Un voyage musical

La soprano Marie-Josée Lord a offert un concert... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La soprano Marie-Josée Lord a offert un concert rempli de surprises aux spectateurs réunis à la cathédrale de Chicoutimi mardi soir pour le concert-bénéfice au profit de la Société d'art lyrique du Royaume.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Quelque 350 personnes se sont laissées bercer par la voix de Marie-Josée Lord à la cathédrale de Chicoutimi, mardi soir. De Carmen à Le monde est stone, la soprano accompagnée du pianiste originaire de La Baie Dominic Boulianne, a offert un voyage musical intimiste et accessible. 
La grandeur d'un interprète se mesure bien au-delà de la voix. Nul doute, Marie-Josée Lord est une artiste de taille.

Visiblement née pour une scène, elle a su faire de la soirée-bénéfice au profit de la Société d'art lyrique du Royaume un moment intime, et ce, malgré la grandeur du lieu culte où elle se produisait.

Marie-Josée Lord prend plaisir à échanger avec son public, à faire de son concert une rencontre, un moment unique et magique. De ses interventions jusqu'au choix des chansons, elle se laisse porter par le moment. Une option qui n'est envisageable que pour ceux qui maîtrisent parfaitement leur art.

«C'était très important pour moi d'être ici, car j'aime l'art lyrique et je trouve que la Société d'art lyrique du Royaume fait un travail assez extraordinaire. Elle permet aux jeunes chanteurs de la relève de se produire dans un opéra ou une opérette et vous permet de découvrir la qualité qu'on a parmi nous», a-t-elle affirmé d'entrée de jeu.

La soprano a rapidement confirmé qu'elle n'avait pas préparé de programme, préférant parler avec le public. Tout au long du concert, elle a pris le temps de raconter l'histoire des pièces proposées. Elle a offert des airs en français, en anglais et en italien.

Son interprétation d'un air des Noces de Figaro était si expressive qu'on pouvait presque voir le jeune page en crise d'adolescence dont il était question dans l'extrait.

Les deux airs de Carmen proposés, notamment L'amour est un oiseau rebelle prenant fin sur une note puissante, ont été chaudement applaudis.

Marie-Josée Lord a ensuite voulu s'approcher du public. Elle a quitté le choeur pour se rendre tout près des spectateurs, jusqu'à ce que le fil de son micro l'empêche d'aller plus loin.

Tout au long de la soirée, elle a déplacé le micro et son pied, s'assurant que tous puissent l'entendre de près. «Je suis comme une chanteuse-rockeuse», a-t-elle rigolé avant d'entreprendre Mon coeur est un violon.

Phénomène plutôt rare lorsqu'il est question de concert classique, la soprano a fait chanter la foule, qui s'est exécutée sur Plaisir d'amour.

À quelques reprises, elle a demandé au public s'il souhaitait une pause. Personne n'a voulu briser le moment de magie qu'il était en train de vivre.

Les spectateurs ont ainsi pu savourer Madame Butterfly, puis un bloc consacré aux comédies musicales incluant une interprétation envoûtante de Summertime, ainsi que la pièce Somewhere tirée de West Side Story qui lui a valu une ovation.

La soprano a offert des Spirituals en toute fin de soirée. La touchante interprétation de Amazing Grace a particulièrement plu au public.

En guise de rappel, Marie-Josée Lord a été fidèle au reste de la soirée en offrant une autre surprise au public: Le monde est stone.

Les spectateurs sont repartis avec l'impression d'avoir vécu un moment unique, une soirée où les surprises se sont succédé pour créer un tout mémorable.

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