artistes qui participent au symposium provincial des Villages en couleurs ont droit à un paysage inspirant. Dès que l'occasion se présente, Gilles McLean va peindre au coeur de la nature. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    Les artistes qui participent au symposium provincial des Villages en couleurs ont droit à un paysage inspirant. Dès que l'occasion se présente, Gilles McLean va peindre au coeur de la nature.

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Daniel Coté
Le Quotidien

En ce mois d'octobre aux airs d'été, le Bas-Saguenay a revêtu ses plus beaux atours. Les feuilles sont toujours accrochées aux arbres, sauf quelques-unes qui forment un joli tapis. Leurs couleurs vives enflamment le paysage, ce qui adonne bien parce que depuis vendredi, on peut se rendre à L'Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay afin de rencontrer les artistes associés au symposium provincial des Villages en couleurs.

La 26e édition réunit 43 peintres provenant de partout au Québec, ainsi que des Maritimes. Pour plusieurs, il s'agit du dernier rendez-vous avant d'entrer en hibernation. C'est le cas de la présidente d'honneur Christine Nadeau qui, du fait de cette nomination, a le privilège d'animer deux stands situés à l'Aréna de la Vallée, de même qu'au Centre récréotouristique du Mont-Édouard, où elle a échangé avec le représentant du Quotidien.

Sa carrière est florissante. Des galeries de Vancouver, Calgary et l'Île-du-Prince-Édouard offrent ses tableaux aux amateurs d'art, qui se les arrachent. Néanmoins, l'adepte de l'acrylique demeure fidèle au symposium depuis neuf éditions. Elle qui affectionne les paysages, ainsi que les scènes marines, voit son pèlerinage annuel au Bas-Saguenay comme l'un des moments forts de sa saison.

«C'est l'un des premiers événements auxquels j'ai participé et il me donne l'occasion de revoir des amis. J'en profite aussi pour prendre un bain de couleurs et de lumière», a mentionné Christine Nadeau à l'heure du dîner, juste avant de se diriger vers Petit-Saguenay. Plusieurs fois, lors de tels déplacements, elle prend des photographies du paysage qui, peut-être, la pousseront à créer une toile. Un plaisir parmi d'autres.

«Je ne fais que trois ou quatre symposiums par année et c'est moi qui ai trouvé le slogan de cette édition: L'authentique rendez-vous artistique. C'est le reflet de la réalité parce que ça fait 26 ans que le comité organisateur attire les amateurs d'art ici. Je trouve ça remarquable», affirme l'artiste enracinée à Boischatel, sur la Côte-de-Beaupré.

Un nouveau Clarence Bourgoin?

Un autre fidèle d'entre les fidèles, Clarence Bourgoin, n'a qu'à franchir le pas de la porte pour arracher un sourire aux gens. Rappelons qu'il y a deux ans, il est passé à un poil de pinceau de rencontrer Dieu ou le Diable. «J'avais fait trois crises cardiaques dans la même nuit. J'étais bloqué à 100%», raconte ce fils du Nouveau-Brunswick.

Pour clore le bulletin médical, signalons que la capacité de son coeur est passée de 40% à 47%, ce qui est proche de la cible de 50% établie par son médecin. Manger mieux, prendre des pauses et éliminer les sources de stress l'ont aidé à recouvrer la santé, ce qui lui permet de réaliser des tableaux comme ceux qui sont accrochés derrière son chevalet.

Ils montrent des paysages accidentés de la région de Charlevoix et de sa province natale, de grandes surfaces qui, semble-t-il, trahissent l'apparition d'un nouveau Clarence Bourgoin. «Je trouve que non, mais on dit que je suis devenu un peintre différent, que mes tableaux sont plus harmonieux», fait observer l'homme âgé de 70 ans.

Lui aussi complète sa saison de symposiums dans le Bas-Saguenay, un rendez-vous auquel il a participé 22 ou 23 fois. «Je reviens parce que les organisateurs sont du bon monde, parce qu'il y a des collectionneurs et parce que c'est ici que je vois fumer les cheminées pour la première fois de l'année», énonce le peintre avec humour.

Parlant des organisateurs, la nouvelle présidente, Yvonnette Bernier, avait le sourire facile en voyant le mont Édouard nimbé de lumière. Il forme le décor idéal pour la 26e édition où, d'ici à lundi, on attend de 5000 à 10 000 visiteurs. «Nous sommes gâtés par le climat et les feuilles», a mentionné l'administratrice, qui encourage les visiteurs à faire estampiller un passeport sur les deux sites. Ils seront ainsi éligibles au tirage de trois prix.

Un peintre d'extérieur

La lumière évoquée précédemment, c'est aussi ce qui allume Gilles McLean, un autre vétéran du symposium en vertu de ses 23 éditions. Il a donc passé l'avant-midi sur la rue Saint-Jean-Baptiste, à L'Anse-Saint-Jean, afin de peindre ce que ses yeux lui donnaient à voir. «J'ai fait des croquis, puis j'ai installé mes valeurs, les couleurs de base. J'ai eu recours à l'huile au lieu de l'acrylique parce que c'était humide», a-t-il précisé.

Ce genre de sortie sourit à l'Anjeannois, qui pratique son art depuis 40 ans. Peu importe la saison, il aime explorer son village en compagnie de ses camarades Stéphane Gagné et Marc Grandbois. «On prend des marches dans les sentiers et on fait des pochades. L'hiver, on se rend au chalet situé en haut des pentes de ski», décrit-il.

Aucune photographie ne vaut le spectacle qu'offre la nature lorsqu'on va à sa rencontre. Sur place, on perçoit mieux les volumes et la profondeur, estime le peintre. Quant à la lumière, il affirme que les meilleurs moments pour en profiter sont le matin, très tôt, de même qu'à la fin de la journée. «Le pire, c'est le midi», ajoute Gilles McLean.

Dans cet esprit, il est heureux de la décision du symposium d'animer quelques sites extérieurs, ce qui représente une première. Outre les deux salles d'exposition, ouvertes de 9h à 20h, samedi et dimanche, on pourra voir travailler des peintres dans huit endroits différents. «Chaque année, on amène de nouvelles choses», se réjouit l'Anjeannois.

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    Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

    Présidente d'honneur du symposium provincial des Villages en couleurs, Christine Nadeau est émerveillée par la beauté du paysage dans le Bas-Saguenay. Même lorsqu'elle circule entre les salles d'exposition de L'Anse-Saint-Jean et Petit-Saguenay, les montagnes couvertes de feuillus captent son attention, ce qui l'incite parfois à réaliser des photographies. Un jour, peut-être, elles se mueront en tableaux.

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    La présidente du symposium provincial des Villages en couleurs, Yvonnette Bernier, s'attend à accueillir de 5000 à 10 000 visiteurs au cours de la fin de semaine. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

    Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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