Exit Sweet Grass, voici Chassepareil

Le groupe Chassepareil, anciennement Sweet Grass, vient de... (Photo courtoisie, Clara Lacasse)

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Le groupe Chassepareil, anciennement Sweet Grass, vient de produire un album intitulé Les oiseaux d'hiver. Des spectacles seront donnés à Sainte-Rose-du-Nord et Jonquière dans les prochaines semaines, histoire de faire connaître cet enregistrement pour lequel une campagne de sociofinancement a été lancée récemment.

Photo courtoisie, Clara Lacasse

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Daniel Coté
Le Quotidien

Un nouveau nom, un album grand format et pour la première fois, une campagne de sociofinancement afin d'en assumer les frais: le groupe Chassepareil, anciennement Sweet Grass, a plusieurs raisons de se rappeler au bon souvenir des amateurs de musique folk. Les derniers mois ont été féconds et l'avenir immédiat s'annonce tout aussi stimulant.

S'agissant du nom, on peut parler d'une continuité puisqu'il fait référence aux plantes, comme le premier. La différence est que cette fois, on a opté pour le français, ce qui correspond à la langue utilisée par cette formation dont les racines (pour rester dans la botanique) sont solidement implantées au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Nous avons choisi Sweet Grass avec l'idée que nous ferions des chansons en anglais, mais ce n'est pas arrivé souvent et l'hiver dernier, nous nous sommes sentis poignés avec ce nom», a expliqué Johannie Tremblay il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au Quotidien.

C'est elle qui compose la plupart des pièces de Chassepareil, en plus de chanter et de jouer de la flûte traversière, ainsi que de l'harmonica. Ces attributs furent mis à profit pendant le long séjour effectué par le groupe à Sainte-Rose-du-Nord, l'hiver passé. C'est à ce moment que les nouveaux titres ont pris forme.

«Nous avons travaillé dans le garage d'Ovide Coudé, qui était chauffé à l'aide d'un poêle à bois. C'est pour cette raison que le prélancement aura lieu dans ce village, à l'auberge Aventure Rose des Vents (c'est prévu pour le 1er octobre, à 20h). Ça aura un caractère symbolique», affirme Johannie Tremblay.

Sainte-Rose, Jonquière, Montréal...

Le lancement officiel, lui, se déroulera le 13 octobre, au Côté-Cour de Jonquière. Ce sera l'occasion d'écouter les nouvelles compositions en version «live», tout en dégustant une root beer faite à l'aide de racines de chassepareil. Comme à Sainte-Rose, des copies physiques de disque, qui a pour titre Les oiseaux d'hiver, seront disponibles.

L'enregistrement a été effectué à L'Anse-Saint-Jean, au Studio Hors-Piste. La réalisation fut assumée par le groupe qui, en plus de Johannie Tremblay et Ovide Coudé (oud, mandoline, mohanveena), comprend Pierre-Antoine Tanguay (voix, contrebasse), Alexandrine Rodrigue (voix, guitare) et Pascal Gagnon-Gilbert (percussions, batterie).

«C'est un album folk où on sent l'influence des musiques du monde. Il y a une thématique ornithologique parce j'aime la nature et que ça m'inspire beaucoup. Les oiseaux migrateurs, par exemple, évoquent la notion de déplacement. Or, trois membres sont revenus de Montréal pour créer les chansons», relate Johannie Tremblay.

Les musiciens migreront à nouveau à l'automne, puisque d'autres lancements figurent à l'agenda, ainsi que des spectacles réguliers. L'une de ces sorties les mènera au Lion d'or de Montréal, le 5 novembre. Chassepareil pourra lancer son encodé aux côtés de deux autres formations, grâce à la complicité du Coup de coeur francophone.

On peut donc dire que les choses se dessinent bien, sauf que l'enregistrement du disque a généré des frais qui dépassent la capacité de payer du quintette. C'est pourquoi il a recouru au site internet Indiegogo, accessible via la page Facebook de Chassepareil, dans le but de récolter 8000$ grâce à une démarche de sociofinancement.

«Au début, nous ne voulions pas le faire, mais des subventions qui étaient attendues ne se sont pas matérialisées, ce qui ne nous a pas laissé le choix. Déjà, 40% de l'objectif est atteint et nous ne sommes plus gênés de demander de l'argent pour le disque. Comme nous en sommes fiers, c'est devenu légitime», avance Johannie Tremblay.

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