La longue route de 9-Le film

Après des années d'attente, Stéphane E. Roy voit... (photo courtoisie, Les films Séville)

Agrandir

Après des années d'attente, Stéphane E. Roy voit son projet de film se concrétiser. En plus de prêter ses traits au personnage de Marc Gauthier à l'écran, il porte aussi les chapeaux de scénariste, auteur, réalisateur et producteur associé du film.

photo courtoisie, Les films Séville

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La route a été longue avant que Stéphane E. Roy voie 9-Le film porté à l'écran. L'attente en a toutefois valu la peine. Aujourd'hui, il présente un long métrage réunissant une imposante liste de réalisateurs et d'acteurs. Tout un tour de force pour celui qui porte à la fois le chapeau de scénariste, auteur, réalisateur, comédien et même producteur associé du film.

«Honnêtement, c'est un compliment. Que tous ces gens-là se soient attardés à mon travail, à mes mots, à mes textes, qu'ils aient embarqué avec autant d'amour pour un si petit budget, ça veut dire qu'ils croyaient au projet. Ce sont tous des gens que j'aime. Je ne sais pas quoi dire d'autre que je suis vraiment honoré. Ça m'émeut», confie Stéphane E. Roy au cours d'un entretien téléphonique.

Il y a quelques années, celui qu'on a notamment vu prêter ses traits au personnage de Sylvain dans Caméra Café a écrit des textes dans le but d'en faire neuf courts métrages.

«N'ayant pas trouvé de producteur, c'est devenu une pièce de théâtre par la force des choses. La pièce 9 variations sur le vide est ensuite devenue un recueil. Quand il a lu le livre, un ami réalisateur m'a dit qu'on pourrait en faire un film. On est revenu à la source du projet», raconte Stéphane E. Roy.

Il fallait trouver une façon de lier ces neuf tranches de vie, ces neuf histoires, afin qu'elles s'entrecroisent.

C'est ainsi que le personnage de Marc Gauthier, campé par Stéphane E. Roy dans le dernier des films, Eccéité, a été utilisé.

«On s'est raccroché au personnage qui donne des conférences sur la communication. Il offre une conférence et on entre dans la tête des personnes qui y assistent à des moments où elles ont vécu un manque de communication.»

Le titre du film a aussi été changé. «9 variations sur le vide, ça peut faire peur au public. Comme c'est vraiment une comédie, on a décidé de l'appelé 9 - Le film

Dans la tête de Stéphane E. Roy, il était clair depuis le début que les neuf tranches de vie pourraient former un tout cohérent. «Les institutions qui financent le cinéma, elles, avaient beaucoup de misère à voir que ça allait faire un tout. Vendre le projet sur papier, c'était ce qui était le plus difficile. Ça et l'horaire de tous ces gens très occupés qui participent au film.»

Tous ont tout de même été réunis pour regarder le film en entier et faire des commentaires sur le tout.

«Tout le monde était très généreux et très humble. C'était superbe», affirme-t-il, charmé par l'aspect collectif du projet.

«Ça m'a donné la piqûre. Je me dis qu'on pourrait peut-être en faire un autre, sur un autre sujet avec différents réalisateurs», avance-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer