Fjord: un groupe sous influence

Le groupe Fjord sera au Sous-Bois jeudi à... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le groupe Fjord sera au Sous-Bois jeudi à 21h.

Photo Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Si vous avez aimé Portishead, une référence historique en matière de trip-hop, le duo Fjord vient de sortir un EP qui a toutes les chances de vous plaire. Il se nomme Textures et meublera l'essentiel du spectacle présenté jeudi à 21 h, au Sous-Bois de Chicoutimi.

«Il s'agira de notre première visite dans votre région et nous avons hâte. Nous reprendrons les pièces de l'album et la première partie sera assurée par Floes, un band de Québec, comme nous, qui fait de l'électro ambiant. Toute la soirée, on va rester dans cette atmosphère», a décrit l'un des membres de la formation, Louis-Étienne Santais, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Les six pièces figurant sur le EP sont les seules que le duo approuve sans réserve. Lui qui a éliminé un premier enregistrement disponible uniquement sur internet, après avoir estimé que les chansons ne lui plaisaient plus, propose une vision artistique très définie. Elle est d'ailleurs liée au choix du nom, qui évoque à la fois la couleur bleue et la notion d'immensité, entre autres considérations.

«La création du disque s'est étalée sur deux ans parce que nous sommes très pointilleux en ce qui touche le choix des instruments. Nous tenions à ce que ce soit mélodieux, qu'il y ait des sons de bois et d'eau afin d'illustrer la thématique aquatique. D'une plage à l'autre, on retrouve des textures similaires», énonce Louis-Étienne Santais.

Lui et son camarade aiment la scène trip-hop des années 1990, mais aussi le répertoire folk-rock des années 1960 et 1970, ce dont témoigne l'unique reprise figurant sur Textures. Elle a pour titre Hey Hey My My et sa gestation fut, pour une fois, spontanée. «Je plaquais des accords au piano quand Thomas (Casault, l'autre moitié du duo) s'est mis à chanter là-dessus. C'est arrivé naturellement», raconte le musicien.

Son camarade ayant la voix haut perchée, on sent une parenté avec celle de Neil Young, sans toutefois que la nouvelle version soit un calque de l'originale. C'est son registre habituel, en effet, que certains confondront avec celui d'une femme. «Il y a un côté androgyne qui sort de ça et c'est tant mieux. Ça rend la musique plus unique, tout en se mariant bien avec l'électro», estime Louis-Étienne Santais.

Sur scène, le duo est épaulé par Antoine Angers aux voix, ainsi qu'aux claviers. Il a trouvé une façon de rendre justice à ses compositions, tout en ménageant un espace de liberté à travers les arrangements. Tant mieux parce que sa tournée québécoise pourrait être suivie par d'autres sorties en des terres un peu plus éloignées, possiblement au début de 2017.

Il est question du Canada anglais et des États-Unis, des endroits où la langue ne constituera pas un obstacle, puisque Fjord privilégie l'anglais sur Textures. «Nous souhaitons faire des premières parties», précise Louis-Étienne Santais qui, en s'appuyant sur les résultats générés par l'écoute des chansons sur internet, note que les chansons du duo sont également appréciées en Europe.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer