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Laurie Marois, l'artiste qui aime les grands yeux

  • Laurie Marois a le bonheur facile, ces temps-ci, eu égard au succès que remportent ses tableaux. Laurie Marois, peintre originaire de Normandin est si appréciée qu'elle a pu abandonner l'enseignement pour vivre uniquement de son art. (Photo courtoisie)

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    Laurie Marois a le bonheur facile, ces temps-ci, eu égard au succès que remportent ses tableaux. Laurie Marois, peintre originaire de Normandin est si appréciée qu'elle a pu abandonner l'enseignement pour vivre uniquement de son art.

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  • Laurie Marois a le bonheur facile, ces temps-ci, eu égard au succès que remportent ses tableaux. Laurie Marois, peintre originaire de Normandin est si appréciée qu'elle a pu abandonner l'enseignement pour vivre uniquement de son art. (Photo courtoisie)

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    Laurie Marois a le bonheur facile, ces temps-ci, eu égard au succès que remportent ses tableaux. Laurie Marois, peintre originaire de Normandin est si appréciée qu'elle a pu abandonner l'enseignement pour vivre uniquement de son art.

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  • Laurie Marois aime peindre les yeux des hiboux, tout comme ceux des félins. «Dans ces cas-là, je peux multiplier les détails, explorer leur regard perçant», explique l'artiste originaire de Normandin. (Photo courtoisie)

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    Laurie Marois aime peindre les yeux des hiboux, tout comme ceux des félins. «Dans ces cas-là, je peux multiplier les détails, explorer leur regard perçant», explique l'artiste originaire de Normandin.

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  • Laurie Marois aime peindre les yeux des hiboux, tout comme ceux des félins. «Dans ces cas-là, je peux multiplier les détails, explorer leur regard perçant», explique l'artiste originaire de Normandin. (Photo courtoisie)

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    Laurie Marois aime peindre les yeux des hiboux, tout comme ceux des félins. «Dans ces cas-là, je peux multiplier les détails, explorer leur regard perçant», explique l'artiste originaire de Normandin.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Si son apparence correspondait à ce qu'elle ressent, Laurie Marois aurait les yeux aussi grands que ceux qu'elle aime peindre sur ses portraits de femmes, de même que ses tableaux consacrés aux animaux. L'artiste originaire de Normandin vit dans un état de constant étonnement, en effet, en raison de l'intérêt que suscitent ses créations mariant l'huile et l'acrylique.

Sitôt offertes en galerie ou sur sa page Facebook, des amateurs mettent le grappin dessus. Les propositions arrivent si rapidement que la jeune femme - elle n'a pas encore 30 ans - peine à regrouper suffisamment de toiles pour meubler son kiosque dans un symposium ou tenir une exposition. Même en travaillant sept jours par semaine à son atelier de Québec.

«Pour moi, la fin de semaine, ça n'existe pas. La peinture est une passion, une passion grandissante, puisque j'aime encore plus ce que je fais. Je suis «workaholic», mais là, je suis rendue à l'étape où je dois songer à ralentir un peu afin de garder un équilibre dans ma vie», a confié Laurie Marois jeudi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Le moment décisif est survenu en 2014, le jour de l'ouverture de sa page Facebook. L'idée consistait à faire connaître ses toiles et l'une des retombées immédiates a pris la forme d'une exposition en solo, la première de sa carrière, présentée à Saint-Félicien. Il y a eu aussi des ventes, qui furent de plus en plus soutenues.

La demande est devenue si forte que l'artiste a dû abandonner son rôle de suppléante. Au lieu d'enseigner les arts plastiques, elle consacre toutes ses énergies à la peinture et mesure pleinement sa chance, qui donne parfois lieu à des épisodes cocasses. «Si je place une photo de moi sur Facebook et qu'on voit le bout de la face d'un hibou, on m'écrit pour savoir combien il mesure», relate ainsi la Jeannoise.

