Quand l'art devient un jeu

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Pour illustrer le thème du jeu, Lydia Hovington a peint une toile représentant une ville abandonnée. Lors du passage des représentants du Quotidien, vendredi, elle s'apprêtait à ajouter des éléments suggérés par les visiteurs.

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Daniel Coté
Le Quotidien

L'art peut facilement devenir un jeu, ainsi que le suggérait le thème du 10e Symposium de la relève. Pour le constater, il suffisait de se pointer au Centre national d'exposition de Jonquière, jeudi et vendredi, afin de rencontrer les 24 artistes invités à créer une oeuvre sous le regard du public. Âgés de 18 à 35 ans, ils verront le fruit de leur travail exposé dans la salle principale, du 6 au 30 octobre.

Trois fois, il fallait lancer les dés afin... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

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Trois fois, il fallait lancer les dés afin de guider le travail de Séléna Harvey-Laforge. Elle a produit des dessins qui, peut-être et peut-être pas, feront partie de l'exposition découlant du Symposium de la relève.

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Cynthia Tremblay a trouvé un moyen original de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.1

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Cynthia Tremblay a trouvé un moyen original de rendre son tableau interactif, dans le cadre du Symposium de la relève. Elle a invité les visiteurs à déplacer des morceaux de ce dessin représentant un cube Rubik.

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Pour s'approprier le thème, la doyenne du groupe, Cynthia Tremblay, a peint un ciel sur une surface de métal. L'image était belle, vendredi avant-midi, mais ne laissait voir qu'une partie de l'histoire. L'autre élément, nettement plus flash, prenait la forme d'une représentation du cube Rubik dont la base était aimantée.

«Je vais tailler le cube et inviter les gens à déplacer les morceaux sur la toile. L'oeuvre va bouger. Elle deviendra interactive», a expliqué l'artiste originaire de Jonquière au cours d'une entrevue accordée au Quotidien. Mère de trois enfants, elle voit dans ce projet une façon d'évoquer ce moment de la vie où jouer, c'est fixer le temps en se perdant dans le moment présent.

Il s'agit de sa deuxième participation au symposium et justement, le temps commence à la rattraper. «Je trouve ça tellement le fun, ici. On rencontre plein de monde et les gens posent des questions. C'est plaisant, aussi, de voir ce que font les collègues. Le problème, pour moi, est que j'en suis à ma dernière année. J'ai atteint l'âge limite», confie celle qui, parallèlement à la peinture, a pour métier de fabriquer et réparer des archets.

Trois coups de dés

Une autre Jonquiéroise, Lydia Hovington, revendique fièrement ses origines nord-côtières, mais le tableau qui a pris forme devant elle ne ressemble en rien à Baie-Comeau ou Forestville. Il représente une ville abandonnée, où il y a longtemps que les enfants ne jouent plus dehors. La végétation a repris le dessus sur les bâtiments.

«Je devrai intégrer des objets ou des idées provenant des visiteurs, notamment une partie de cache-cache», note la jeune femme. Elle qui complète un congé de maternité, en attendant de renouer avec son travail en informatique, a étudié en arts plastiques au Cégep de Jonquière. Signe que la peinture demeure l'un de ses ancrages, Lydia Hovington a ouvert une page Facebook sous le nom de Lilou. C'est là qu'il faut aller pour suivre son évolution artistique.

Juste à côté, Séléna Harvey-Laforge invitait les gens à lancer les dés pour participer, à leur manière, à la réalisation de son projet. La première fois, c'était pour identifier l'un des six dessins reposant sur sa table, celui qui deviendrait sa priorité du moment. Ensuite, il fallait choisir le médium, quelque part entre le crayon et le pastel. Puis venait la couleur.

«J'aime l'art conceptuel», affirme la Bairiveraine âgée de 18 ans, ce qui en fait la cadette de la dixième édition. On ne veut pas trahir son secret, qui ne sera dévoilé que le 6 octobre, mais disons que sa démarche ne se résume pas à trois coups de dés. «Je joue avec le public et je me joue de lui. Je fais semblant», résume l'étudiante en arts visuels du Cégep de Chicoutimi.

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