Une histoire d'amour impossible

Linda Pinet, coscénariste et coproductrice, et André Forcier,... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

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Linda Pinet, coscénariste et coproductrice, et André Forcier, producteur exécutif, coscénariste et réalisateur, sont venus présenter Embrasse-moi comme tu m'aimes aux médias de la région, mercredi.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

D'abord, André Forcier avait l'intuition d'une histoire: celle d'un gars qui voulait s'engager pour se battre contre les nazis. Pour rendre le tout plus intéressant, le cinéaste l'a entouré d'une soeur jumelle infirme éperdument amoureuse de lui et d'une mère arthritique incapable de s'occuper de sa fille. C'était la naissance d'Embrasse-moi comme tu m'aimes, son nouveau film.

Calme, posé et entièrement disponible, André Forcier était de passage à Saguenay, mercredi, pour présenter son tout dernier long-métrage. Entouré du jeune acteur Émile Schneider, qui campe le personnage principal du film, et de Linda Pinet, coscénariste et coproductrice, il a traité du processus de création, du sujet et des personnages.

«C'est une histoire d'amour impossible», affirme le producteur exécutif, coscénariste et réalisateur du film. «Un jour, Gilles Carle m'a dit que seules les histoires d'amour impossible sont possibles. Gilles Carle est mon mentor. Ça nous a guidés pendant l'écriture», assure-t-il.

«C'est aussi un film sur la manipulation», ajoute Linda Pinet, fidèle complice avec qui il a aussi travaillé sur Le vent du Wyoming, La Comtesse de Bâton Rouge, Acapulco Gold, Les États-Unis d'Albert, Je me souviens et Coteau Rouge.

«On a aussi eu des conseillers à la scénarisation et des lecteurs collaborateurs, avec des moments forts et des moments de doute», affirme André Forcier.

Celui qui a souvent dû se battre pour obtenir du financement estime qu'à partir du moment où l'histoire est née, les choses se sont relativement bien passées. «Le film a été créé avec un budget de 3,7 M$, mais il a une valeur beaucoup plus importante à l'écran.»

Le tournage a duré 30 jours et s'est déroulé en grande partie à Montréal.

Plonger dans les années 40 comportait son lot de défis. «Il y a plein de subtilités. On avait un excellent artiste au niveau des effets spéciaux», assure le cinéaste. «On n'a pas voulu faire un film d'époque, mais les années 40 convenaient très bien à l'histoire.»

Le père d'André Forcier s'était engagé dans la police de Montréal pour éviter la conscription. Le cinéaste lui reprochait d'avoir refusé de se battre contre les nazis. Il souhaitait depuis longtemps créer un personnage québécois engagé contre le nazisme, même si ce n'était pas la mouvance de l'époque.

Le personnage de Marguerite (interprété par Mylène Mackay), celle dont Pierre tombe amoureux, propose aussi un portrait différent de la jeune femme de l'époque. «Je suis troublé de voir toujours les personnages d'époque à l'ancienne. Il n'y avait pas juste ça. Marguerite est une jeune femme moderne qui serait pilote d'avion dans l'armée si elle en avait le droit. Elle partage les idéaux de Pierre.»

Le film compte sur la collaboration de nombreux acteurs renommés qui, pour certains, ont déjà travaillé avec André Forcier par le passé.

«Souvent, on écrit avec un acteur en tête», confirme-t-il. 

Pour dénicher les jeunes comédiens qui campent les principaux personnages, le cinéaste et Linda Pinet se sont fiés à leur instinct. «Quand un acteur arrive en audition, on le sait tout de suite si c'est notre personnage», assure Linda Pinet. «C'est assez rare qu'on hésite», ajoute André Forcier.

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