Loin d'avoir la grosse tête, Laurie Marois apprécie le fait que sa clientèle est variée. Elle a d'ailleurs insisté pour garder ses prix relativement bas, même si la loi du marché joue en sa faveur. «Je n'ai pas imposé de grosses augmentations», confirme l'artiste, qui est émue en pensant aux gens qui mettent de l'argent de côté afin d'accrocher l'une de ses oeuvres dans leur résidence.

Elle demeure également attachée à des événements comme le Symposium de peinture d'Hébertville, dont la 20e édition aura lieu samedi et dimanche sur le site du mont Lac-Vert. «Ce sera ma deuxième participation et je serai présente avec une dizaine de toiles. Je veux créer sur place, mais ça roule tellement», raconte Laurie Marois.

Le rendez-vous suivant la conduira au Cégep de Jonquière, dans la galerie aménagée à l'entrée de la bibliothèque. Son exposition intitulée Déchronologie couvrira tout le mois d'octobre et réunira des oeuvres récentes, dont une représentant un gorille. C'est le fruit d'une expérience menée récemment et comme c'est devenu la coutume, le tableau a été vendu en un tournemain.

«J'ai trouvé ça particulier de faire des yeux d'humain sur un animal», confie Laurie Marois. Elle qui aime les grands formats en apportera plusieurs à Jonquière, un lieu significatif, puisque c'est à cet endroit que la Jeannoise a complété un DEC centré sur les arts visuels. Puis, il y a eu un baccalauréat en enseignement des arts, à l'Université Laval. Puis du travail en classe, au gré des remplacements.

Mais aujourd'hui, tout ceci semble tellement loin.

Le regard des femmes et des animaux

Tout a commencé par les femmes, celles dont Laurie Marois peignait le visage en s'attardant sur leur regard. Elles sont souvent jeunes, sensuelles, sur ses tableaux grand format qui leur confèrent une aura presque surnaturelle. Il s'agissait de son sujet de prédilection jusqu'au moment où, à sa grande surprise, les animaux se sont frayé un chemin jusqu'à son chevalet.

«Je n'en faisais pas avant qu'une fille commande une vache colorée. J'ai aimé cette expérience et ça m'a incitée à ajouter un cheval, puis d'autres animaux. Je me suis laissé aller», a confié l'artiste au Quotidien. Comme avec les femmes, elle a trouvé matière à s'amuser en peignant les yeux. À cet égard, cependant, toutes les bêtes ne naissent pas égales.

«Ceux d'une vache offrent moins de possibilités, comparativement aux yeux des félins et des hiboux. Dans ces cas-là, je peux multiplier les détails, explorer leur regard perçant», décrit Laurie Marois. Les femmes, elles, lui permettent d'ajouter une touche d'intensité en accentuant le maquillage. C'est l'une des raisons qui la poussent à exploiter ce sujet, de préférence aux hommes.

Qu'il s'agisse des femmes ou des animaux, l'artiste originaire de Normandin travaille à partir de photographies libres de droits, des images dénichées sur Internet. «Quand je vois une photo qui me plaît, c'est comme une rage de sucre. Il faut que je peigne et le tableau est réalisé d'un seul trait. De cette manière, le geste est plus naturel. Ça devient une expérience spirituelle», énonce la jeune femme.

Le tableau reflète l'état d'esprit qui était le sien lors de sa création, lequel dépend beaucoup du climat. Le travail est très physique, en même temps, puisque certains tableaux mesurent trois pieds par cinq, sans parler des diptyques. «Ça me plaît, les grands formats, parce que les gestes sont plus amples, indique l'artiste. C'est aussi plus facile d'aller chercher des détails dans les visages. Autrement, je me sens retenue, poignée dans mes bras.»

Sa carrière est encore jeune, mais le fait de peindre tous les jours, ou presque, et d'être nourrie par l'appui du public, lui procure un élan qui déteint sur sa production. «C'est fou, l'évolution que je sens à travers mes tableaux. Mes visages de femmes sont meilleurs, par exemple, quand je recommence à en faire après avoir travaillé longtemps sur les animaux. Je sens que ma motricité fine continue de se développer», s'émerveille Laurie Marois.

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