Gazoline à l'heure de Brûlensemble

Gazoline a retrouvé ses fans de la première... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Gazoline a retrouvé ses fans de la première heure, tard vendredi soir, lors d'un spectacle tenu au Sous-Bois de Chicoutimi. Ce fut l'occasion de présenter les pièces regroupées sur son nouvel album, Brûlensemble.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Soirée de première vendredi, alors que le groupe Gazoline retrouvait un lieu familier, le Sous-Bois de Chicoutimi, afin d'étrenner les pièces figurant sur l'album Brûlensemble. Il y avait pas mal de monde sans que ce soit le zoo, une foule majoritairement féminine qui n'attendait que l'arrivée du combo, un peu après 22h, pour répondre au voeu exprimé par le chanteur Xavier Dufour-Thériault.

«Ce soir, on va lancer plein de tounes qui vont vous faire danser. À un moment donné, ça va faire mal, mais continuez», a-t-il demandé. Lui et ses trois complices, tous Saguenéens, venaient de réchauffer l'atmosphère avec la chanson-titre de leur disque, très rock à la manière des années 1960, marquée par une succession de pauses suivies de reprises sur les chapeaux de roues.

Ils avaient aussi livré une version à la fois tonique et raffinée de L'amour véritable est aux rebelles, plongeant cette fois dans l'univers pop, un brin new wave, qui a marqué le tournant des années 1970 et 1980. Était-ce une illusion de journaliste grisonnant? Le beat faisait penser à celui de XTC au temps de Making Plans For Nigel, avec une dose de stéroïdes en sus.

Des têtes avaient commencé à bouger en avant, mais timidement, comme si les fans attendaient quelque chose qui, dans la foulée de l'intervention du chanteur à propos des grandeurs et misères de la danse, allait venir sous la forme de New York. Là encore, il s'agissait d'un air de la nouvelle couvée, mais plus ambitieux que les précédents, avec plein de références parfaitement assimilées.

Une fois de plus, les claviers ont modelé le son, des claviers très lisses, proches de ce que faisait entendre Ultravox il y a longtemps, jadis. De la cold wave à Chicoutimi jouée par des gars du coin? Oui, mais pas bêtement. Il y avait plus de vie dans cette chanson que dans tout le catalogue de Midge Ure, ce qu'illustrait l'énergie joliment rock de l'interprétation, notamment la voix de Xavier Dufour-Thériault, poussée à la limite du hors-jeu.

Cette fois, c'était gagné. On a senti monter la température, une impression confirmée par la pièce suivante, créée il y a plusieurs années et qui laissait filtrer des accents juvéniles. Le groupe aussi s'est montré plus animé, sautant sur place, se fendant d'une finale débridée pendant que le chanteur criait: «Je partirai».

Gazoline est revenu dans le giron de Brûlensemble en proposant La grève du bonheur. On a alors eu droit à une belle construction, un titre moins rock, mais qui, justement, se laisse apprivoiser doucement, tout en permettant d'apprécier le jeu soudé des musiciens. Plus que jamais, on a senti que la couche de patine qui vient avec l'expérience, le poids des années, l'a amené dans une autre dimension.

Le plaisir est toujours là, mais se révèle plus long en bouche.

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